jeudi 30 avril 2009

Citation de la semaine #27

Me ? Whore ?
Lady, you are crazy!
And I have an M.D. in psychiatry...

So when I say you're crazy...
...you're crazy.

Moonstone

mardi 28 avril 2009

Fell #9 : l'épisode que l'on aura peut être jamais...

Beaucoup d'entre vous connaissent déjà cette série de Warren Ellis et dessinée par Templesmith. Nous avons un premier tome qui est sorti en France et regroupant les huit premiers épisodes. La série est allée jusqu'au neuvième mais n'a plus donné signe de vie depuis. C'est assez dommage car il s'agissait là d'une très bonne série et par conséquent, beaucoup de mystères (sur la nonne par exemple) restent inexpliqués.

Cet épisode 9 ne résout aucun de ces mystères. Il s'agit juste d'un épisode en "stand-alone". C'est une petite histoire très simple, mais aussi très bonne, surtout dans son mode de narration. Inédit en France. Dommage.

L'inspecteur Fell va jouer le négociateur dans une prise d'otages. Le bâtiment est en ruines, le suspect s'est enfermé dans un appartement et personne ne sait combien il y a d'otages ni même à quoi ressemble le ravisseur. D'ailleurs, la façon de formuler ses motivations sont très étranges. Il cache quelque chose...

Mais voilà, notre inspecteur Fell ne peut pas rentrer dans ce mystérieux appartement. Il va rester là, devant la porte et discuter longuement avec le preneur d'otage.

C'est là que l'auteur va avoir une très bonne idée pour allier sa narration avec les dessins de Templsmith. On ne verra pas le preneur d'otage, juste cette porte blanche à travers laquelle on l'entends discuter. Donc en même temps, l'inspecteur Fell va s'imaginer à quoi l'individu ressemble et son imagination sera directement retranscrite par des dessins minimalistes ajoutés sur la porte.
Cela donne un véritable plus à cet effet de huis clos, et l'on a droit à des scènes en terme de découpage assez innovantes. Le lecteur essaye de deviner lui aussi ce qui se cache derrière cette porte.

Bref, ce neuvième épisode inédit nous rappelle à quel point cette série a du potentiel et qu'il est très dommage de ne plus entendre parler d'elle...

lundi 27 avril 2009

Previously on Powers...

Le tome 4 est enfin sorti. Les 3 premiers et ont été publié il y a un moment par Semic. Donc au cas où vous ne les auriez pas lus, mais que vous souhaitiez quand même découvrir cette excellente série de Brian Michael Bendis, voici un petit résumé pour vous remettre dans le bain. D'ailleurs, je précise que le site officiel de la série propose ces quatre premiers tomes gratuitement à consulter sur internet depuis leur site. C'est en anglais, mais c'est dans un style que je trouve assez facile à lire.


Bon, commençons.


Préviously on Powers...

Tome 1 - Who Killed retro Girl ?

Tout commence par un meurtre. Et le meurtre de pas n'importe qui. Retro-Girl, la super-héroïne préférée du monde entier vient d'être sauvagement assissinée. Cette Retro-Girl pourrait être l'équivalent de notre Superman (en moins gnan gnan).

L'inspecteur Christian Walker mène l'enquête. En effet, il fait partie de la brigade de police étant impliquée dans toutes les affaires liées aux "costumes". On vient d'ailleurs de refiler à Christian une toute nouvelle partenaire : Deena Pilgrim. Elle est...comment dire, la flic la plus vulgaire et la plus sarcastique de tous les comic books. Elle n'est vraiment pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

Aussi Deena comprend très vite que Walker, son nouveau coéquipier, connaissait bien cette Retro-Girl. D'ailleurs, il semble très familier avec tous ces super-héros comme Triplehammer ou Zora (deux personnages que l'on retrouvera dans le tome 4).

Aussi, en fouillant dans les affaires de Walker, Deena va découvrir qu'il était un super-héro surnommé "Diamond". Mais il a suite à un accident perdu ses pouvoirs (c'est pas le contraire d'habitude ?). Walker va d'ailleurs reprocher à Deena cette intrusion dans sa vie privée. Les rapports entre les deux se dégradent.



Triplehammer : C'est un peu l'équivalent de notre Iron Man. Notons qu'il était très proche de la victime.

Zora : On ne sait pas très bien comment ses pouvoirs fonctionnent. Elle et Walker s'entendent plus que bien. Il y a de la romance dans l'air...

Photos de ces 3 héros ci-dessous.

Notons que durant le un, nos flics devront jouer les nounous pour une petite fille dénommée Calista. C'est un personnage très rigolo et assez intéressant qui s'avérera cruciale pour la résolution de l'enquête. Mais je n'en dis pas plus car cela n'a pas vraiment d'importance pour le tome 4 (on ne la reverra pas avant le tome 8, donc vous avez le temps de lire le 1).

Voici deux scènes cultes extrêmement drôle avec Calista :
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Durant leur enquête, ils interrogent Johnny Royale. Attention, c'est un personnage extrêmement important pour la série. même s'il ne fait qu'être évoqué dans ce tome 4. Royale est un ex super-vilain. Son pouvoir est la téléportation (cela aura son importance). Il prétend s'être rangé des affaires criminelles. Il fait aussi un procès à la police de cette ville et s'apprête à en remporter des millions de dollars.

Après un enquête aux multiples rebondissements, Walker et Deena mettent finalement la main sur le tueur. C'est la jeune Calista qui a délivrée à Walker un ultime indice permettant de résoudre l'affaire. Ce n'était qu'un simple humain, sans pouvoir, qui a sournoisement réussi à l'attirer dans un piège. Alors que Walker allait l'embarquer dans un fourgon de police Triplehammer le pulvérise. Il tient sa vengeance, mais c'est maintenant un fugitif. On est sans trace de lui depuis...

Au final, Walker demande à Calista comment elle a réussit à l'aider pour trouver le meurtrier. Walker comprend alors que l'esprit de Retro-Girl est intiment lié à celui de Calista. Retro-Girl fait d'ailleurs subtilement ses adieux à travers les mots de Calista. C'est une scène très émouvante qui conclut ce premier tome.



Tome 2 - Roleplay

Des étudiants, un peu geek sur les bords, s'amusent à enfiler des costumes de leurs idoles pour faire un jeu de rôle grandeur nature. Le problème est qu'il se font massacrer par un vrai super-méchant avec de vrais super-pouvoirs. Ce n'était pas un combat équilibré. Walker et Deena enquêtent sur ce carnage.

Je ne vais pas trop vous parler de cette intrigue mais plutôt d'un évènement secondaire à l'histoire.

Deena a une petite théorie sur les bad guys qui s'injectent des supers-pouvoirs. Pour elle ce ne sont que des vermines qui "renoncent à leur condition d'être humain." Elle ajoute même "on devrait même leur tirer une balle dans la tête à la seconde où ils se font ça". Walker lui est beaucoup plus mesuré. Je vous met la page qui corespond. Notez le grand silence de Deena après que Walker mentionne Johnny Royale.


Justement, au cours de cette enquête, Walker et Deena retournent intéroger Johnny Royale. Royale se montre méprisant et décide de mettre fin à la conversation en se téléportant. Deena, caractérielle comme à son habitude lui attrappe le bras en lui criant un truc du genre "Hé ! Reste ici on a pas fini de te parler !". Erreur monumentale de sa part : Royale se téléporte quand même mais comme Deena a touchée son bras, le bras reste avec Deena. Deena lui a arraché le bras.
Royale va porter plainte, c'est un autre million de dollars de plus qu'il va ajouter à son procès. Et Deena est suspendue...



Walker continue son enquête seul.
Une fois le crime résolu, il apprends qua Johnny Royale a été assassiné. Un travail de pro : deux balles dans la tête.

Notre héro suspecte sa partenaire, mais garde ses soupçons pour lui. Après tout, personne ne sait ce qu'il s'est passé. Deena l'a t'elle vraiment fait ? Est-elle une meurtrière ?

A ce jour, le meurtre de Johnny Royale n'a pas été élucidé...


Tome 3 - Little Death

Dans celui là, nos héros enquêtent le meurtre d'un héros très connu. Mais ils vont vite découvrir qu'au delà de son image de protecteur de la veuve et de l'orphelin, il avait une vie sexuelle très agitée...

Je ne vous en parle pas de celui là car c'est juste une petite histoire sympathique, mais indépendante n'ayant aucun lien avec la trame principale.


Tome 4 - Supergroup

Il est sorti. Il est en librairie. Vous avez toutes les clefs pour comprendre cet épisode. D'ailleurs il se comprends très bien même sans ce résumé. Et si la série a été plutôt calme jusque là, sachez que les choses se gâtent dans ce tome 4. Powers est selon moi, la meilleure série actuelle de Bendis et elle s'améliore d'épisodes en épisodes. Ce serait dommage de passer à côté.

Dernier argument pour vous faire lire Powers : la chaine de tv Fx (celle qui a fait The Shield) est en train d'adapter cette série pour la télévision. Si vous voulez vous la péter devant tout le monde quand la série fera un carton en disant "ouais, moi je connais ça depuis longtemps, bandes de ringards !", vous savez alors ce qu'il vous reste à faire...

samedi 25 avril 2009

Révisions


Je suis en pleines révisions d'examens.
Donc, je n'ai vraiment pas le temps de m'occuper de ce blog. Je vais essayer de finir ma critique sur la fin de 100 Bullets, mais cela risque de ne pas être tout de suite. Je n'ai pas le temps non plus de vous parler du dernier Sandman, mais de toute façon vous l'avez probablement déjà.

Le 15 mai, tout devrait reprendre un rythme normal (enfin, plutôt le 17, car le dernier partiel c'est le 15, puis vient la grosse teuf, puis le décuvage, ça peut prendre du temps ces choses là)...

Par contre, à mon retour, je vais enfin pouvoir lancer ma rétrospective sur les oeuvres peu connues de Brubaker. Au programme : Sleeper, Scene of the Crime, Dead Enders, A Complete Lowlife et plein d'autres bouquins dont vous n'avez jamais entendu parler !

lundi 20 avril 2009

Jonny Double : Deux Doigts de Rabais

Découvert complètement par hasard, j'avais envie de vous parler de cette mini-série du duo Azzarello/Risso avant d'évoquer la fin de 100 Bullets.

J'ai trouvé ce comics dans une librairie d'occasion sans vraiment le chercher. J'ai vu Azzarello et Risso sur la couverture, évidemment, ça attire l'attention. De plus les dessins sont vraiment très proche de la série 100 Bullets. Certains personnages sont vraiment dessinés à l'identique dans les deux séries (mais dans des rôles différents). On retrouve des sosies de Cole et de Shepard par exemple. C'est assez amusant car cela donne l'impression que ce sont des acteurs qui jouent dans différentes séries et non des personnages de bandes-dessinée.

La ressemblance avec 100 Bullets ne s'arrêtte pas là, on retrouve tout le style de l'auteur que ce soit dans le découpage ou dans sa façon d'enchainer les dialogues.

Ensuite, côté histoire, cela part de bases plutôt simples : un privé, des gangster, un coup "sûr" qui va mal tourner et des cadavres qui s'alignent... Bref, c'est un polar noir et blanc assez classique. Cependant Azzarello va prendre des chemins assez tortueux pour brouiller les pistes et nous offrir un bon thriller qui nous réserve pas mal de surprises.

Ensuite, il faut s'accrocher, car même pour moi qui l'ai en français, c'est assez confus. Ceux qui lisent 100 Bullets savent que l'auteur est capable de nous sortir des récits assez denses et pas forcément facile à suivre. Mais c'est toujours un plaisir de lire cette histoire pour peu que l'on apprécie le style Azzarellien.

Bref, du mystère, des cadavres, une assez bonne ambiance et surtout une bonne dose d'humour noir. Que demander de plus ? A réserver aux fans de l'auteur quand même.

vendredi 17 avril 2009

Hexed #1 à #4

J'entends pas mal de bien sur Mark Waid en ce moment. Tout d'abord, vient de sortir son Irredeemable qui s'annonce très prometteur. De plus, Neault a récemment évoqué l'auteur cette semaine. De plus, j'apprends qu'il sera le scénariste du Amazing Spider-Man de la semaine prochaine aux US. Enfin, j'apprends sur comicsplace que Hexed est proposé gratuitement via internet par l'initiative de l'auteur pour faire découvrir cette série. Forcément, ça me rend curieux. Donc j'ai lu ces quatre fameux épisodes, et oui, c'est plutôt bon.

Hexed est l’histoire de Luci Jennifer, surnommée Lucifer. C'est une jeune sorcière, mais aussi cambrioleuse de haut niveau. Elle vole des artefacts rares pour des personnes pas toujours recommandables. Sont métier la conduit à fréquenter quelques sorciers et autres créatures diaboliques peu fréquentables.

Car l’intérêt de Hexed vient de l’insertion subtile d’éléments surnaturels dans un monde contemporain. Mais il n’y a pas que ça, il y a aussi le fait que l’héroïne ne doit pas avoir beaucoup plus de 16 ans. Ainsi, cet univers fantastique de monstres et de démons nous est raconté à travers le regard d’une ado. Comme dirait une des couvertures, "c’est Juno qui rencontre Hellblazer". Ce choc des cultures est très appréciable et savoureux. Si moi je devais faire ma propre comparaison, je dirais que c’est une sorte de Sillage, mais en remplaçant la science fiction par un univers de magie.

Côté dessins, c’est assez joli. C’est fluide et lisse, les couleurs sont très feutrées, sans doute pour renforcer l’aspect « ado » de la série. En tout cas, c’est très agréable à regarder.

Autre grande qualité de ce Hexed, c’est l’imagination de l’auteur. En effet, ces quatre numéros que j’ai pu lire regorgent d'inventivité permettant à notre héroïne d’arriver à ses fins. Notre voleuse dispose de nombreux moyens ou d’objets magiques ayant tous des propriétés assez originales (et pas toujours très propres). Notons que certains procédés sont assez gores mais rudement bien trouvés (nager dans un cadavre par exemple)...
Il y a de bonnes idées, et cela ne fait que renforcer la crédibilité de l’univers instauré par Mark Waid.

Bon ensuite, la réflexion ne va pas très très loin. Oui, Hexed s’annonce comme une très bonne série avec inventivité, humour et action. Mais ça s'arrête là. C’est juste une très agréable série à suivre, qui ne nous rendra pas plus intelligent, mais pas plus bête non plus. Juste une bonne histoire sympathique. A découvrir donc.

Pour accéder à ces épisodes distribués gratuitement (et légalement), je vous invite à cliquer sur le lien de comicsplace qui indique les pages à consulter. Ce n’est pas moi qui l’ait découvert ces liens, je ne vais pas m’en attribuer le mérite.

jeudi 16 avril 2009

Azzarello

Involontairement, j'ai fait une mini rétrospective de l'auteur. J'ajoute donc cet article à la rubrique "dossier" (disponible à droite de l'écran) permettant à tout le monde d'accéder plus facilement aux œuvres de cet auteur.

Les "*" indiquent les titres que je recommande le plus.

100 Bullets - critique générale **
100 Bullets - The Counterfifth Detective (100 balles pour un privé)
100 Bullets - Six Feet Under the Gun (les marionnettistes)
100 Bullets - Dernière balle
100 Bullets - Un Frisson dans la Jungle

Deux doigts au rabais
Hellblazer :
Hard Time
Good Intentions & Freezes Over
Highwater

Chez DC :
Lex Luthor : Man of Steel *
Batman/Deathblow : After the Fire **
Joker **

mardi 14 avril 2009

Daredevil - Tome 16, A Chacun son dû

Daredevil est de retour dans nos librairies françaises. Après un bref séjour en prison et une petite escapade en Europe, le voilà de retour à New-York. Les choses s'étaient pas mal calmé du côté du FBI et de la presse. On pensait que notre héros allait se reposer un peu. Traîner un peu plus avec sa femme (qui devient quelque peu dépressive). Malheureusement, la situation Hell's Kitchen s'est profondément dégradée. Les criminels deviennent de plus en plus agressifs et dangereux. La situation semble hors de contrôle. Quelqu'un semble définitivement responsable de tout ça. Comme si cela ne suffisait pas, Melvin Potter (alias le Gladiateur) semble avoir perdu les pédales. Sur les recommandations de Becky, Murdock se saisit de l'affaire. Ce qu'il ne sait pas, c'est que s'est enclenchée une terrible machination à son encontre...

Le duo Brubaker/Lark nous offre ici la première partie d'une grande histoire qui s'étalera sur deux tomes. Ne vous précipitez donc pas dans vos librairies pour l'acheter, la dernière page nous laisse sur un terrible cliffhanger.

Le tome commence par contre par un petit épisode de transition assez inutile centré sur Milla. Les dessins de Lee Weeks ne sont pas trop mal, mais Brubaker se contente de résumer en 22 pages la relation Matt/Milla depuis leur rencontre.

Ensuite, l'on rentre plus dans le vif du sujet. Notons que Lark est particulièrement doué pour rendre ses scènes d'actions assez intenses. Côté histoire, c'est un peu moins palpitant par contre. C'est un peu dur d'accrocher à cette intrigue avec au centre de l'histoire un méchant aussi bas de gamme que le Gladiateur. Heureusement, il se cache quelque chose de beaucoup plus diabolique à l'encontre de notre héros, mais cela ne sera dévoilé qu'à la toute fin de ce tome 16. Les fans de l'Homme sans Peur risquent de rester un peu sur leur faim.

Dans l'ensemble ce "A Chacun son Dû" n'est pas désagréable du tout à lire. Mais personnellement, je trouve que l'on touche à une période un peu plus creuse du run de Brubaker sur Daredevil. Cela n'engage que moi, d'autres trouvent ce cycle beaucoup mieux que les autres. Les qualités de la série restent indéniables, mais pour moi, les deux tomes précédents allaient très loin en poussant le personnage à ses limites. Ici on sent un peu de relâchement de la part de l'auteur. Mais n'ayez crainte, le prochain tome risque fort de vous surprendre...

lundi 13 avril 2009

Deadpool vs Thunderbolts : round 3 !

Avant dernier round dans cet épisode qui se passe cette fois dans le Deadpool #9.

Sur le point de remporter une bataille décisive, Deadpool se met à draguer la chef de l'équipe adverse. Quoi ??? What the f...!? Eh oui, dans cet épisode Wade Wilson fait vraiment n'importe quoi. Mais le pire, c'est que ça marche. De quoi rendre dingue ces Thunderbolts. Mais à t'il ne serait ce qu'un semblant de plan ou improvise t'il au fur et à mesure ?

notons que cet épisode est le plus drôle de tous. Je m'étais un peu inquiété car dans le Deadpool #8, les gags étaient juste amusants mais pas vraiment hilarant. Là c'est tellement n'importe quoi, que le fait que cela marche malgré tout en est assez drôle.

Mais si Deadpool semble avoir pris un avantage décisif dans cette manche, il se pourrait que le rapport de force se renverse très bientôt. En effet, le prochain et dernier round se déroule chez les Thunderbolts. Il se pourrait fort bien que Norman Osborn emporte le dernier mot...

samedi 11 avril 2009

En vrac

Voici 3 petits épisodes intéressants qui méritent que l'on s'y attarde...

Secret Warriors #3

Nos troupes vont affronter de redoutables agents de l'Hydra dans cet épisode. Pendant ce temps là, Nick Fury a un rencard. Il se la coule douce dans un resto chic en compagnie de la Comtesse Allegra. Bien entendu, aucun de ces deux évènements vont bien se passer.

Cette série commence vraiment à me plaire. Tout d'abord la construction de cet épisode est très bien faite. On a en parallèle le diner dans une ambiance calme et feutrée, puis les scènes d'actions de ses agents en plein dans la tourmente. D'ailleurs, ces scènes de combats sont très bien rendues par les dessins de Stefano Caselli.

De plus, le rencard de Fury ne va pas en être moins intéressant. Bien qu'il ne s'y passe pas grand chose, les dialogues sont très pertinents. C'est dans ces moments là que l'on ressent bien le talent de Brian Michael Bendis. Notre Comtesse va dire ses quatres vérités à Nick Fury et l'on sent qu'elle touche quelques cordes sensibles. En même temps, on comprend le dilème dans lequel Fury est placé. Mine de rien, avec un simple tête à tête, Bendis arrive à toucher l'essence même de sa nouvelle série.

- If you are looking for a way to save the world-- -- if you're trying to make sense of everything happening in it-- You won't find those answers. They don't exist. There is no great philosophy for humanity. (Allegra)
- Then how else do you know what you're doin' is right?
(Fury)


Dark Reign : Hawkeye #1

Bon, je vais me forcer de rester le plus vague possible étant donné que Dark Reign n'a pas encore commencé en France et je préfère éviter toute forme de spoilers.
Andy Diggle (Thunderbolts et le futur scénariste de DD) nous pond un récit à contre courrant de ce que l'on pourrrait attendre. Dans cet épisode, Hawkeye est vraiment unne ordure (ceux qui lisent Dark Reign savent pourquoi). Cette mini série va donc prendre une tournure assez intéressante, notre "héros" va probablement se retrouver sous les feux de la pression médiatique. Je me demande comment il va accepter à gérer ça...


Irredeemable #1


Certains super-héros sont indestructibles. Ils nous protègent contre vents et marrés. Rien ne peux les arrêter. Mais que ce passerait-il si le plus puissant d'entre eux pétait un cable ? Comment le stopper ? Comment le détruire ? On ne peut pas justement, il est trop fort pour nous, plus puissant que nous. On l'a laissé protéger nos vies, maintenant nous sommes ses esclaves.

C'est un thème intéressant auquel s'attaque Mark Waid dans cette nouvelle série éditée par Boom Studios. Cet aspect avait d'ailleurs déjà été traité dans un épisode de Powers, mais là je pense que l'auteur va sans doute aller plus loin.

Durant ces 20 premières pages, l'auteur s'est fort bien appliqué à construire un personnage assez terrifiant. Ce type est plus fort que Superman et avec une personnalité particulièrement déviante. Cruel et sans merci, n'ayant aucun remord à pulvériser ceux qui le dérangent. Est ce que les vrais héros de cette histoire seront-ils capables de lui trouver un point faible afin de le mettre hors d'état de nuire ? La question reste entière et j'ai bien envie de lire la suite pour avoir ma réponse. Nous avons donc un très bon concept ici, plutôt bien lancé par un auteur qui me semble tout à fait capable.

jeudi 9 avril 2009

Citation de la semaine #26


  • He is dead. The connection is cut. No more attachés, no more revenge... No more hundred bullets. Graves's game is over.
  • That's good news.
  • No, it's just news.
  • How do you think agent Graves will take it?
  • Like he's been slapped in the face by his own mother. Ending his game? Makes Graves the sourest man alive.
100 Bullets #91

Moins d'une semaine à attendre avant la fin...

mercredi 8 avril 2009

Hiketeia

Bon, ça fait trop longtemps que cet article traine dans mes brouillons. Je vais donc en profiter pour terminer ma rétrospective sur Greg Rucka. Donc après Whiteout, Whiteout : Fusion, Elektra, Daredevil, Cruel & Unusual, Queen & Country, Queen & Country : Déclassifié et Gotham Central, last (but not least) voici : Hiketeia.

Tout d'abord, cette histoire fait partie de la série des Wonder Woman. Rassurez-vous, pas besoin du tout de connaitre le personnage pour comprendre. Il s'agit là d'une aventure complètement indépendante. Notons aussi la présence de Batman qui aura un rôle assez important à l'histoire. l'aventure a été publiée en France par Semic.
Hiketeia a bénéficié d'un succès critique assez important. L'histoire est plutôt bonne, sans être extrêmement passionnante non plus. Mais quand on y regarde de plus près, on retrouve beaucoup de manière condensée les éléments qui font le talent de Greg Rucka.


Voilà pour la présentation générale, passons dès maintenant au vif du sujet : l'Hiketeia, c'est quoi ? C'est un rituel, un serment d'allégeance. Le suppliant se met à genoux et implore la protection.

Tout d'abord on sent que l'auteur a fait quelques recherches avant d'écrire sur cette série. Il s'est imprégné des origines de son personnage. Wonder Woman, se n'est pas qu'une nana qui se ballade avec un lasso, elle tient ses pouvoirs de différentes sources mythologiques. C'est ces sources qui sont appliquées ici. Ainsi, Rucka transpose un rite mythologique dans l'univers contemporain de notre héroïne. De plus il nous fait comprendre à quel point le respect de ces coutumes sont sacrées. A travers le respect de l'Hiketeia, on en découvre beaucoup plus que ce que l'on aurait cru savoir sur elle. L,'intérêt est qu'en apportant un point de vue historique, on découvre comment ces rites façonnent le personnage principal. Rucka avait tenté le même procédé dans sa première histoire d'Elektra mais avec moins de succès.

C'est une petite histoire, le tout se lit assez rapidement. Mais on y retrouve sa grande maitrise de la narration. L'objectif pour l'auteur est de construire son récit comme une tragédie Grecque. Rucka rentre très vite dans le vif du récit. Il ne s'encombre jamais de détails inutiles. Cela donne un récit très condensé et assez court. C'est un peu le problème avec Rucka, on commence à peine à rentrer dans ses histoires qu'elles sont déjà finies. Les fins chez lui sont souvent très abruptes (Gotham Central, Queen & Country, Whiteout : Fusion... Pour ne citer qu'eux).

Néanmoins, Hikéteia n'en reste pas moins un récit fort intéressant. Notons la présence de Batman qui joue un rôle extrêmement important dans cette histoire. Tout est écrit d'avance pour eux, ils sont liés par leurs origines ou leurs idéaux. Les personnages prennent ici une dimension presque mythique et ne sont plus que des pions qui ont perdu le contrôle de leurs destins. Bref, c'est une mini tragédie adaptée à un univers de super-héros. Hiketeia fait donc parti de ces œuvres qui méritent d'être lues, ne serait ce qu'une fois par curiosité. Maintenant, bon courage pour vous en procurer un exemplaire...

lundi 6 avril 2009

Scalped #27

J'ai commencé cet arc en traitant de ces épisodes individuellement, autant continuer. Surtout que le titre "High Lonesome" et le mode de narration s'y prête.

On aurait cru en lisant le n°25 qu'une grande histoire était sur le point de démarrer. En fait non, Aaron prend son temps pour étudier un peu plus en détail des personnages secondaires que l'on avait croisé jusqu'ici. Après un compteur de cartes, après Diesel, vient le tour de l'agent du FBI qui a vraiment les dents contre Red Crow.

On apprend pas mal de choses. On revoit certaines scènes connues mais sous une autre perspective. Après la lecture de cet épisode, on comprend beaucoup mieux sa soif de vengeance. Mais en même temps on découvre cet homme sous son vrai jour. C'est un peu ce qui est bien avec cet auteur, il arrive parfaitement à cerner la mentalité de ses personnages au fur et à mesure qu'il fait avancer la narration. On a un petit rebondissement dans les dernières pages qui nous en apprends beaucoup sur quel type d'homme se cache derrière son masque d'agent du FBI. Et c'est pas très beau à voir...

Cela dit, pour être honnête, cela reste un épisode un peu plus faible que les autres. Les dessins ne collent pas vraiment à l'ambiance. Notons que pour chaque épisode de cet arc on a eu droit à un artiste différent. Cela à des avantages comme le fait de faire paraitre les épisodes un peu plus tôt. Mais cette fois, le choix des dessins et des couleurs de type "pastel" ne rend pas vraiment service à l'histoire.

J'aime bien ces petits épisodes qui malgré tout restent d'une qualité d'écriture indéniable. Cependant, j'espère que l'on vite retourner dans le vif du sujet, car la série à tendance à faire un peu trop du sur place ces derniers temps.

Amazing Spider-Man #590

Cette fois, l’araignée va faire équipe avec les 4 fantastiques. Ça faisait longtemps. Ces derniers avaient effectuées un voyage dans une autre dimension avant la Civil War. Aujourd’hui, quelque chose de grave semble s’être passé et nos héros décident d’y retourner. Que les choses soient absolument clair : on se fiche complètement de cette aventure dans cette dimension parallèle. La trame n'a pas l'air originale et le lecteur n'y accordera aucune importance.

Seulement, quelque chose d’intéressant va se produire. Quand Spider-Man y était allé pour la première fois avec les 4 Fantastiques, il y était sans masque. Là, Reed, Sue, Ben et Johnny ont complètement oubliés à quoi il ressemble. Seulement Johnny va se souvenir d’un détail important. Quelque chose dont il n’est pas censé se rappeler.

Il y aurait il une brèche dans le contrat Mephistoyen ? C’est la première fois depuis One More Day que l’identité secrète est traitée de manière frontale comme thème principal. Forcément, même si ce n’est probablement pas grand-chose, ça rend curieux…

dimanche 5 avril 2009

En vrac la semaine dernière

Jetons un œil sur les sorties intéressantes de la semaine qui méritent que l'on s'y attarde. J'ai rangé ça par ordre de préférence en gardant mes préférés pour la fin. Je sais, ça sert à rien de classer comme ça mais ça m'amuse.

Amazing Spider-Man #589
The Spot est de retour ! C’est qui ce mec déjà ? C’est le gars en costume de vache en noir et blanc qui peut lancer des trous noirs. Trop cool non ? Euh, bof. Pour être honnête, je l’ai lu il y a moins d’une semaine et j’ai quasiment déjà tout oublié de cet épisode. C’est généralement pas un très bon signe… Pourtant l’épisode est de Van Lente (X-Men Noir). Le monsieur a probablement dût écrire ce numéro dans un objectif purement alimentaire.



Ms Marvel

Mine de rien, cette série s’améliore pas mal depuis le Dark Reign. On a une bonne intrigue bien sombre et assez intrigante. Voilà que notre cher Miss se refuse d’utiliser tous ses pouvoirs. Pourquoi donc ? Le lecteur l’apprendra dans cet arc dont il s’agit ici du dernier épisode. Brian Reed nous offre une histoire qui, sans être parfaite, s’avère pas mal du tout. Il y a parfois quelques longueurs, ça traine un peu par moments, mais dans l’ensemble c’est pas mal du tout. Les apparitions de Spider-Man sont d’ailleurs assez hilarantes. Les deux forment un bon duo comme l’avait prouvé un très bon annual là-dessus.

Daredevil #117
Kingpin's back ! On sent que pour son dernier arc, Brubaker nous prépare quelque chose d'explosif. Pour l'instant tout se met en place, même et il ne se passe pas grand chose, mais on sent que la tension monte...





Dark Reign : Elektra #1

Ça c’est du lourd ! On était assez impatient de connaitre ce qui allait lui arriver. Que devient notre chère tueuse préférée juste après l’invasion ? La réponse dans cet épisode qui passe beaucoup trop vite. Cette fois, nous avons droit à une Elektra captive et malmenée par ses ravisseurs. La pauvre n’a même pas le temps de souffler après ses mésaventures Skrulliennes que la voilà de nouveau dans un sacré pétrin. Zeb Wells nous fait ça bien. Pourtant Elektra n’est pas le genre de personnage auquel le lecteur s’attache facilement, cette dernière est assez avare de mots et plutôt distante. Pourtant cette fois on souffre pour elle et on a vraiment envie de la voir gagner. Il semblerait que l’auteur soit en train de réussir là ou Bendis et Rucka avaient partiellement échoués avant lui. L’ambiance générale est assez prenante et l’on a vraiment envie de lire la suite.

New Avengers 51
Il y a peu de temps, les Avengers étaient en plein combat contre les forces de The Hood. No héros s’apprêtaient à perdre. C’est lorsque tout semblait perdu que Dr Strange fit appel à une technique interdite extrêmement dangereuse. Après la bataille, Strange quitta le groupe en promettant de ne plus revenir.
Qu’est-il devenu durant tout ce temps ?
L’histoire que nous amorce Bendis s’annonce fort intéressante. Les origines mystiques du bon vieux doc semblent être en plein cœur de cette intrigue. On commence également à en apprendre beaucoup plus sur The Hood qui est un excellent bad guy. A la fois classe et redoutable, il y a un véritable pouvoir obscur qui se dégage du bonhomme. Notons que du côté des artistes, les scènes avec le Dr Strange sont dessinées par Chris Bacchalo. C’est toujours un plaisir de retrouver ses très belles planches pour peu que l’on apprécie son style. On a donc deux artistes différents pour ce même épisode, mais ils sont alternés intelligemment et cela apporte vraiment un plus à la narration.

Les 4 fantastiques de Millar et les Immortal Iron Fist feront l'objet d'un article plus long quand j'aurais le temps.

vendredi 3 avril 2009

Destroyer, du sang et rien d'autre...

Marvel Max + Robert Kirkman. Le mec de Walking Dead et de Invicible se lance dans une série gore de super héros pour Marvel. Ca donne envie non ? Voici le premier volet d’une mini série en cinq épisodes.
Keene Marlow a l’âge de la retraite. Mais c’est quand même un super héros très puissant avec des super pouvoirs assez bourrins. Il est du genre à ne pas faire de prisonnier. C’est le mec qui vous arrache la tête avec un simple coup de poing. Malgré tout, Marlow est mourant. Son cœur n’en a plus pour longtemps. Mais avant de rendre son dernier souffle, il a quelques affaires à régler. Il a toujours quelques bad guys qu’il voudrait bien buter pour pouvoir laisser derrière lui un monde meilleur. Au lieu de passer du temps avec sa famille, notre Destroyer se lance dans sa dernière croisade. Et il ne fera pas de cadeaux. A personne…

Les dessins ne sont pas très jolis. Un peu statique et assez simplistes. Mais ce choix artistique prend tout son intérêt lorsqu’il s’agit de représenter de l’ultra violence. Les gerbes de sangs fusent comme c’est pas permis et Kirkman essaye de nous mettre quelques scènes bien gores. Seulement, la teneur des dessins fait que cela est à prendre au second degré.

Mais la violence n’est pas qu’au niveau graphique. Le fait est que ce ne sont pas des combats équitables. Bien que mourant, notre Papy Destroyer est surpuissant. Seulement cela ne le gène pas de tuer plus faible que lui. Même s’ils sont désarmés, même s’ils se rendent. Pas de quartier. On leur défonce la mâchoire, on leur crève les yeux, on leur explose la cervelle. Ce n’est pas un comportement vraiment héroïque. Peu importe, ils avaient qu’à pas être du mauvais côté. Ainsi, la violence n’est pas dans les gerbes de sang, mais plutôt au niveau du fait que ce soit purement gratuit. C’est à ce niveau que cela dérange.

Je suis plutôt du genre à apprécier ce type d’histoires bien bad-ass qui malmène les bonnes consciences. J’aime la violence gratuite (Kick-Ass par exemple). Seulement, je n’ai pas trouvé ce Destroyer terrible pour le moment. Peut être parce que pour l’instant, la violence apparaît comme le seul argument marketing de ce bouquin, le reste semble un peu creux. La violence peut être gratuite, mais elle ne doit pas être pour rien non plus. Les gerbes de sang, c’est rigolo, mais elles doivent servir à quelque chose, elles doivent servir à une démonstration, un travail de la part de l'auteur. Sinon, c'est juste du sang qui sert à rien, qui laisse indifférent, qui ne dégoute même pas.

Kick-Ass, c’est une violence qui est presque expiatoire, qui fait appel à nos sentiments refoulés, à la jouissance du super-héros qui met un bon coup de poing que chaque lecteur rêve secrètement de donner. La violence sert aussi à marquer un mur entre les fantasmes de notre héros et la dure réalité (quand il se fait tabasser par exemple). Quand dans Kill Bill le sang inonde l’écran, c’est parce que Tarantino a envie de faire référence à un certain genre de films qu’il aime au cinéma. Quand Clint Eastwood abat un mec de sang froid, c’est parce qu’il aime malmener le spectateur et le faire réfléchir sur le type de société dans laquelle on évolue. Dans Destroyer, c’est de la violence pour de la violence. Le caractère gratuit n’est même pas jouissif (Kick-Ass encore une fois) et on se retrouve devant une œuvre qui m’apparaît au premier abord comme assez creuse.

Mais il est un peu tôt pour juger. Ce n’est que le premier épisode, mais je m’attends à beaucoup plus. Kirkman peu faire des trucs nuls, mais il sait aussi agréablement nous surprendre. J’attends les numéros suivant en espérant que l’histoire va adopter une piste intéressante et ne se contentera pas uniquement de faire du racolage.

I lied to him, this wasn’t a fair fight. »
Destroyer