lundi 29 juin 2009

Quelques titres "Dark Reign"... (part 1)

Si DC n'hésite pas à remplir ses étalages de nouvelles séries sur la "relève" de Batman, Marvel n'est pas en reste non plus pour exploiter son gros évènement de la saison.

A la fin de la Secret Invasion, il se passe un gros gros truc. Je ne vous dirais pas quoi, ce qui va d'ailleurs rendre la rédaction de cet article assez difficile. Mais sachez que les répercussions sont assez énormes...

L'évènement est parfaitement exploité à sa juste valeur et de très nombreux titres ont fait leur apparition avec label "Dark Reign" écrit sur la couverture.

Ce logo est parfois exploité à outrance, mais l'on a aussi droit à quelques bonnes séries. Voyons en quelques unes.


Dark Reign : Punisher

Cette nouvelle série consacrée à Frank Castle a pas mal de gueule. C'est un très bon mélange de thriller et d'action. Ce n'est pas aussi violent que ce à quoi nous avait habitué Garth Ennis, mais le scénariste Rick Remender maitrise parfaitement son récit. L'histoire commence par une course poursuite entre The Punisher et The Sentry. Malgré ce jeu de chat et de la souris hautement déséquilibré, le suspense tient en haleine de bout en bout. L'histoire traine un peu dans les épisodes suivant, mais le plaisir est toujours là.


Dark Reign : Elektra

Autre bonne surprise : le retour d'Elektra. Cette fois c'est Brian Reed qui s'y colle. L'intérêt ne vient pas forcément du scénario, qui sans être mauvais, est loin d'être original. Mais cette série bénéficie d'un style et d'une mise en scène qui colle parfaitment bien à son récit. Elektra ne parle pas beaucoup et c'est un personnage difficilement attachant. Pourtant, on rentre dans le jeu avec des combats très intenses. Les scènes d'actions sont ultra précises et parfaitement lisibles. L'auteur n'hésite pas à prendre une page entière pour narrer trois secondes de combats. Le résultat est que l'intensité des combats en est décuplée et le lecteur reste scotchée de bout en bout.


Dark Reign : The Hood

Même équipe et on recommence. Le duo Brian K. Vaughn/Kyle Hotz qui avait créé le personnage sous le label "Max" reprennent du service pour une autre mini-série. Mais cette fois ce n'est plus tout à fait le même contexte. Parker Robbins dirige son propre empire criminel. Il doit gérer tous ses acolytes qui n'hésitent pas à questionner son autorité à la moindre occasion, depuis le Dark Reign, les évènements évoluent d'une manière assez particulière et il doit faire avec, sans oublier qu'il a du mal à contrôler le démon à l'origine de ses pouvoirs. Mais surtout, The Hood doit penser à préserver secrète sa vie familiale. Bref, notre anti-héros à de quoi faire. Cette mini-série qui vient de commencer traite des lourdes responsabilités qui pèsent sur ses épaules. Car arriver au sommet de la gloire ne suffit pas, il faut savoir y rester. Et ce genre de choses peuvent vite s'écrouler comme un château de carte...


Plus de titres Dark Reign au prochain épisode...

samedi 27 juin 2009

La nuit des chauves-souris...

Me revoilà !
J'étais assez occupé ces dernières semaines, mais je suis de retour maintenant. Pour rattraper notre retard, passons rapidement en revue les gros titres de ces dernières semaines. Aujourd'hui : DC. Demain : Marvel.


Du coté de cette maison d'édition, c'est Batman qui occupe quasiment toute l'actualité des comics. On assiste à la création de nombreuses séries sur la chauve-souris (comme s'il y en avait déjà pas assez). Bref, on sent qu'ils exploitent au maximum la chauve-souris aux œufs d'or.

Ces séries ne sont pas mauvaises pour autant. Red Robin et Streets of Gotham sont les deux dernières en date font office de bon divertissement. Malheureusement, cela ne va pas beaucoup plus loin.

D'un côté nous avons un Robin qui va partir aux quatre coins d'Europe persuadé que son mentor est toujours en vie. Beaucoup d'action au rendez-vous, à tel point que l'on en oublie l'intrigue, presque secondaire, qui ne sert que de prétexte.

Streets of Gotham, lui, va raconter une histoire classique de Batman, mais dont le justicier ne sera qu'un personnage secondaire. Il s'agit plus d'adopter le point de vue des habitants, le commissaire Gordon en tête. Pourtant, malgré les efforts de Paul Dini, la série ne brille pas par son originalité.

Bien que pas désagréables à lire, on ressent cruellement le manque d'intérêt dans ces deux titres. Ce que l'on peut retenir de tout ça est que cela ne sert à rien de créer de nouvelles séries si l'on a rien à raconter derrière. On sent que ces séries ne sont là uniquement pour combler une forte demande du public sur l'univers de Batman. On peut parfois obtenir quelque chose de pas trop mal, mais ce sera toujours fade sans un véritable travail éditorial réfléchi à l'appui.

Heureusement, ce n'est pas le cas pour toutes les séries.

Dans ce lot de nouveautés sur Batman, Greg Rucka et JH Willimams III semblent tirer leurs épingles du jeu avec le début de leur run sur le Detective Comics #854. Il s'agit des aventures d'une Batwoman assez singulière. S'il est trop tôt pour se prononcer sur l'intrigue, l'aspect graphique de cette nouvelle série est époustouflant. La mise en page est originale et les couleurs sautent aux yeux. Dès les premières pages, on est aspiré dans ce polar d'ambiance.

Rucka n'est pas en reste non plus et ne se repose pas sur les dessins de son confrère. Il nous peint à sa manière durant ce premier épisode un portrait assez original de son héroïne. Cet auteur fait partie de ceux qui ont compris que pour une bonne histoire, il faut davantage se concentrer sur les protagonistes eux mêmes et non pas leur alter égo masqué. Notons d'ailleurs la quasi absence de la voie off dans cette série. Rucka est en effet un auteur qui répugne presque à se servir de ce procédé. L'auteur nous fait une présentation de son personnage principal qui passe uniquement par les dialogues ou par l'agencement des différentes scènes. C'est une chose qui se fait de plus en plus rare chez les scénaristes de nos jours.

On obtient un résultat prenant grâce à son personnage et déroutant grâce à sa mise en scène. Ce n'est vraiment pas ce que l'on a l'habitude de lire dans les comics de nos jours et ça fait plaisir.

Ces albums s'accompagnent souvent d'une mini-série d'une dizaine de pages. Collé à Streets of Gotham, nous avons Manhunter écrit par Andreyko (Sam & Twitch, Torso). Et le Detective Comics comporte une histoire sur Renée Montoya, toujours de Rucka. Il semble un peu trop tôt pour se prononcer sur la qualité respective de ces deux séries.




Bon, demain, on passe chez Marvel. Je vais essayer de vous parler de différents titres Dark Reign sans spoiler personne. Rien que ça...

lundi 15 juin 2009

Powers, tome 12 : The 50 Coolest Dead Superheroes of All Time

Ma commande de Powers sur amzon mettait du temps à arriver . Alors je l'ai commandé depuis un autre vendeur. Résultat : j'ai maintenant deux exemplaires.

Vous voyez, j'aurais pu passer 3 heures à vous expliquer que ce tome 12 est génial, que c'est le plus sombre de toute la série, le plus intense, le plus percutant. Qu'il y a même une énorme révélation dans les dernières pages. Mais non, je ne vais pas faire ça.

Je vais me contenter de vous dire que ce Powers est tellement bien que je l'ai en double...


PS : Si quelqu'unest intéressé par un tome 12 de Powers, état neuf, en VO pour un prix avantageux, qu'il me contacte par mail. Il faut avoir lu les tomes précédents pour comprendre tout ce qu'il s'y passe par contre.

samedi 13 juin 2009

100 Bullets, tome 8 - Les marionnettistes

Titre original : Six Feet Under the Gun

Alors que l'aventure s'est achevée aux États-Unis, la publication française continue son petit bout de chemin. Voilà qu'est sorti en français ce qui aurait dû correspondre au tome 6 de la série.

Voyons un peu ce qu'il vaut...

Tout d'abord, c'est assez inégal. Car ce n'est pas une grande histoire mais bien six petites intrigues sur des personnages clés de la série. On retrouve donc dans l'ordre Dizzy, Cole, Benito, Lono, Grave et Wylie. Bien sûr Graves ira fouiner son nez un peu partout. Ces histoires font avancer la continuité de la série tout en douceur. En fait, il s'agit plus de mieux comprendre l'affrontement entre les différents clans. Les différentes parties se préparent, s'observent et placent lentement leurs pions sur ce gigantesque échiquier. Le lecteur devra s'accrocher pour bien suivre tout ce qu'il s'y passe.


Ensuite, certaines histoires restent meilleures que d'autres. Personnellement, j'ai une préférence pour celles de Benito et Wylie, mais ce n'est que mon avis. Ces deux personnages ont leur manière à eux d'être "cool" tout en paraissant complètement désintéressé de l'univers qui les entoure. L'histoire sur Graves est pas mal non plus car elle met en scène un jeune couple en plein dilemme moral.

Imaginez : vous assistez à un accident de voiture. La victime avait sur elle un billet de loto gagnant. Vous le gardez pour vous ? Ou bien vous le laissez à la famille du défunt ? Dis comme ça, la chose "juste" à faire parait évidente, mais si vous étiez vraiment dans cette situation et que des millions d'euros étaient en jeu, vous ne vous sentiriez pas aussi vertueux. Le raisonnement interne des personnages est brillamment expliqué par Azzarello qui apporte une réponse assez intéressante dans sa conclusion.

Mais ce qui est dommage, est que la série s'éloigne de son concept. Les mystérieuses attachés-cases de Graves se font beaucoup trop rares à mon gout. Il s'agit plus du fonctionnement interne de la "Trust" et de ses Minutemen. C'est en effet dommage car plus on avancera dans la série, plus les les valises se feront rares. C'est pourtant sur ces questionnements de notre moralité qu'est posé la clef de voute de la série.

La série avance lentement, mais sûrement. Les lecteurs les plus assidus commenceront probablement à recoller quelques morceaux. Les autres auront du mal à suivre. Mais ce n'est pas grave, Azzarello a écrit ses histoires de telle façon qu'elles peuvent être lues indépendamment. Il y a toujours cette double lecture dans ses scénarios : ce sont de banales histoires, mais mises bout à bout, on obtient une vue d'ensemble de la "grande intrigue".

De toute manière, je ne peux pas vraiment vous inciter à lire ce tome. Si vous suivez cette série, vous l'achèterez forcément, quoi que je dise. Pour les autres qui ne l'ont jamais lu, ce n'est vraiment pas par là qu'il vous faut commencer.


Vous pouvez trouver d'autres critiques de 100 Bullets sur ce blog ici.

jeudi 11 juin 2009

Chew

De John Layman, dessiné par Rob Guillory.

Éloignons nous un peu des gros titres du moment pour nous intéresser à de nouvelles séries moins connues, mais toutes autant agréables à lire.

L'inspecteur Chu n'est pas un flic comme les autres. Il est cibopathique. Gné ? Ça veut dire quoi ? Cela signifie tout simplement que quand Chu mange quelque chose, il a des flashback de tout ce que sa nourriture a traversé avant d'aller dans son assiette. Il sait avec quels insecticides ses fruits ont été traités, il a même des visions de la vache qui a été abattue avant de finir dans son hamburger. Cool, non ? Du coup, Tony Chu mange le moins souvent possible. Il n'y a qu'un seul ingrédient sur lequel son pouvoir ne semble pas marcher : la bettrave. Par conséquent, il mange beaucoup de betteraves.

Notre héros enquête sur de la contrebande de volailles. En effet, depuis la grippe aviaire, le gouvernement a interdit à ses citoyens de manger du poulet. Nous revoila comme aux temps de la prohibition des années 30 avec son lot restaurants clandestins. De plus la FDA (Food and Drugs Administration) semble jouer un rôle assez important dans cette histoire, mais lequel ?

Vous l'aurez compris, cette série est du n'importe quoi. L'humour est léger et on ne s'ennuie pas. Ce premier épisode (sur une série de cinq) prend le temps de bien poser les bases de son concept et s'amuse à détourner de nombreux clichés tirés de films policiers.

Chew ne révolutionenra pas l'industrie du comics, mais fais passer un très bon moment. C'est tout ce que je demande.

Batman #687

J'en ai un peu marre de vous parler de la chauve-souris tous les trois jours. Alors je vais faire ça assez rapide.

Il s'agit du premier "vrai" épisode de Batman depuis que son successeur a repris le flambeau. Il s'agit d'un épisode spécial comportant une dizaine de pages supplémentaires. Il y a quelques scènes d'actions, mais pas trop. Juste ce qu'il faut en fait.

En fait, cet épisode m'a frappé car il est bien plus intéressant que le crossover "Battle for the Cowl" dont cet épisode se veut l'épilogue. Le crossover était juste de l'action bête et méchante sans réel réflexion sur le sujet. Ici on a un véritable approfondissement du personnage central.

Donc en 32 pages, ce numéro arrive à un résultat bien plus intéressant que le gros crossover dont DC nous bassinait les oreilles depuis ces trois derniers mois. Merci donc à Judd Winick pour cette bonne histoire. Ce scénariste a visiblement compris que la qualité d'une histoire ne se résumait pas à un enchainement de scènes spectaculaires mais plutôt à un réel soin apporté à la psychologie des personnages.

dimanche 7 juin 2009

Mais pourquoi les prix des comics augmentent ? Parce que !!!

Voici non pas une critique, mais un article de fond sur un sujet d'actualité. Comme je l'avais fait pour Obama, je reprend un article que j'estime intéressant. Ce n'est pas une traduction littérale d'un article, mais pas non plus un travail journalistique de fond. Je me contente principalement de reprendre des articles en y ajoutant une touche personnelle sans non plus me les approprier. Aussi, je vous invite à consulter mes sources ci-dessous qui sont des articles forts intéressants et qui ne sont pas traduits, donc plus fiables que le mien.

Sources :
Robot 6 sur CBR
J. Caleb Mozzocco sur newsrama
Cowen & Company 37th Annual Technology, Media and Telecom Conference


Le prix moyen d'un comics est de $2.99. Mais ils se trouve que commence à apparaitre des comics à $3.99. Ce fut le cas par exemple du Ultimate Spider-Man #133 ou du dernier Dark Avengers. Pourtant ce sont des comics classiques de 22 pages qui possèdent exactement le même format que les autres comics à $2.99. La seule différence est que se sont des gros titres ayant une certaine importance aux yeux des lecteurs.

Pourquoi les prix des comics augmentent-ils ? La réponse ce-dessous.

Robot 6 a donc écouté le discours de John Turitzin, executive vice president du conseil général de la Marvel lors d'un conférence (disponible ici) et n'a pas eu de mal à décrypter un discours à peine masqué. C'est l'avantage de ce type de conférence spécialisée (loin des comic-con) où la faible audience entraîne des conversations sans langue de bois.

Ainsi, John Turitzin n'a pas hésité à qualifier la Marvel de "cash machine" (machine à sous) et a bien fait comprendre que pour lui, Spider-Man, avant d'être un héros, un modèle, un symbole, c'est une licence d'exploitation servant à rapporter de l'argent. Je ne vais pas lui jeter la pierre, au contraire, ce genre de discours à au moins le mérite de l'honnêteté sur le monde dans lequel on vit.

Puis sont venues des questions du public sur la justification de l'augmentation du prix des comics de 1 dollar. C'est là que c'est le plus intéressant, voici sa réponse :
"On essaye juste de maximiser nos profits sur ce marché sans aliéner notre base de fans."

Il insiste sur une autre question approchante :
"Notre but est de maximiser nos revenus, si on en les maximise pas, alors notre échelle de prix est mauvaise, et doit être réévaluée." il continue donc d'expliquer que si les ventes baissent trop du fait d'une hausse des prix, alors dans ce cas, une réévaluation des prix à la baisse serait envisageable. En gros, si ils peuvent augmenter leur chiffre d'affaire en augmentant le prix de leur comics, c'est ce qu'ils vont faire. Si par contre les ventes chutent à cause de ce dollar de plus, alors le prix reviendra à la normale.

C'est une réponse pour le moins franche de la part d'un haut responsable. Cependant, les explications varient en fonction de l'interlocuteur. Car c'est une toute autre explication que l'on adresse aux lecteur.
Il y a comme un double discours de la part de Marvel.

Lors du comic-con de février, Dan Buckley, Président des publications marvel s'est justifié de la manière suivante :
"Ce sont des décisions difficiles. On se bas avec les prix depuis 3-4 ans. Oui, les choses sont plus cher depuis l'année dernière, pour nous aussi.(...) Certains titres doivent en supporter d'autres. (...) Il n'y a pas de formules exactes, c'est vraiment compliqué."

Dans une interview du New York Times, ce même Buckley déclare que la compagnie doit faire face à des augmentations de coûts dans tous les domaines, que ce soit du transport, papier, de l'encre ou même de la distribution. Il justifie également l'augmentation par la rémunération des auteurs. "Nous avons besoin de conserver les gens talentueux sur les comics pour qu'ils continuent de les faire marcher."

Pourquoi ils augmentent donc les prix des comics ? Parce qu'ils le peuvent ? Ou parce qu'ils le doivent ?
Donc nous avons deux versions différentes. D'un côté lorsque Buckley s'adresse aux lecteurs, il met en avant des éléments extérieurs liés à la crise et la rémunération des auteurs (ce qui en soit est beaucoup plus louable).
Cependant, lorsque John Turitzin s'adresse à d'éventuels investisseurs, il n'est fait nul part mention d'une augmentation des couts, juste d'une maximisation des profits.

Même si l'explication de Buckley a probablement une part de vérité, je serais tenté de pencher vers la deuxième version.

Les prix augmentent car ils peuvent se le permettre. Il ne faut pas chercher plus loin. Ce n'est pas la crise, ce n'est pas le prix du papier. Même si des causes extérieures peuvent peser dans la balance, ce ne sera jamais la raison principale. C'est juste une question de l'offre et de demande. C'est ce que tout le monde apprend en première année d'économie (voir au lycée pour ceux qui font SES) avec la maximisation des profits par une augmentation du prix sans perdre trop de consommateurs. Et bien il s'agit de l'application bête et méchante de ce principe.


Et oui, nous vivons dans le monde réel. Les comics ne sont pas un service public comme l'eau potable et l'objectif de Marvel reste de faire de l'argent. On peut seulement regretter que l'augmentation de coûts ne soit pas suivit d'une contrepartie pour le lecteur.

Cette année, les titres les plus vendeurs ont subi une augmentation.
En janvier : lancement des Dark Avengers à 3.99$.
Février : Hulk subit son augmentation.
Mars : vient le tour des New Avengers et de Thor.

En août, on dénombre neuf comics qui seront à ce prix là : Ultimate Comics Avengers, Ultimate Comics Spider-Man, Uncanny X-Men, Dark Avengers, New Avengers, Hulk, X-Men Forever, The Punisher: Frank Castle Max et Wolverine Weapon X. Il faudra y ajouter la plupart des mini-séries suivant ces titres.


Il s'agit avant tout de pousser la limite le plus loin possible, de voir jusqu'où ils peuvent aller sans perdre trop d'argent.
Tant que la demande sera présente, on peut s'attendre à voir arriver bientôt des comics à 5 dollars.

Je conclus par la phrase de J. Caleb sur Newsrama qui en une seule phrase résume parfaitement la situation :
By now I assume you’ve heard about the recent investor’s conference in which Marvel’s general counsel quite candidly explained that the decision to raise the price of certain books an extra dollar was simply a matter of the company wanting to make more money, and charging more for the same product was the easiest way to do that (I’m paraphrasing a bit, obviously).
Traduction : Je suppose que vous avez entendu parler de la récente conférence des investisseurs dans laquelle le conseil général de la Marvel explique assez candidement que la décision d'augmenter les prix de certains bouquins un dollar de plus venait simplement du fait que la compagnie voulait se faire plus d'argent. Et facturer plus pour le même produit était la manière la plus simple d'y arriver (je paraphrase un peu à l'évidence).

samedi 6 juin 2009

Ultimatum Spider-Man

Le dernier arc du volume d'Ultimate Spider-Man vient de s'achever avec le numéro #133. Cette sorte de final laisse comme un gout amer.

C'est l'apocalypse. Une vague géante déferle sur New-York. C'est un cataclysme sans précédent faisant des millions de morts. Que peut donc faire notre héros dans cette situation ? Pas grand chose. Du moins, il peut faire tout son possible pour sauver le plus de vies possibles. Chaque vie compte, c'est à cela que l'on reconnait les grands héros.

Vous vous en doutez, cet arc fait parti du crossover "Ultimatum". Néanmoins, cette histoire semble se détacher pas mal de la trame principale pour se concentrer plus sur les répercussions de cette catastrophe. Ce n'est pas plus mal car avec ce que j'ai lu du travail de Loeb, c'est franchement pas terrible.

Bendis va prendre une autre direction que ses confrères. Cette fois il ne s'agit pas de contrer les plans d'un énième vilain, mais de sauver des vies. On passe de sauvetages en sauvetages, on est plus dans le registre du film catastrophe. C'est assez déstabilisant. D'un côté la tension est très forte, mais de l'autre l'histoire est dénuée d'enjeux dramatiques. Beaucoup seront donc déçus de fermer ce chapitre de la série sans véritable un véritable scénario pour porter cette conclusion. C'est plus une succession de problèmes, pas de vrai fil rouge dans cette aventure. Juste un héros à bout de souffle.

Pas mal de guest star : la Scarlet-Spider, Hulk et d'autres qui surprendront. Car tout comme l'Ultimatum, cet arc est une véritable boucherie. Certains héros importants ne survivront pas. On est d'ailleurs assez dégouté de les voir crever comme ça, mais bon, je dis rien. Ce qui l'ont lu savent à qui je fais référence...

Maintenant, la grande question est : est ce vraiment la fin. Nous savons qu'il y aura un volume 2, mais Marvel laisse entendre que pour Peter Parker ce soit terminé. Cela me parait difficile à croire, mais d'un côté, quand on réfléchit aux derniers arcs, Bendis a terminé toutes les storyline lié à la vie de Peter Parker. Le Bouffon est mort, le Caïd en prison, même le Shocker a eu droit à son épisode portant une conclusion à son personnage. Mais cette fin parait insatisfaisante, car ce n'est pas la fin de la série, mais une fin imposée par un crossover dont personnellement je n'ai strictement rien à battre.

Je serais vraiment dégouté qu'ils nous changent le personnage, ce ne serait plus du tout la même chose. J'espère que je n'aurais pas à attendre trop longtemps pour savoir. Beaucoup de questions restent inexpliquées.

Cet arc se termine par un épisode silencieux. C'est un peu la minute de silence.

jeudi 4 juin 2009

Batman & Robin #1 : premières impressions

Une nouvelle série sur Batman ! Ça faisait longtemps...

Attention, cette nouvelle série rentre dans la continuité des récents Batman. Exit Bruce Wayne donc. Néanmoins, l'intrigue semble se détacher pas mal de ce que l'on avait vu émerger dans les Battle for the Cowl.

Première impression : c'est joli. Frank Quietly sait se servir de ses crayons. Il semble avoir trouvé le juste équilibre en adoptant un réalisme à la Bagley tout en sachant accentuer ses traits lorsqu'il le faut.

Deuxième impression : c'est kitsch ! Cela m'a un peu fait penser à la vieille série tv. Et c'est là que l'on trouve le vrai talent de Grant Morrison sur cette série. D'un côté on a l'aspect décomplexé de l'histoire de super-héros en collants qui s'assument parfaitement et une batmobile qui ressemble à un modèle des années 60 et des méchants au look proche du ridicule (la Grenouille par exemple). Bref, un Batman très proche de ce que la bd était à l'origine. Ce B&R fait office de retour aux sources tout en préservant la continuité de la série (ce n'est pas donné à tout le monde).

Mais de l'autre côté, l'auteur ajoute une notion contemporaine assez glauque. Si les méchants ne semblent pas effrayants au premier abord, ils n'en sont pas moins dangereux. D'ailleurs, le bad guy de ce premier arc semble être une ordure de première. Bref, Morrison conserve un petit côté crade et mesquin, ce qui lui évite de tomber dans le piège la série gentillette et insipide.

On a donc une série qui arrive à faire kitsch, sans paraitre démodée. C'était pas gagné d'avance et pourtant ce Batman & Robin semble plein de vitalité et s'avère prometteur. Affaire à suivre donc.

Les premières planches sont disponibles sur le site de superpouvoir.