vendredi 30 octobre 2009

Deadpool #900 !!!

Non, je ne suis pas mort, juste débordé. Rentrons donc vite fait dans le vif du sujet.

Et oui, 900 numéros, déjà. Deadpool est en fait la plus longue série en comics qui n'ait jamais existé. Quoi ? Comment ça c'est n'importe quoi ? Bon, ok, ok, mais c'est Deadpool. Par conséquent, il faut que ce soit du n'importe quoi.

Après Daredevil, Hulk et Captain America #500 et Thor et Spider-man #600, il faut dire que c'est assez jouissif de voir Marvel se moquer de sa propre politique éditoriale. C'est un faux anniversaire, certes. Avec pas grand chose à célébrer sinon l'envie de sortir un bon gros numéro de Deadpool plein d'histoires et de bonus. Ils ont mis le paquet, alors ne boudons pas notre plaisir.

Alors que vaut ce gros épisode. En fait, ils s'agit de plein de petites histoires d'une dizaine de pages chacune. On a le droit à une belle brochette d'auteurs qui ne sont pourtant pas réputés pour faire dans la comédie. Fort heureusement ils se débrouillent plutôt pas mal dans ce registre. Notons donc le passage de Jason Aaron (Scalped), Fred Van Lente, Mike Benson, Joe kelly, Duane Swierczynski et et quelques autres. Bref,on en a pour notre argent.

Chacun aura donc probablement une histoire qui lui plaira plus qu'une autre. Personnellement, je décerne ma préférence à Silent but Deadly de Van Lente pour l'épisode dans lequel notre Deadpool affronte de dangereux mimes (épisode silencieux bien entendu). Une histoire drôle et imaginative qui remonte bien le moral. Également une petite parodie des Experts qui fera bien rigoler les fans de la série. On a même droit à un match de pingpong opposant notre héros à Docteur Octopus. Bref, on est en plein délire.

C'est d'ailleurs la preuve d'un numéro réussi : il remonte le moral. Après une semaine difficile, on arrive quand même à retrouver le sourire grâce au merc with a mouth. Il y a des signes qui ne trompent pas.

dimanche 18 octobre 2009

Spider-Man : American Son

Jusque là, la série des AMS avait évoluée dans une bulle protectrice, à l'abri des changements de l'univers Marvel. La raison venait bien entendu des Brand New Day qui nous montrait que Marvel se foutait royalement de ces questions dérangeantes de continuité. Cependant, avec l'arrivée du Dark Reign, cette situation n'était plus tenable. Quand Norman Osborn, le pire ennemi de Peter Parker devient l'homme le plus puissant du monde, il faut que ça ait, à un moment ou un autre, un impact sur la série.

Or, justement, l'intérêt de cet arc ne vient pas des soucis liés à Spider-Man lui même, mais à celui de son entourage, à savoir Harry Osborn. Car il se trouve que Norman a de grands projets pour son fiston.

Pour Osborn père, avoir sa propre équipe d'Avengers ne lui suffit pas. Il décide de créer un tout nouveau héros, qui ferait office de symbole de l'Amérique. Ce serait une sorte de nouveau Captain America. Pour cette tache, plutôt que de nommer une personne d'expérience, qualifiée et compétente, il va choisir son fils.

Choix assez curieux donc puisque ce dernier n'est même pas fichu de d'entretenir son propre restaurant. Ça sent le népotisme à plein nez ! Harry va tout d'abord se montrer réticent à endosser son nouveau rôle au sein de l'EPAD du HAMMMER, mais son manipulateur de papa saura se montrer très persuasif...

Bon, j'arrête avec mes comparaisons mal placées (j'ai vraiment pas pu m'en empêcher). Qu'en est-il de la qualité de l'histoire en elle-même ?
Et bien c'est plutôt pas mal pour du Spider-Man post-BND. Le scénario est de Joe Kelly et a l'intelligence de, plutôt que de traiter de l'animosité Spidey/Norman, de s'intéresser vraiment à la relation Peter/Harry. Être traqué comme un bête par Osborn, ça, Peter Parker peut vivre avec, mais ce qu'il ne peut pas supporter c'est de voir son meilleur amis tomber dans les griffes de son horrible papa.
On a droit à un juste dosage des scènes d'actions, et les quelques interactions entre notre héros et les Dark Avengers nous offre d'assez bon moments.

Ensuite, cela reste du bon gros Spidey basique : pas désagréable, mais pas exceptionnel non plus. D'ailleurs, si les dessins restent bons, ils ne sortent pas vraiment du lot.
Et pour cause : sur les 5 numéros, on compte 5 artistes différents (Jimenez, Segovia, Checchetto, Siqueira et Santos). Chacun d'entre eux tentent de conserver le même style pour ne pas faire de décalages entre les numéros, mais il est difficile de faire croire à la prétention d'une quelconque vision artistique cohérente sur ce tome.
Ça reste un bon gros produit qui fait plaisir à lire en raison du retour de la série dans la continuité, mais à part ça, il ne révolutionnera pas grand chose sur le titre.

mardi 13 octobre 2009

Mes 10 plus grands...

J'ai été tagué. Je dois donner mes 10 réalisateurs préférés. J'ai du faire des choix très difficiles, seuls les plus talentueux figurent dans ce classement.

1. Brett Ratner
Peu de réalisateurs arrivent à frôler autant la perfection. Avec 3 Rush Hour à son actif, ce cher Brett arrive à transformer en or tout ce qu'il touche. Tout d'abord il a su redonner un peu de souffle à la franchise des X-Men que ce tâcheron de Brian Singer avait torché, puis il a enfin donné du sens au personnage d'Hannibal Lecter dans Dragon Rouge qui a réussi à nous faire oublier cette bouse qu'était le silence des Agneaux. Pour tant d'efforts et de ténacité, merci Brett, merci.

2. Gérard Krawczyk et Gérard Pires
Difficile de les départager tellement leur talent est similaire. C'est avec honneur que je leur remet à tous les deux cette deuxième place. Taxi 1, 2, 3, 4 !! Peu d'acteurs savent aussi bien utiliser le potentiels d'Eric et Ramzy dans Double Zéro. Rien ne les arrêtent. Ce réalisateur de talent semble fidèle aux préceptes de leur mentor : Luc Besson. Braves petits.

3. Joël Schumacher
Deux mots : Batman Forever ! Ta contribution sur le personnage parvient presque à nous faire oublier les purges de Burton et Nolan sur le justicier.

4. Paul W.S Anderson
On a deux bouses : Alien et Predator. Deux licences qui n'ont jamais marchés et qui n'intéressaient personnes. Et là, paf ! Ce Wes a eu une idée de génie, faire un film avec les deux ensembles. De deux personnages inintéressants on obtient un chef d'œuvre. Sacré Wes.

5. Claude Lelouch
Qui a dit que la nouvelle vague était morte ? Lelouch sait cadrer le bobo dans toute sa subtilité et sa complexité. Vous êtes insomniaques ? Regardez un film de Lelouch pendant 10 min vaut bien mille somnifères.

Note : bon, j'arrête l'ironie, je crois que tout le monde a bien compris que je ne peut pas saquer les réalisateurs de cette liste. J'arrête de faire semblant, surtout que les choix suivants de ma liste sont plus controversés et méritent de plus amples justifications.

6. Martin Campbell

Et oui, pour moi Campbell est un mauvais. Je fais parti de ceux qui pensent que Casino Royal est raté et que Goldeneye est une bouse. Pourtant les scripts sont bons, mais la réalisation de Campbell est plate et fade. Je préfère 100 fois Quantum of Solace qui même si la réalisation est parfois incompréhensible, a beaucoup plus de personnalité et colle avec un James Bond Bad ass. Vertical Limit atteint des sommets de nullité. Son seul point positif est le Masque de Zorro qui s'efface très vie devant sa séquelle lamentable.

7. Zack Snyder
Attention. Je ne dis pas qu'il a fait des mauvais films. Juste que c'est un mauvais réalisateur. Faire du copié-collé c'est à la portée de n'importe qui. Mais avoir une vraie vision, ça c'est un peu compliqué. Donc certes, le résultat n'est pas irregardable en soit, mais ce n'est pas grâce à ses talents de réalisateurs mais aux Moore ou Miller qui ont fait le boulot pour lui. Je sais qu'il a de nombreux fans, mais je me dois de disconvenir respectueusement. Et pour toi Rodriguez, c'est pareil ! Tu t'en tires à bon compte, tu n'échappes que de très peu à mon top 10.

8. 9. et 10. : les "yes men".
Gavin Hood, John moore, Mark Steven Johnson. Ces 3 derniers partgaent le bas du podium, mais ils ne sont pas les seuls. Ils sont de plus en plus nombreux et sont un véritable fléau. Je décerne ces trois dernières places à tous ces réalisateurs, qui pourraient avoir du talent, mais n'ont aucune vision. Ce sont de simples exécutants, ils sont là parce qu'il faut bien quelqu'un pour tenir la caméra. Ils ne font qu'obéir servilement aux ordres des producteurs, même s'ils savent pertinemment qu'ils bousillent leur film. En fait, je pense qu'ils s'en foutent. C'est non pas leur incompétence que je sanctionne, mais leur indifférence face à ce qu'ils détruisent. Ce ne sont pas des artistes. Je les ai mis tout en bas du classement, mais ces gens là sont les pires. Ils n'ont pas mon respect.


J'exclus les Roland Emmerich, Renny Harlin et autres Michel Bay, parce que au moins dans leurs films, on s'amuse...
Je ne met pas George Lucas car ses méfaits (massacre des Jedis et viol d'Indiana Jones) viennent de ses talents de producteurs.

J'essaierais de faire un vrai top 10 de types bien ce week-end. Mais je ne promet rien. Je suis très surchargé ces derniers temps. Je sais bien que cela se ressens sur le blog, et j'en suis désolé. Mais bon, c'est comme ça. :)

samedi 10 octobre 2009

Ambivalence et dualité : une trinité d'exemples

Voici un article assez éclectique aujourd'hui. Ces séries sorties le même jour, n'ont pas énormément de liens entre elles, mis à part le fait qu'elles traitent de personnages torturés, pris entre le biens et le mal, et effrayés par la part sombre d'eux mêmes.

Que ce soit un justicier qui chavire du côté obscur, un tueur qui ne supporte plus le meurtre, ou même les deux mélangés dans élan schizophrène, nos héros de la semaine sont en perte de repères.


Daredevil #501

Celui là, c'est vraiment un incontournable. Après une petite mise en bouche dans The List, Andy Diggle prend vraiment les rennes de la série. Je ne vais évidemment rien dévoiler du scénario, Brubaker ayant laissé son successeur sur un cliff de folie comme l'avait fait avant lui Bendis.
Je me contenterais de vous dire que bien qu'il soit trop tôt pour former un avis définitif, le début s'annonce très prometteur. Le côté sombre de notre héros est plutôt bien exploré, ce qui devrait rendre la suite encore plus palpitante.
Et côté dessin, c'est la grande claque visuelle. Roberto De La Tore y fait un travail magistral. On est plus proche du Maleev que Lark, ce qui n'est pas pour me déplaire, mais la transition se fait en douceur. On sent également un vrai talent pour le découpage, il arrive à nous faire des plans de ninjas qui sautent du cadre de façon assez hallucinante. En tout cas on rentre très vite dans le trip. D'ailleurs, le talent de coloriste de Matt Hollingsworth ne passe pas inaperçu et sait très bien mettre en valeur son camarade crayoniste. Seul petit reproche : les visages sont façonnés parfois un peu curieusement. Mais sinon, c'est du tout bon et on trépigne d'impatience pour lire la suite.


Criminal - The Sinners

Que les fans de Brubaker ne désespèrent pas. S'il est parti de Daredevil, il revient en très grande forme sur Criminal. La série avait connu un petit hiatus pour laisser place à Incognito qui je dois l'avouer était un sous-criminal mais avec des costumés peu convaincants.
Mais ce nouvel arc qui introduit le volume 3 puise aux sources de la série.
On y retrouve Tracy Lawless, le héros du tome 2 qui œuvre désormais pour le parrain de mafia locale en tant que tueur à gage. Tracy a tué des gens toute sa vie, mais cette fois ci le cœur n'y est plus. Ce dernier va devoir accomplir une dernière mission pour se libérer de l'emprise de son patron. Mais rien n'est jamais gratuit, et Tracy risque de vite comprendre que les problèmes ne s'effacent jamais derrière eux.
Bref, on sent le duo Brubaker /Philips bien rôdé, ce qui devrait ravir les fans. Les autres qui n'aiment pas Criminal mais aiment Brubaker n'auront plus qu'à se rabattre sur Captain America.


Haunt #1

Kirkman est un bon scénariste de comics. Et il a apparemment très bien compris la recette à appliquer pour les faire se vendre. Haunt est une toute nouvelle série et notre auteur a su comment bien créer l'évènement. Cependant, je ne vais bien sûr pas m'en plaindre puisque la qualité est définitivement au rendez-vous.
Tout d'abord, il ne s'agit pas de Kirkman seul mais d'une collaboration avec Todd Mc Farlane, d'ailleurs, l'influence spawniesque de la couverture n'aura échappée à personne.

Haunt parle tout d'abord de deux frères, l'un est un commando d'élite au grand cœur, l'autre est un prêtre à la moralité plus ou moins extensible. Un évènement va les amener à se rapprocher de manière plutôt inattendue...

La violence est au rendez-vous, mais elle est plutôt bien amenée et n'a pas ce petit côté gratuit où l'on donne des gerbes de sang au lecteur comme l'on donnerait une sucette à un gosse. On peut faire un comics gore et fun sans que ce soit nécessairement racoleur (oui Millar, c'est à toi que je parle).

Des flingues, des monstres, du sang, tout cela respire un peu le déjà vu. Heureusement, pour tenter de jouer la carte de l'originalité, les auteurs vont s'appuyer sur l'ambivalence des deux frères. C'est d'ailleurs ce que le costume symbiotique de la couverture représente : le blanc/noir, le bien/mal, le prêtre/le militaire. Le plus doux des deux n'étant pas forcément celui que l'on croit. Le concept est très bien résumé par Todd : One dies, haunts the other, and together they become a superhero. Deux individus dans le même corps à la moralité fort différente et qui vont zigouiller du bad guy ensemble dans un élan schizophrénique. Je sens venir des scènes à la Deadpool. Difficile de résister donc.

Bref, c'est une bonne série qui semble bien partie. D'ailleurs les dessins de Greg Capullo et Ryan Ottley sont pas mal du tout. Et oui, deux scénaristes, deux dessinateurs (Capullo au découpage et Ottely aux dessins). Ce concept de la dualité/collaboration semble pris très au sérieux. C'est ce qui s'appelle ne pas faire les choses à moitié.

mercredi 7 octobre 2009

Walking Dead, t.9 - Ceux qui restent

On ouvre les premières pages et on regarde la fiche des personnages. Force est de constater qu'il ne reste plus grand monde. Les deux tiers des photos sont grisées ce qui signifie le décès de ces personnes. Heureusement, tout le monde n'est pas mort. Mais la survie sans abri s'annonce particulièrement difficile pour Rick et son fiston.

Après 50 numéros, Kirkman a eu la bonne idée de renouveler sa série avant qu'elle ne commence à faire du sur place. Les changements orchestrés sont dramatiques, certes, mais cela permet d'apporter un peu de sang neuf à l'aventure (très mauvais jeu de mots, j'avoue).

Et c'est une des raisons pour laquelle ce tome est très bon, voir excellent. J'aime bien Walking Dead, je n'idolâtre pas non plus cette série, mais là, ce tome 9 a vraiment de quoi séduire et cela pour de multiples raisons. J'ai pour ma part je l'ai dévoré d'une traite.

Ce tome 9 est en quelque sorte le premier épisode d'une saison 2. D'ailleurs, tous les codes du Season Premiere sont ici respectés. Le début est très accrocheur, on nous avait laissé sur un cliffhanger de taille. On découvre comment Rick et Carl vont tenter de survivre, seuls en environnement hostile. Kirkman garde les dialogues à un minimum tout en maintenant la tension au maximum. Carl va d'ailleurs devoir apprendre à se débrouiller sans son papa. On assiste à une petite inversion des rôles. Le charmant bambin ne manquera pas de ressources, mais cela reste inquiétant quand on sait que les zombies font deux fois sa taille.

Et cette inquiétude est un deuxième point fort de ce tome 9. maintenant que l'on sait que Kirkman n'a aucun scrupule à se débarrasser de personnages clés de la série, on a aucune idée de ce qui peut se passer. Carl ou Rick ne sont pas plus à l'abri que les autres, et oui, Kirkman est parfaitement capable de les zigouiller si ça lui chante. A partir de là tout est possible. Quand Spider-Man se trouve dans les pires situations, on sait très bien qu'il va s'en sortir, même si l'on ne sait pas comment. Ici, tout le monde peut disparaitre à n'importe quel moment. Alors oui, on commence vraiment à baliser pour nos héros. L'angoisse devient réelle. On sent que la stratégie à long terme de l'auteur commence à payer.

Si le poids de ceux qui y sont restés est omniprésent dans ce tome 9, les vivants ne sont pas laissé de côtés. Chaque personnage va devoir faire son deuil, et cela de manière parfois surprenante.

Enfin, comme tout bon season premiere qui se doit, ce tome 9 prépare le terrain pour l'arc à venir. De nouveaux personnages assez curieux font leurs apparitions et on a le droit à quelques révélations surprenantes qui ne font qu'accroitre le mystère. D'ailleurs, le titre "Walking Dead" est très bien expliqué dans ce numéro.

Mais ces nouveaux venus, sont-ils sérieux ? Peut-on leur faire confiance ? En tout cas le ton est donné et cette nouvelle saison risque fort d'être placée sous le signe de la paranoïa.

samedi 3 octobre 2009

Norman Osborn : faites le mal, mais faites le bien....

C'est plus qu'officiel maintenant. Norman Osborn est en charge de l'univers Marvel. Il prend la place de Tony Stark, démantèle le S.H.I.E.L.D. pour le remplacer par le H.A.M.M.E.R. et créé sa propre équipe d'Avengers. Et pour couronner le tout, il organise ses propres Illuminati, sa cabale secrète composée par Dr Doom, Loki, The Hood, Namor et...Emma Frost.

Cette fois, c'est un gros changement qui s'est amorcé dans l'univers Marvel. Mais que va t-il apporter concrètement ? Qu'est ce qui fait donc la spécificité de ce Dark Reign ?

Tout d'abord, le Dark Reign repose évidemment beaucoup sur la personnalité de Norman Osborn. Warren Ellis avait déjà bien préparé le terrain en dépeignant un personnage cynique, calculateur, manipulateur mais aussi très drôle.

Norman a toujours la petite phrase qui casse, il a la joute verbale bien sentie qui est souvent emprunte de méchanceté. Quand Norman se retrouve dans une situation difficile, il reste calme. Il se montre impassible, fait un gros sourire à son ennemi, puis lui parle pendant 5 bonnes minutes jusqu'à ce qu'il se range de son côté.

Avant, Tony Stark était détesté lorsqu'il était à la tête du SHIELD. Cette fois, il est remplacé par quelqu'un de bien pire, sauf que l'on adore le détester. Ils sont arriver à rendre ce méchant beaucoup plus attachant que Iron Man lui même. Ils sont quand même forts ces scénaristes.

Car Norman, comme tous les super-héros, transporte avec lui un fardeau lourd de conséquences. La question que tout le monde se pose est quand est ce que la personnalité du Gobelin refera surface. Déjà, Bendis nous a laissé entrevoir quelques passages durant lesquels, on sent qu'il reprend le dessus. Ce ne sont que quelques petites phrases, mais très vite on se rend compte que Osborn est une véritable bombe à retardement.

D'ailleurs, en ce sens, on a droit à quelques scènes très intéressantes entre Norman et The Sentry. Tous les deux souffre de la même schizophrénie et ont une mauvaise personnalité qui tente de reprendre le dessus. Quand ces deux là discutent, on a une alchimie très étrange qui fonctionne à merveille.

Mais la grande force de ce Dark Reign, est que Norman n'est pas le méchant de l'histoire. C'est un héros presque comme les autres. Il sauve le monde des attaques terroristes, il fait tout son possible pour rendre son pays le plus sûr possible. Bref, c'est un good guy.
Et c'est ça qui est intéressant. On est mis face à nos contradictions. Oui, un enfoiré peut faire le bien. Tout comme des gens réputés sont capables des pires atrocités (je n'ai pas besoin de chercher très loin dans l'actualité pour trouver un exemple).
C'est pour cela qu'il est important de distinguer les œuvres de leur auteur, les actions de la personne qui en est à l'origine.

Bien sûr, la majeur partie du job d'Osborn va consister en traquer la plupart des super-héros de l'univers Marvel. Mais ce faisant, il reste cohérent avec lui même. On ne peut pas laisser des mecs en collant et portant un masque rendre la justice par eux même, tabassant des suspects en dehors de tous cadres légal. Certes, Osborn va collaborer avec The Hood et Dr Doom, mais des gens comme eux existeront toujours. Si on les neutralise, quelqu'un d'autre prendra leur place dans la semaine. Au moins, ils peuvent être contrôlés. Est-ce que la population n'est pas plus sûr comme ça ? D'accord, Osborn est corrompu, violent, manipulateur et très dangereux. Mais contrairement à d'autres, il n'a pas peur d'assumer les choix qu'il fait. Il ne trahit pas ses principes et en ce sens, bien qu'il provoque un certain dégout, il dégage en même temps une certaine fascination qui rend ce Dark Reign extrêmement riche.