dimanche 31 mai 2009

Captain America #50

Pas grand chose d'intéressant cette semaine. J'en profite pour revenir sur un petit épisode indépendant de Captain America qui tire avec élégance son épingle du jeu.

C'est l'anniversaire de Bucky. Pas de bol, il doit le passer à esquiver des tirs de rockets venant de mystérieux opposants. L'occasion pour lui de se remémorer ses différents anniversaires, tous plus mouvementés les uns que les autres.

L'épisode est bien sûr de Brubaker et il faut admettre qu'il s'en sort vraiment bien pour caser son histoire dans ces 22 pages. Et justement, si Captain America est une série de bonne facture elle souffre de certains défauts. Franck sur son blog émet une critique assez pertinente dans laquelle je me retrouve assez bien. L'auteur mettrait moins de coeur à l'ouvrage pour ses héros Marvel que pour ses Criminal. J'irais même plus loin, car j'ai parfois l'impression que Brubaker n'apprécie pas vraiment les personnages pour lesquels il écrit. C'est ce sentiment qui ressort lorsque je lis des récents Daredevil.

Mais, fort heureusement, ce cinquantième numéro gomme cette méchante impression. On accroche facilement à cette mini histoire qui s'avérera au final assez touchante. Bru arrive ici à légitimer Bucky en tant que nouveau cap et en même temps nous force à nous attacher au personnage. C'est le genre de mini-épisodes que j'aimerait lire plus souvent. Lire la suite...

vendredi 29 mai 2009

Citation de la semaine #29


Petite anecdote de l'infirmière de nuit auprès d'une de ses patientes :

Some guy divorced his wife two days before she won the lottery.
He showed up on her doorstep a day after the battle claiming he had been abducted by a Skrull and the divorce wasn't valid.

The Night Nurse


Traduction :
Un type divorce de sa femme deux jours avant qu'elle ne gagne au loto.
Il se pointe à sa porte deux jours après la bataille clamant qu'il a été enlevé par un Skrull et que le divorce n'était pas valide.



Pratique, non ?
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dimanche 24 mai 2009

Herogasm #1

Chaque année, tous les super-héros se réunissent. Mais ce n'est pas pour affronter une menace extra-terrestre ou de dangereux maniaques comme ils le laissent croire à la presse. C'est une réunion secrète, hautement sécurisé. Seul les super-héros peuvent y accéder. Ce n'est pas pour discuter des affaires du monde comme avec les Illuminatis. Non, si ces héros se réunissent, c'est pour organiser une gigantesque orgie !

Herogasm est un spin-off de The Boys, la série de Garth Ennis (Punisher) éditée par Dynamite. C'est d'ailleurs quasiment un épisode régulier de The Boys, à la seule exception que ce n'est plus Darick Robertson (comme le laisserait entendre la couverture) aux dessins mais John McCrea.

On retrouve tous nos personnages que ce soit Billy ou Hughie, même si pour l'instant ils se font assez discrets. L'auteur pose les bases de son concept, on en sait un peu plus sur cette orgie ainsi que sur les protagonistes qui y participent. D'ailleurs, une intrigue assez mystérieuse semble se mettre en place, impliquant le Vice Président des États-Unis. Quel est le lien avec l'Herogasm ? On ne le sait pas encore.

Bien entendu, l'humour grinçant d'Ennis reste très présent. C'est extrêmement fidèle à l'esprit de la série originale. Le ton est juste beaucoup plus...euh...érotique on va dire. A réserver à un public adulte donc.

On dirait donc bien qu'une bonne histoire parallèle à The Boys est en train de s'installer. Je me demande combien de numéros sont prévus par contre. Lire la suite...

samedi 23 mai 2009

Amazing Spider-Man #592 à #594

Cette fois, notre ami Spider-Man affronte le Vautour. Enfin, ce n'est pas celui que l'on connait mais un autre bien plus dangereux. Rien de bien original me direz vous. Ce story-arc n'aurait d'ailleurs aucun intérêt s'il n'était pas porté par la plume de Mark Waid (Irredeemable, Hexed).

Et là l'auteur prend son histoire sous un aspect assez intéressant : celui de la mesquinerie. Mark Waid est un auteur pavé de mauvaises intentions (c'est un compliment). Il suffit de lire son Irredeemable où l'on assiste à la transformation d'un super-héros en un serial killer de masse. Waid sait faire ressortir le côté vicieux de ses personnages.

Dans cette aventure, le Vautour passe complètement à la trappe. Il s'agit plus de la confrontation entre notre héros et J.J. Jameson. Spider-Man va tout faire pour aider les habitants de New-York, se rendre populaire auprès des habitants, dans le seul but d'énerver JJJ. Avec Mark Waid, même les simples actes de bonté partent de sentiment sournois. Cela donne des scènes assez hilarantes entre les deux protagonistes. C'est toujours plus drôle lorsque cela part de mauvais sentiments.

Cette histoire nous réserve quelques moments mémorables, notamment concernant la chère tantine. De plus, cet arc permet de faire le point sur l'impact qu'a le Dark Reign sur notre héros.

Un bon petit épisode donc, sauvé par les quelques bonnes idées de son auteur. Lire la suite...

jeudi 21 mai 2009

Batman : Battle for the Cowl


C'est un peu le bordel à Gotham City. Y'a plus de Batman, il est R.I.P. Donc bien sûr, les méchants en profitent et transforment la ville en un véritable champs de bataille. La population sombre dans la peur, elle n'a plus son gardien protecteur. Car c'était plus qu'un héros, mais un symbole qui tenait le crime à l'écart.

Devant ce chaos, les gentils doivent faire face à une évidence : il faut un nouveau Batman. Mais qui ? Robin ? Nightwing ? Un ex-Robin ? Une Batgirl ? Alfred ? Bref, c'est un peu la bat-guerre pour savoir qui devra porter le fardeau du chevalier noir.

DC a eu une idée. Plutôt que de mettre ça à la suite dans les épisodes réguliers de Batman, elle lance un mini crossover en 3 parties. A côté de cela vont se rattacher plein de Fill-in pas vraiment utiles mais qui dépeignent bien la situation actuelle de Gotham. Au final, on peut se rendre compte que l'opération a été très rentable pour la maison d'édition. Pour ce qui est de l'intérêt pour la série, il faut chercher un peu plus.

Bon, que les choses soient claires : ce crossover ne résout pas grand chose. Son seul but est de désigner le prochain Batman. Donc oui, on aura un gagnant. Le lecteur saura qui deviendra le fameux justicier. Ensuite, pour ce qui est de la situation dans laquelle semble plongée Gotham, ça n'avancera pas vraiment. Ce Battle for the Cowl semble plus avoir la volonté de poser les bases pour une histoire sur le long terme. Tous les personnages "gentils" de la série sont réunis dans ce crossover. Et l'on se rend compte que cela fait beaucoup de monde.

Notons un aspect assez paradoxal : pendant que la ville brûle, la bat-family soit plus préoccupée par sa petite guerre interne que d'arrêter les vrais bad guys. On se croirait à un meeting du PS. Bon, ok, j'exagère un peu, la famille de Batman est plus soudée que ça.

Sinon, c'est un crossover qui se lit vite pour peu que l'on ne s'embarrasse pas des histoires complémentaires qui ne servent à rien (sans être mauvaise pour autant). D'ailleurs, il y a beaucoup d'action. On n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer une seule seconde. A chaque page quelque chose de nouveau se produit et l'histoire avance très rapidement. C'est une bonne chose me direz-vous. D'un côté, la série aurait peut-être gagnée à prendre un ou deux épisodes de plus, histoire d'approfondir ses personnages. Les fill-in traitant de sujets complètement différents, on a pas le temps d'en savoir plus sur les aspirations de nos personnages principaux.

C'est un peu dommage car l'on se retrouve quelque peu désabusé par ce crossover sans âme. Ce sont des combats un peu vides sans grands enjeux dramatiques. En fait, on a l'impression que le seul intérêt de DC dans l'opération se situait dans la révélation du successeur de Batman. Le but est de maintenir un suspense artificiel parmi les possibles candidats. Après, l'on ne s'embête pas à sortir quelque chose de réfléchi. Il faut juste de la castagne pour faire passer la pilule et ça marche.

Mais Battle for the Cowl reste tout de même fort plaisant. De l'action, du suspense et un peu de mystère et tout ce qu'il faut. C'est un peu comme ces gros films Hollywoodiens dont on est sûr de ne pas être déçus mais dont on sait que l'on ne ressortira pas plus intelligent à la sortie. Donc oui, c'est un crossover réussi. Il est fun et agréable, mais j'ai comme l'impression que l'on est passé à côté de l'opportunité de faire un truc de bien. Lire la suite...

samedi 16 mai 2009

Scene of the Crime : a little piece of goodnight

Maggie was just a confused kid running from her past mistakes. But maybe her mistakes were bigger than I had figured. Or maybe she'd rune too far in the wrong direction.

Il est temps d'entamer ma rétrospective sur les œuvres moins connues d'Ed Brubaker. La majeure partie de son travail a déjà été passée en revue sur ce blog. Vous pouvez d'ailleurs y accéder grâce à la rubrique "dossiers" à droite de l'écran.

Maintenant, intéressons à ce qu'il a écrit avant qu'il ne devienne connu, regardons comment l'auteur à débuté dans le monde des comics avant d'atterrir chez Marvel. Il y a du bon et du moins bon dans son travail, mais il serait regrettable de les négliger car c'est à travers ces œuvres que l'on se rend compte comment l'auteur a pu devenir ce qu'il est aujourd'hui.

Scene of the Crime a une petite dizaine d'années. Le bouquin regroupe quatre épisodes et demi formant une intrigue complète. La bande de Bru semble être au complet : aux dessins on retrouve Michael Lark (Daredevil, Gotham Central) et à l'encrage Sean Philipps (Criminal, Incognito). Bref, le monde est petit chez notre auteur.

Côté histoire, Brubaker n'est pas allé chercher très loin non plus. C'est un détective privé, qui doit retrouver une personne disparue, puis viens se coller une affaire de meurtre qui va remuer de sombres fantômes du passé. On a donc au premier abord quelque chose de très classique tout en faisant référence aux grands classiques du genre. Notre écrivain va même pousser le vice jusqu'à casser le nez de son privé pour lui donner un air de "Chinatown". Il nous ajoute aussi quelques références à Hammet par-ci, par-là. Il ne manquerait plus qu'un faucon maltais et ce serait la totale.

Mais l'on aurait tort de ne voir dans ce Scene of the Crime juste une compilation de clichés hollywoodiens. Car l'intrigue de ce polar reste tout de même assez solide et fortement ancrée dans un monde contemporain. Le thème principal est assez bien exploité et nous avons droit à nos petits rebondissements.

Mais au final, au delà des "twist" et des "whodunit", Brubaker nous raconte des drames. Des histoires de familles brisées par des évènements dont ils n'ont pas le contrôle. C'est une histoire crédible, avec des personnages secondaires ayant une réelle consistance et non des clichés de films de détectives.

Du coup, bien que ce polar sans grand intérêt ne restera pas dans les annales du comics, c'est surtout par son aspect "humain", qu'il aura retenu mon attention.


A venir : Dead Enders : Stealing the Sun, Sleepers, A Complete Lowlife Lire la suite...

vendredi 15 mai 2009

Scalped, tome 4 - The Gravel in your Guts

J'ai été assez absent ces dernières semaines. Je ne vous ai pas parlé de Walking Dead 8, ou du dernier Sandman. Mais je n'ai pas vraiment besoin de le faire puisque vous les avez probablement déjà lus. A la place, je vais vous parler d'une série dont on parle moins. J'ai d'ailleurs l'impression d'être le seul à la chroniquer (ou à la lire d'ailleurs). Ceux qui consultent régulièrement ce blog savent déjà que Scalped est une très bonne série. Mais je vais en rajouter une couche quand même. Car si je ne parle pas de ce tome 4, je me demande bien qui d'autre le fera ?

Ce quatrième tome regroupe les épisodes 19 à 24. C'est bien sûr toujours scénarisé par Jason Aaron, par contre, pour les dessins, en plus de R.M. Guéra, nous avons droit à la présence de Davide Furno qui va nous illustrer les deux premiers épisodes. Car ce tome contient deux histoires différentes, bien qu'assez proches l'une de l'autre.

Notons que nous avons droit à une préface du grand Ed Brubaker. Préface assez classique, mais fort bienvenue. C'est lui qui m'avait incité à lire cette série au départ dans son courrier des lecteurs de Criminal.


The Boudoir Stomp (#19-#20)

On commence par une petite histoire en deux épisodes seulement. Cette fois, l'auteur va s'intéresser à la fille de Red Crow. Cette dernière mène une vie de débauche entre drogue et coups d'un soir. Pour compliquer le tout, Carol va entretenir une relation avec Dashiel Bad Horse, le "héros" de la série.
Cette histoire remonte pas mal d'années en arrière et nous explique ce qui s'est passé de si dramatique entre elle et son père.
Mais l'intérêt de ce mini-arc ne s'arrêtte pas là. A travers le passé de Carol, on comprend mieux les difficultés que celle-ci a pour communiquer avec son nouveau copain. Au delà de l'histoire, c'est plus la narration d'une relation entre deux personnes complètement bousillées, qui aimeraient se rapprocher l'un de l'autre sans vraiment y parvenir.

extrait n°1 :












The Gravel in your Guts (#21-#24)

Cette fois, cela devient beaucoup plus sérieux. Les quatre épisodes restant vont se centrer sur Red Crow lui même, le bad guy de la série. Mais est-il vraiment si méchant que ça ? Oui, il l'est. Mais il a ses raisons. Il a un but à accomplir. Voir prospérer sa réserve est tout ce qui lui importe, même si il doit commettre les pires atrocités sur le chemin.

Mais va s'offrir à lui une chance de rédemption. On lui confie la mission de conserver les cendres de Gina Bad Horse. La tradition indienne veut que celui qui garde les cendres doit rester digne et bon, sinon l'âme du défunt ne trouvera jamais le repos. Va t-il pouvoir gérer et protéger sa réserve tout en adoptant un tel comportement ?
La rédemption, Lincoln Red Crow la cherche depuis un moment, mais c'est un luxe que l'on ne peut pas toujours se permettre...

Aaron nous offre un portrait presque émouvant de son personnage. Malgré toutes les horribles choses qu'il a fait pour arriver là où il est, on ne peut s'empêcher d'éprouver de la sympathie pour le bonhomme. En quatre épisodes, l'auteur cerne parfaitement son personnage. C'est d'ailleurs la grande qualité de cette série : être capable d'écrire un thriller solide autour de personnages parfaitement crédibles et désespérément humains.

Extrait n°2 :
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Aussi, en guise d'extrait, je remet une citation de la semaine que j'avais mise en ligne il y a un moment déjà. Lire la suite...

Citation de la semaine #21


My name is Lincoln Red Crow, and I consider myself an honorable man.

Spiritual.
Respectful of my elders.
Kind to animals.
A friend of nature.
A tender Lover.
A benevolent politician.

An h
onorable man, sure, but that doesn't make me a nice guy.
If there si one thing I ain't, it's a nice guy.



Lincoln Red Crow - Scalped #24

Fin de l'arc "The Gravel in your Guts". La critique viendra lors de la sortie du TPB. Lire la suite...

jeudi 14 mai 2009

Daredevil - Lady Bullseye

L'avant dernier arc de Brubaker est sorti le moi dernier aux États-Unis. Cela fait un mois qu'il est paru, mais le temps de le recevoir et trouver le temps de le chroniquer entre deux examens, c'est pas évident.
Petite digression : c'est toujours quand on est le plus occupé qu'il y a le plus de choses intéressantes à faire (films, comics, soldes). Y'en a mare !
Enfin bref, je m'écarte un peu du sujet.

On pensait que l'ami Murdock après avoir brillamment sauvé son client dans l'affaire précédente allait avoir son moral un petit peu plus en hausse. Car avant ça c'était pas la grande forme. Mais c'était sans compter le retour de La Main avec à sa tête la très vilaine Lady Bullseye (aucun lien de parenté).

Bon, je vais vous casser le suspense tout de suite, c'est pour moi l'épisode le moins réussi du run de Brubaker. Tout d'abord, ce concept qui consiste en reprendre un méchant connu pour en faire une variante féminine est assez moyen. Surtout que cette méchante n'a plus grand chose à voir avec le Némésis original (on sent plus le coup marketing). La vraie menace de l'épisode ici, c'est la Main. Il aurait mieux valu créer un méchant plus adapté à cette organisation occulte et faire preuve d'un peu plus d'originalité.

Notons quand même la présence d'un nouveau personnage assez intéressant : Maitre Izo, sensei alcoolique, qui a bien connu Stick. C'est un peu le seul qui apporte un peu de fraicheur (malgré son haleine alcoolisée) à cette intrigue.

Car le gros défaut des Daredevil en ce moment, est l'attitude du héros. Brubaker a atteint son personnage principal du syndrome "geignard". Murdock passe son temps à se morfondre, se plaindre, et se met à penser que l'univers entier tourne autour de lui. Je sais que en bon catholique, il passe pas mal de temps à culpabiliser mais bon, il y a des limites quand même. Encore, cette attitude se comprenait dans les histoires précédentes, d'ailleurs tout l'intérêt du tome précédent était de le faire sortir de sa "torpeur" généralisée. Mais apparemment, notre héros n'a pas fini de se morfondre sur son sort. On a donc un peu de mal à s'identifier à un héros que l'on ne reconnait plus.

Mais pour la défense de Brubaker, je crois deviner où il essaye d'en venir. Il parait que l'épisode #500 nous réserve une très grosse surprise, et je crois avoir deviné quoi. Peut être que ce syndrome "geignard" a pour unique but d'amener le personnage à un point psychologique précis pour faire avancer son intrigue. On verra...

Mais l'intrigue en général n'est pas terrible. Pourtant, l'idée de faire revenir la Main dans les Daredevil était bonne. Surtout avec les évènements de Secret Invasion. On voit les effets qu'ont eu la Skrullisation d'Elektra sur cette organisation. Mais le traitement va être assez moyen puisque Brubaker va plus s'intéresser aux aventures extra-conjugales de Murdock (!) qu'à l'intrigue générale.

Bon, sinon, je suis assez sévère avec ce dernier tome, mais cela ne veut pas dire que c'est mauvais non plus. Daredevil reste une série de très bonne qualité. C'est juste qu'en tant que fan, j'ai tendance à être beaucoup plus exigent lorsqu'il s'agit de mon comics préféré. Lire la suite...

lundi 11 mai 2009

LSA

LSA, c'est la Ligue Super-Héroique Anti-Criminelle (LSHAC?). Ils protègent la terre contre les menaces écologiques et extra-terrestres. Vaste programme donc.

LSA, c'est aussi le tout premier comics de Merluche Edition, la société crée par Thomas Rivière, que vous connaissez certainement si vous êtes déjà allé sur comicsplace.

Le bonhomme a bien du courage. En plus de
cumuler un blog fréquemment mis à jour et son vrai boulot, il se lance dans l'édition. Le monsieur à donc de quoi s'occuper. Même Peter Parker ne doit pas avoir une vie aussi chargée (enfin presque).

Pour couronner le tout, notre French comics editor a eu une démarche vraiment sincère en envoyant à divers blog (dont le mien) un exemplaire de son LSA. C'est assez courageux de sa part, tous les éditeurs ne prennent pas ce risque. D'ailleurs, je lui est dis que ma critique serait négative, cela ne le gêne pas. Il apporte d'ailleurs quelques précisions en bas de cet article.

Cela me met dans une position assez difficile car je n'ai pas aimé. Et non, pourtant, le concept d'un JLA/Avengers à la française me paraissait prometteur.

Cela n'est pas la faute aux dessins de Fed, qui est également le mec derrière Anonyman. Le style y est d'ailleurs assez différent, plus dynamique et plus nerveux. On est loin de la légèreté d'Anonyman et l'on rentre dans un ton qui correspond mieux à l'aspect général de la série.

Mais au delà des dessins, j'ai plus ressenti un problème de découpage dans la lisibilité de l'action. Mais ça à la rigueur on s'y fait.

Mon problème vient que il est impossible pour le lecteur de s'identifier à un quelconque personnage. On ne sait rien sur eux, juste leurs noms qui sont prononcés à la va vite. C'est plus une succession de bastons. Du coup, l'accroche "
l'un d'eux va mourir" laisse quelque peu indifférent puisque l'on ne sais rien sur ces fameux personnages et donc on se fiche pas mal de ce qu'il va leur arriver. Bref, il y a un certain manque de profondeur qui se fait cruellement ressentir.

Le point positif reste la volonté de donner une coloration française à ce comics. Cela ne va pas très loin (pas assez à mon gout en tout cas), mais quelques phrases sympathiques, un peu idiotes, mais gentillettes m'ont bien fait rire. Du genre "T'es pressé Pantz ? Tu as peur de rater Plus Belle La Vie ?".

Malheureusement,
LSA, c'est malgré tout pas mon truc. Je ne le conseille pas. La suite sera donc sans moi. Mais je ne pense pas tirer une croix non plus sur Merluche. J'avais lu les premières pages d'Anonyman, et je lirais bien la suite.


Note de Thomas Rivière :

Il faut remettre
LSA dans son contexte.
LSA a été écrit/dessiné il y a 3 ans par FedM, il avait 18 ans.
Moi je trouve ça super prometteur pour un mec de 18 ans, perso je savais pas dessiner comme ça à 18 ans.

Le projet reste et demeure
Anonyman. LSA c'est en +, pour les fans, les complétistes.
Fed a grandi, et je le "cadre". Tu as visiblement aimé mes dialogues, tu vas je pense aimer mon scénario.

Il faut voir
LSA comme un comics plein de promesse pour un artiste qui devient qui il est.
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vendredi 8 mai 2009

Citation de la semaine #28

Notre cher Iron Man se rend à Bayeux, en France ! Et il s'exprime vraiment en français dans cette citation :

Je suis désolé--J'ai détruit votre appartement, grand-mère.


Tony Stark
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jeudi 7 mai 2009

100 Bullets - Dernière balle...


Et voilà, 100 Bullets, c'est terminé.

Trouve t-on la réponse à toutes nos questions ?
La série se conclue t-elle dignement ?
Les Minutemen échapperont-ils à leur extinction ?

OUI, c'est une très belle fin. Beaucoup de réponses seront données. pour d'autres questions, il faudra relire la série pour mieux combler les quelques trous par ci par là. Car en effet, maintenant que la fin est connue, relire les anciens numéros apporte une perspective différente sur la série. On peut mieux comprendre certains passages à la lumière de nouveaux évènements. On se rend compte qu'Azzarello a vraiment construit un récit très lié.

Les masques tombent enfin. On découvre qui manipulait les autres et surtout pourquoi. Il y a pas mal de retournements de situations. Les alliances se renversent et se reforment, on a d'ailleurs un peu de mal à garder le fil. Mais au final tout ce beau monde se rencontre et cela fait de sacrés étincelles...

Mais 100 Bullets, c'est une grande histoire, un gigantesque puzzle. Mais c'est avant tout un très bon concept.

Imaginez. Quelqu'un qui vous est cher disparait. Vous êtes profondément attristé mais vous poursuivez malgré tout votre vie qui ne sera plus jamais la même. Mais un beau jour, l'agent Graves se pointe et vous donne son attaché-case avec dedans un flingue et une centaine de balles. Se trouve également des preuves irréfutables sur l'identité de celui qui a pourri votre vie. Si vous utilisez le flingue, vous ne serez jamais inquiété. Vous pourriez l'abattre en plein jour en centre ville que la police ne pourrait pas vous arrêter. Si lors d'un enquête de police, ces balles sont retrouvés, l'enquête s'arrêtera net. Bref, vous ne craignez rien et vous pouvez agir en toute impunité. La question est : le feriez-vous ?

J'aime à penser que non. Mais l'intérêt de ce concept est que ces personnages sont mis dans une situation telle que l'on a du mal à se demander ce que l'on ferait si l'on était à leur place. Car 100 Bullets est une série qui s'amuse à questionner notre moralité.

Car au delà de la fin et d'un très bon concept, il y a toute une réflexion sur nos choix et nos responsabilités.

Nos actions ont des conséquences. Cette fameuse mallette permet de rétablir une injustice qui nous a été faite, de rétablir l'équilibre qui a été brisé dans notre univers.
Le choix d'agir ou non nous appartient.
Ce que fait Graves est extrêmement vicieux, car il ne nous incite pas à utiliser le flingue. Il insiste sur le fait que le choix nous appartient.
Cet attaché-case a le pouvoir de mettre ceux qui la reçoive devant leurs responsabilité et leurs contradictions. Si tu l'utilises, tu as ta vengeance, ceux qui t'ont fait du tort sont punis. Mais si tu décides de ne pas t'en servir, cela veut dire que finalement tu est en paix avec toi même et que tu n'as pas vraiment besoin de faire couler plus de sang.
Mais le point important est : que l'on utilise le flingue ou non, cet équilibre est restauré.

Car dans cette série il s'agit d'être en phase avec ses principes, de ne pas renier ses choix ou ses responsabilités. Quel que soit la morale que l'on adopte, il faut savoir vivre avec et être en paix avec notre propre équilibre.
La toute dernière phrase de la série, prononcée par Graves, résume bien d'ailleurs le propos de l'auteur sur le sujet.


Vous l'avez peut être déjà remarqué, mais un des plus grands talents d'Azzarello est de savoir comment trouver les mots justes à ses dialogues. Il s'amuse avec l'anglais en formant de nombreux jeux de mots qui ont souvent un impact que l'on ne soupçonnait pas. Il choisit son vocabulaire avec justesse et sait frapper juste. C'est amusant de voir comment avec presque un seul mot, une très courte phrase, il arrive à toucher le concept même de sa série. Il a le dernier mot.

Et cette fin, Shakespearienne, peu paraitre un peu abrupte au premier abord, mais elle clos parfaitement la série. Une conclusion qui nous laisse un peu nous demander ce qui va se passer, mais qui au delà nous fait réfléchir. On reste contemplatif devant la dernière page, la dernière phrase, le dernier mot. On a l'impression d'avoir compris quelque chose sans être vraiment tout à fait sûr de quoi. Mais cela travaille le lecteur, on y pense, on y réfléchit.

C'est un peu à ce genre de choses que l'on reconnait les très bonnes histoires.

Please...
You of all people, Graves...
The choice is always there.
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lundi 4 mai 2009

Daredevil/Punisher


Je n'ai pas le temps de faire un nouvel article.

A la place je vous renvoi sur le blog de JP qui fait une très bonne série d'articles sur les confrontations entre Daredevil et le Punisher.

Ça commence avec cet article.
Pour les avoir tous en même temps, cliquez ici.

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dimanche 3 mai 2009

Thunderbolts vs Deadpool : And the winner is...

C'est en fait assez dur de déterminer un vainqueur tellement la fin est rocambolesque et brise les lignes entre les camps.

Enfin, tout dépends de quel façon l'on compte les points.
Après le Deadpool #8
et le Thunderbolts #130
ainsi que le Deadpool #9,
ce mini crossover en quatre parties se termine avec le Thunderbolts #131 dans du sang et des larmes.

Car oui, l'hémoglobine fuse, des têtes tombent (littéralement) et les dernières cartes de nos héros se dévoilent enfin. Mais au milieu de ces champs de cadavres, il y a une lueur d'espoir. Car l'amour, oui, j'ai bien dis l'amour (!) est bien présent dans ce crossover.

Bon, ok, j'avoue, ces quatre épisodes furent un très grand moment de n'importe quoi. Et en ce sens, je déclare DEADPOOL le grand vainqueur de ce match. Je ne dis pas qu'il a été plus fort que les Thunderbolts qui ont tout de même été des adversaires plus qu'honorables. Cependant, il faut constater que les Thunderbolts qui sont une série plutôt orienté vers l'action et le thriller ont ici adopté un ton clairement humoristique.
Même en dehors de sa série, Deadpool restait le héros. On sent que Andy Diggle avait envie d'écrire pour ce personnage. D'ailleurs il avoue dans une interview qu'il l'aurait bien embauché pour faire partie de l'équipe s'il n'avait pas déjà sa propre série.

Deadpool a donc forcé toute l'équipe adverse à jouer sur son terrain. Et c'est là que le crossover devient intéressant. Les Thunderbolts sont censés être organisés, méthodiques et redoutables en force de frappe. Mais face à un misérable adversaire aussi imprévisible que Wade Wilson, l'équipe est complètement désemparée. C'est ça qui est vraiment drôle dans ce crossover, au delà de la crétinerie habituelle de Deadpool.
Et puis, quand l'on voit Norman Osborn perdre son calme et devenir complètement hystérique face à lui, ça n'a pas de prix...

Un Deadpool qui domine la tonalité du match et des Thunderbolts complètement désemparés face à des situations autant imprévisibles, ce sont ces deux raisons qui me poussent à déclarer Wade Wilson le grand gagnant.

Mais il y a aussi une troisième raison, beaucoup plus "sentimentale" on va dire... Je ne vous dévoile pas car elle est révélée à la toute dernière page. Et franchement, c'est drôle et on ne s'y attend pas.

Bon, notons quand même quelques défauts à ce crossover :
  • Tout d'abord la première partie est un peu molle. Les blagues du premier épisode tombent par exemple un peu à plat. Il faut attendre la fin du deuxième pour que les choses deviennent vraiment intéressantes.
  • Ensuite, comme je l'ai dis, ce n'est pas vraiment un crossover mais plus des épisodes supplémentaires de Deadpool déguisés en Thunderbolts. On ne va pas s'en plaindre car cela a permis à Andy Diggle de toucher au personnage (car il s'en sort mieux que son collègue s'occupant de la partie "Deadpool"). Néanmoins, il manque un peu l'aspect machiavélique et manipulateur des Thunderbolts. Norman Osborn devient presque un second rôle.
Pour terminer, mais ça ce n'est pas vraiment un défaut, ce crossover est un vrai monument de n'importe quoi. Les situations sont incohérentes et les plans de Deadpool sont dénués de toute logique. Le pire est que ces plans fonctionnent quand même. Bref, ce sont des grands moments de portnawak assumés qui raviront les fans du personnage.


PS : Ne vous attendez a aucune mise à jour sur ce blog avant vendredi. Lire la suite...