mardi 26 janvier 2010

Petit passage en librairie française

Ces derniers temps, j'ai rarement le temps de souffler, quand je promet un article pour le lendemain, il faut généralement comprendre "pour la semaine prochaine". Mais même si j'ai un emploi du temps super chargé, je trouve quand même quelques moments pour faire un petit tour en librairie.

Même si ma librairie c'est le plus souvent des sites genre amazon qui me propose de la vo, j'aime bien trainer dans des vraies librairies pour me tenir au courant de ce qui sort en France et de comparer les avantages VO/VF.


The Walking Dead, tome 10

la série phare de Kirkman est une des rares séries que je suis en VF. Pas de bol, ma librairie l'a retirée de la vente. Un défaut étéait présent sur tous les stocks qu'ils ont reçus. Vers la page 95, un gros défaut est présent. Les pages sont complètement dans le désordre sur 5 à 10 pages. C'est plutôt gênant et pas très pro de la part de Delcourt qui se la joue "panini style".
Bref, j'attendrais la réimpression. Je ne sais pas si c'est que chez mon libraire ou sur tous les tomes. Méfiance donc...

VO/VF 1 - 0


100 Bullets, t.9 - Un frisson dans la Jungle

Dans ce tome, Azzarello nous plonge dans un univers carcéral où l'on y retrouve Little Hughes aka Loop que l'on avait suivi dans le tome 3 qui va devoir faire face à un nouvel arrivant, l'impitoyable Lono.
Ce n'est pas la première fois que l'auteur fais un petit séjour en prison. C'est d'ailleurs par là qu'Azzarello a commencé son run sur Hellblazer. Il y est donc en terrain connu et nous ressort assez fidèlement cette ambiance bien particulière dans laquelle les prévenus doivent naviguer entre différents clans, gardiens compris. Pour s'en sortir, Hughes va devoir faire appel à ses talents de stratège.
Lire 100 Bullets en VF a des avantages, car les Azzarellismes de l'auteur sont très difficiles à comprendre pour ceux qui ne sont pas familiers avec la langue de Shakespeare. Surtout pour ce tome qui ne fait pas abstraction de l'argot de prison.
Mais en le feuilletant, oh surprise ! Ce tome est plus court que sa version VO. Le tome VO comporte deux histoires rassemblant les épisodes #43 à #49 avec la première histoire en prison et la deuxième centrée sur Jack et sa relation avec un tigre en cage. Ce "Un Frisson dans la Jungle" ne se contente que des 4 premiers épisodes. Ce qui est assez stupide car après cette seconde histoire, on en arrive à l'arc "The Hard Way" sur Wylie (mon préféré) qui lui fait 7 épisodes.
Ce qui veut dire que où le prochain tome VF fera 10 épisodes, ou bien panini va nous sortir un tome que de 3 épisodes. On parie que ce sera au même prix ?

VO/VF 2 - 0


DMZ, tome 6 - Un jeu sanglant

Après une période un peu molle de petites histoires pas toutes intéressantes, Brian Wood reprend la main dans une grosse intrigue bien plus passionnante. Je lui avais déjà consacré un article ici.
La DMZ s'organise ses propres élections. Mais comme dans tous pays en guerre, ces scrutins subissent de fortes pressions de tous les côtés et les candidats proposés sont tous des marionnettes au service d'un camp. Mais un candidat semble sortir du lot : Parco Delgado. Serait-il l'espoir d'apporter un peu de démocratie dans ce conflit ?
Ce qui est le plus intéressant dans ce tome, ce n'est pas les intrigues de couts de couteaux et autres manipulations, mais le comportement de Delgado.
Populiste et lucide à la fois, il fait perdre à Matty toute objectivité journalistique. Mais est-il vraiment le sauveur que tout le monde attend. On a une sorte de Chavez ambiguë avec lequel on ne sait pas de quel pied danser.
Je ne sais pas si ça a été bien traduit. A part ça le papier est certes de meilleure qualité que la version import.

VO/VF 2 - 1

Bon, tout n'est pas à jeter dans la VF. Jusque là, je suis très content de mes Walking Dead. C'est juste quelques subtilités de lecture qui peuvent nous échapper, et encore...
Mais il est vrai qu'en l'absence d'éditeurs compétents, commencer une série en VF est toujours un risque. Je regrette profondément de m'être lancé dans les transmetropolitain avec panini.

lundi 18 janvier 2010

Matt Murdock par JP Nguyen

Après Surt Sama, c'est au tour de JP de me faire l'honneur d'héberger un de ses dessins.

Un grand merci à lui donc. Vous pouvez d'ailleurs voir plein d'autres dessins sur son blog. De l'art, des comics et des cocktails. Que demander de plus ?


Demain, si j'ai le temps : Last Days of American Crime.

vendredi 8 janvier 2010

Whiteout, le film

Ce film a fait un bide. Les critiques sont unanimes pour dire que c'est un ratage. Personne n'a aimé. Même à Toulouse, qui est quand même une assez grande ville, le film n'était projeté dans aucun cinéma. J'aurais été prêt à payer pour voir un film que je savais mauvais, a tel point j'étais curieux du résultat de la transposition du comics de Greg Rucka.

On a beaucoup parlé de cet auteur. Ce blog lui a consacré tout un dossier, la critique de Whiteout est ici. Cela va sans dire que j'étais très curieux de voir le résultat. J'ai donc attendu la sortie du DVD pour me le faire prêter...

J'ai enfin pu juger par moi même. Le verdict est clair, c'est un film raté. Mais franchement, je m'attendais à pire. Disons que c'est le genre de films parfaits quand y a rien à la tv un samedi soir.

La faute ne viens pas de Kate Beckinsale qui nous sort une prestation plutôt correcte. Le réalisateur, Dominic Sena, fait lui aussi ce qu'on attend de lui avec des plans lisses et lisibles sans jamais risquer de prendre le spectateur au dépourvu. Le scénario, qui colle à peu près au comic, nous sort une trame assez classique avec un whodunit (coupable à trouver) et pas des révélations de dernière minutes bien placés. Bref, tous les ingrédients sont là. Tout le monde fait le boulot qu'on attend d'eux sans en rajouter.

Bien entendu la sauce ne prend pas. Tout simplement parce que même si chacun fait la prestation qu'on leur demande, le film n'a aucune âme.

Kate joue bien. Mais si on compare la Carrie Stekto du comics et celle du film, un gouffre les sépare. La véritable Carrie a une véritable personnalité, du caractère. Et c'est ce qui manque cruellement à ce film : du caractère. Le film est tellement lisse que tous les personnages sont déshumanisés, ce sont des clichés. Sena nous sort des beaux plans, mais il est incapable d'y faire passer la moindre émotion. On voit notre héroïne se faire poursuivre par un type armé d'un pic à glace, mais on ne peut pas s'empêcher de regarder sa montre et se demander combien de temps de film il reste.

C'est d'ailleurs assez paradoxale d'obtenir un tel résultat pour une adaptation d'une œuvre de Rucka. En effet, c'est un des auteurs qui sait le mieux faire ressortir des émotions autour de ses personnages. Rucka sait bâtir une intrigue, un scénario solide dans lequel ses personnages peuvent évoluer et émouvoir le lecteur. Queen & Country est en majeur partie des intrigues de couloirs ou de bureaux, avec des dessins en noir & blanc minimalistes, pourtant ses histoires sont captivantes et je ne me rappelle pas m'être ennuyé une seule fois en le lisant.

Dominic Sena a lui une caméra en couleur et en haute définition avec des paysages recouverts de neiges éblouissants, mais rien ne transparait.

Whiteout est donc plus un échec collectif dans lequel chacun a bien sagement joué son rôle sans jamais avoir tenté d'insuffler un peu d'humanité dans un projet qui aurait pu se révéler prometteur. C'est aussi dur de dire que c'est une bouse, car cela reviendrait à dire que j'ai détesté ce film. Et pour détester un film, il faut ressentir quelque chose en le regardant.

Pour faire du cinéma, il faut mettre du cœur à l'ouvrage. Car quand on voit un film sans tripes, on pourrait tout aussi bien regarder la neige tomber et trouver cela beaucoup plus divertissant.

jeudi 7 janvier 2010

Siege : première salve

Siege, le tout dernier crossover Marvel débute cette semaine. Voici quelques infos de base sur ce qui nous attend (je fais plus un récapitulatif de news qu'un article de fond).

  • L'écriture est de Brian Michael Bendis et les dessins sont d'Oliver Coipel.
  • Siege est un crossover plus court que les autres. Ça va passer très vite. Seulement 4 épisodes de taille normale. Le premier numéro ne fait que 22 pages (pour quand même 3.99$).
  • Asgard sera au centre de l'histoire. Osborn décide d'assiéger le ville sous l'influence de Loki, membre de sa Cabale.
  • L'argument publicitaire invoqué est la fin du Dark Reign. Finalement il n'aura durer qu'un peu plus d'an an. Le temps de faire 12 numéros pour les Dark Avengers. Cela aura été malheureusement assez court. D'un autre côté, si on compare, la Civil War n'aura pas durer très longtemps non plus. Les Mighty Avengers en étaient à leur numéro 13-14 avant que la Skrull Invasion ne commence.
  • Cela reste tout de même assez dommage car le potentiel de Norman Osborn au pouvoir reste immense et a été plutôt bien exploité jusqu'à présent.
  • Mais la grande nouvelle reste aussi la réunion de Thor, Iron Man et Captain America (en tant que Steve Rogers) qui vont combattre à nouveau côte à côte pour la première fois depuis 7 ans.
  • La période qui suivra ce crossover s'intitulera "The Golden Age". L'age d'or quoi.
  • Siege est annoncé comme un final. Il est très probable qu'il ne se termine pas par un cliffhanger à la Secret Invasion. D'ailleurs, il est aussi fort possible que ce soit la dernière contribution de Bendis avant de quitter les Avengers. En gros, il remettrait un peu d'ordre avant de s'en aller (mais cela n'est pas vraiment confirmé il me semble).
  • Il y aura bien un Frontline avec ce cher Ben Urich qui entend règler ses comptes avec Osborn. Il s'intitule Embedded, qui reprend le concepts des reporters embarqués dans les opérations militaires.
  • Un prélude est déjà sorti, écrit par Bendis et dessiné par Michael Lark.
  • A mon avis, bien que le crossover soit plus court, les Tie-ins devraient avoir beaucoup plus d'importance. Comme Tie-in, il y aura : Embedded, The Initiative, tous les Avengers (Dark, New & Mighty), Thor, Thunderbolts et, plus curieux, Dark Wolverine.
  • Le Siege #1 est déjà sorti. Les réactions sont partagées. Beaucoup trouvent ça très bon, d'autres ont un accueil glacial.

A mon avis, ça commence très vite,presque trop (quatre épisodes, c'est super court vu l'ampleur des objectifs annoncés), c'est pas mal d'action qui ne fait pas vraiment dans le détail. On a un peu de mal à saisir les réelles motivations d'Osborn, ses actions ne sont pas très logiques. Mais peut être que ça nous sera expliqué plus en détail par la suite. Donc j'attends voir.
A ce stade, cela peut donner quelque chose de très réussi ou être juste une successions de bastons sans intérêts. Faut voir.

J'ai réussi à vous faire saliver ? Vous mourrez d'impatience de l'avoir dans vos mains ? Et bien vous lirez ça chez panini l'année prochaine ! Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ! (Rire sadique)

Year two

Edit : Un grand merci à Surt Sama pour son dessin !


Ce blog a deux ans.

C'est peu et en même temps c'est plutôt pas mal de voir que ça commence à s'ancrer dans la durée.

Blogwithoutfear.com continue son petit bonhomme de chemin sans perturber la blogosphère mais sans passer inaperçu non plus.

Ces derniers mois, il y a eu une baisse d'articles. Il ne s'agit pas du tout d'un manque d'envie mais plus d'un manque de temps. Et oui, le Matt Murdock de l'univers 616 est peut être avocat, mais le Matt qui écrit ce blog, lui, doit s'occuper de ses études correctement s'il veut le devenir.

Mais je n'ai pas l'intention d'arrêter. Des blogs sur les comics en VO, il y en a, mais pas assez à mon gout. J'ai bien l'intention de continuer à sortir mes articles, il arriveront juste moins souvent, c'est tout (au même rythme que ces 3 derniers mois en gros). La seule frustration de ce blog est de ne pas avoir la possibilité de parler de toutes les bonnes séries qui valent vraiment le coup.

Il faut que je termine ma critique de Little Crooked Vein, il faut que je lise Unknow Soldier, il faut que je lise Fables, Asterios Polyp, Mice Templar, Sweet Tooth et tellement d'autres dont on ne parle pas assez...
Bref tout ça arrivera quand ça arrivera.

En attendant, merci de rester aussi fidèles à ce blog, merci à tous mes commentateurs ainsi que mes lecteurs silencieux. Merci aux Illuminati et merci à tous les autres blogs avec qui j'entretiens de bons rapports. Ils se reconnaitront.

A très bientôt pour une saison 3 plein de surprises !

samedi 2 janvier 2010

Irredeemable

Imaginez que Superman pète un câble et décide de détruire la planète entière. Ça ferait des dégâts. Mais la vraie question est : comment le neutraliser ? C'est la personne la plus puissante au monde, c'est l'équivalent d'un dieu sur terre. Rien ne peut l'arrêter (sachant qu'il n'y a pas de kryptonite).

Tant qu'il est de notre côté, ça va. On le laisse gérer l'ordre dans nos vies sans se poser de questions. Mais lorsqu'il se met à franchir la ligne jaune, le monde entier découvre à ses dépends qu'il n'y a rien que l'on puisse faire pour l'arrêter.

On en avait un peu parlé à la sortie du #1. C'était il y a un peu moins d'un an, entre temps, la série marche tellement bien qu'un spin-off a même vu le jour.La série en est à une dizaine de numéro et je possède beaucoup plus de recul pour pouvoir confirmer mes premières impressions : c'est une très bonne série.

Tout d'abord, je me permet de signaler, contrairement à ce que j'ai lu sur d'autres blogs, que Mark Waid n'a rien inventé. Le thème du super-héros qui tourne mal a déjà été utilisé plusieurs fois avant lui (ne serait ce que dans un des Powers de Bendis par exemple). On peut féliciter Waid pour de nombreuses choses, l'inventivité de son concept n'en fait pas partie.

Mais ce n'est pas grave, car l'inventivité du concept ne fait pas tout. C'est comment ce concept est exploité qui compte. Et ça, Mark Waid l'a compris (contrairement à Top Cow visiblement).
Car Irredeemmable tourne autour de personnages solides et d'une intrigue en béton armé (et l'on pouvait s'en rendre compte dès le numéro #1).

C'est en effet comme ça que l'on transforme une bonne idée en une bonne série. Tout d'abord, Waid est un bon auteur et on sent qu'il a une histoire à raconter. La série ne va pas tourner autour du Plutonian (le méchant) va s'orienter du côté de ses anciens alliés qui vont chercher comment mettre fin à ses agissements et, accessoirement, ce qui a pu le pousser à passer du côté obscur des capes et des masques.

Les personnages centraux sont assez nombreux. Au départ en tout cas. Car oui, Waid n'a pas peur de sacrifier ses héros tant que cela sert son histoire. La quête pour arrêter le Plutonian ne se fera pas sans dommage collatéraux et s'est franchement tant mieux car l'histoire y gagne en crédibilité et en suspense.
D'ailleurs, tous ces personnages passeront sous le microscope à un moment ou à un autre. Ils ont tous quasiment quelque chose à caché et sont parfois plus impliqué dans le retournement de veste du Plutonian que l'on pourrait le penser. D'ailleurs quasiment chaque épisode se termine par une révélation plus ou moins grosse qui vient bousculer ce que l'on croyais savoir. Les choses avancent donc vite et cela évite à la série de faire du sur place.

Pour couronner le tout, l'auteur ajoute une certaine perversité à sa série dont lui seul à le secret. Ceux qui connaissent bien Mark Waid savent que ses récits sont tout sauf manichéens. Le méchant, en plus de sa cruauté et son absence de respect total pour la vie humaine sait exactement quels fils tirer pour torturer ses adversaires psychologiquement. De même les héros se trouvant dans le "bon" camp cachent un certain nombre de cadavres dans le placard et il n'est pas sûr qu'ils se seraient mieux comportés des situations similaires de celles du Plutonian.

Bref, Irredeemable fait partie des injustement oubliés de mon Best of 2009. L'erreur est désormais rattrapée et il ne reste plus qu'à espérer une sortie en France prochainement. Je ne sais pas si c'est pour l'instant prévu, mais cela finira bien par arriver à un moment ou à un autre. Une bonne série comme celle là, il n'y a pas de raisons que ce ne soit pas le cas.