lundi 30 mars 2009

Deadpool vs Thunderbolts : Round 2

Le match se poursuit ! Au programme : de l'action, de la violence, de l'humour, des scènes hautement improbables, mais aussi...de l'amour !

Mais cette fois, c'est chez les Thunderbolts que ça se passe. Ce qui est assez étrange pour ce type de crossovers est que même si la suite de Deadpool #7 se lit directement dans le Thunderbolts #130, ce sont deux scénaristes différents qui sont en charge de cette histoire. On note donc tout de suite la différence de ton.

Les coups partent un peu dans tous les côtés, et chacun des deux camps marquent pas mal de points pour son équipe. Chacun à ses propres compétences : Osborn est un froid et sadique manipulateur, mais Wilson est complètement barge et imprévisible. Je pense que la victoire pourrait reveni à l'un comme à l'autre. Rien n'est joué d'avance. Même si je parie sur un compromis, une sorte d'ex-aequo.

Autre élément intéressant, même si l'on passe dans une autre série, Deadpool reste le héros de l'épisode. On a droit toujours à ses longs dialogues schizophréniques avec lui même. Sauf que cette fois c'est Andy Diggle (le furur scénariste de DD) qui s'en occuppe. Assez paradoxalement, j'ai trouvé Deadpool plus drôle dans Thunderbolts que dans le Deadpool lui même. Je sais pas si cette dernière phrase est très claire, je deviens shizo moi aussi. Lire la suite...

samedi 28 mars 2009

Queen & Country - Opération : Red Panda

Et voici le dernier album de la série qui est sorti il y a une dizaine de jours. Non, je n'ai pas pu en parler avant car je n'avais vraiment pas le temps. C'est sur celui là que s'achève la série. Enfin presque puisqu'il reste un Queen & Country : Déclassifié à sortir (ceux qui se passent avant l'histoire principale) mais il ne sera pas écrit par Rucka.

On retrouve notre Tara Chace visiblement traumatisée par sa dernière mystérieuse mission. Mais notre héroïne va vite reprendre du service pour une mission à hauts risques en Irak. Cette fois, il s'agit d'orchestrer un assassinat politique pour rendre service à la CIA. Bien entendu, ça va mal se passer...

Sinon, je tiens à faire remarquer que cette aventure est la mieux dessinée de toutes. Je me suis souvent plaint des dessins minimalistes de Q&C, mais là c'est pas le cas. Pour une fois, on reconnait les personnages, c'est même passez réaliste et on a même de belles planches qui s'accordent bien avec le style noir et blanc de la série.

Cependant, ce n'est pas plus mal que la série se termine. D'accord, c'est toujours bien d'avoir ce côté réaliste, de voir comment les actions sur le terrain sont ressentis par les chefs d'opérations derrières leurs bureaux, tous ces thèmes sont toujours bien traités, mais la série commence à se répéter un peu. Autant finir maintenant sur une bonne note que de prolonger la série jusqu'à ce qu'elle n'est plus aucun intérêt (genre Prison Break).

Est ce que l'on à droit à une vraie fin ? Oui et non. Les histoires de Greg Rucka se terminent souvent de manière assez abruptes. Un peu comme dans Gotham Central par exemple. Disons que là, sans vraiment s'arrêter, la série apporte quelques bouleversements majeurs qui suggèrent que la série ne puisse pas continuer tel qu'elle est. Mais bon, on aimerait bien connaitre la suite quand même. C'est pas une vraie vraie fin non plus. Juste la fin d'un chapitre. D'ailleurs, l'auteur a écrit deux romans liés à la série. L'un se passe avant, l'autre après ce tome. Donc c'est normal que l'on reste un peu sur notre fin. Pas très cool ça...

Voilà, Q&C, c'est fini. Ce n'était pas la meilleur série au monde, mais elle a eu ses bons moments. En ce qui concerne ce blog, j'en ai presque finit avec Greg Rucka. Il ne me reste que la critique d'Hiketeia à terminer et ensuite on pourra passer à autre chose.


PS : Moi être assez fatigué. Il se peut que quelques fautes d'orthographes aient échappées à ma vigilance (par "quelques", j'entends plus que d'habitude). Toutes mes excuses si c'est le cas... Lire la suite...

jeudi 26 mars 2009

Citation de la semaine #25


I was gonna shoot you in the head, but then...
See the thing is...
Jeez, this is kind of embarassing, but, uh...
You're, uh... You're kinda hot!
Do you have a boyfriend?



Wade Wilson a.k.a. Deadpool - Thunderbolts #130 Lire la suite...

lundi 23 mars 2009

Andy Diggle sur Daredevil

Voici la couv' du 500 trouvée chez superpouvoir.




Bon, pas grand chose d'intéressant côté comics depuis une semaine, donc intéressons nous à l'actualité.

C'était à l'état de rumeur depuis une semaine, mais cela semble se confirmer. La grosse news est donc le départ de Brubaker à partir du numéro 500 pour laisser place à Andy Diggle.

Bon, maintenant, la question est de savoir si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle.

Personnellement, je prend cela comme une très bonne chose. J'aime bien Brubaker, mais son départ ne m'attriste pas plus que ça. j'aime bien ses histoires mais son style est parfois un peu lourd (utilisation systématique de la voie off pour ses personnages par exemple).

Maintenant, si l'on regarde la parcours de Diggle, je ne trouve vraiment rien à redire.
Son run sur Thunderbolts est actuellement très bon, il arrive à faire aussi bien que Warren Ellis de ce côté là.

J'ai aussi jeté un oeil du côté de son Hellblazer, c'est également pas mal du tout. Donc personnellement, je vois cela plutôt d'un bon œil.

Sinon, je suis assez occupé ces derniers temps, d'où la plus faible parution de messages sur ce blog. Tout devrait se rétablir à la normale bientôt. Lire la suite...

jeudi 19 mars 2009

L'art du whodunit

Amazing Spider-Man - Character Assassination
&
Spectacular Spider-Man - saison 2 "Final"


ASM vient de boucler un arc majeur qui se voudrait être une sorte de season finale des Brand New Day. En effet, cette histoire en 5 épisodes va résoudre en une seule fois l'intrigue tournant autour de Spider-Tracer Killer et l'intrigue sur le Grey Goblin et son implication dans la campagne. C'est d'ailleurs assez impressionnant de voir que même si les deux sont résolues en même temps, elles n'avaient rien à voir l'une avec l'autre. Dommage...

Dans le même temps, SSM termine sa saison 2 sur les chapeaux de roue. Il faut dire que c'était une saison extrêmement bonne, bien meilleur que la précèdente (qui n'était déjà pas si mal). Les scénarios see complexifient et l'on a droit à de bonnes histoires. Certains épisodes s'offrent même le luxe d'adopter un mode de narration original et d'apporter un peu d'humanité dans les méchants habituels. Si on ajoute les romances lycéennes de Peter Parker ultra compliquées, on obtient une saison de très bonne qualité.

Mais pourquoi j'en parle en même temps ? Parce que les deux partagent un assez gros point commun : Le Goblin.


Au début je ne voyais pas trop l'intérêt de ce méchant. Un type qui se balade de vert vêtu et qui balance des citrouilles. Bof, j'ai vu mieux. Mais l'intérêt de ce type de méchant n'est pas dans sa personalité en elle même mais plutôt dans la façon dont les scénaristes s'en servent.

Il y a un mot assez connu aux Etats-Unis, dont il n'existe pas vraiment de traduction en français. Il s'agit du "Whodunit". Si je voulais le traduire ça donnerait "qui a fait le coup ?". En fait, cela consiste à mettre un tueur mystérieux dont l'identité ne sera dévoilé qu'à la fin de l'épisode. De cette manière, le spectateur peut s'intéroger et essayer de deviner avant le détective qui est le vrai coupable.

C'est en effet cette formule qui est applqiuée à la lettre ici pour les Spider-Man. Tout d'abord, le ASM nous fait la révélation fracassante vers le milieu de l'histoire. Effectivement, le visage du Grey Gobelin est dévoilé et on ne le voit pas venir du tout. C'est d'ailleurs un peu le but. Les scénaristes se sont arrangés pour que ce soit la personne à laquelle on s'attende le moins. Comme ça on peut pousser un "oh my god" et avoir la satisfaction d'être berné par les scénaristes. Le procédé est un peu gros et facile, mais reste efficace.

D'ailleurs, pour bien marquer le coup, on a droit un épisode entier dans lequel le méchant fait son monologue sur comment il est devenu méchant et comment on s'est fait avoir. On a droit à l'explication complète et même à quelques flashback en prime. Effectivement, il y avait quelques indices. Mais bon, pas vraiemnt de quoi faire un vrai rapprochement. Ce qui frappe surtout, c'est la manière dont s'y prenne les scénaristes à vouloir faire comme si il s'agit d'une révélation de type hollywoodienne digne des bon films policiers de séries B. Quand on y réfléchit, les Brand New Day fonctionnent un peu comme une série tv. L'expression "Season Finale" n'est pas de moi pour ce Character Assassination, mais bien des créateurs eux-mêmes.

Bon, on ne va pas cracher sur cette histoire qui n'était pas mauvaise, mais je dois dire que je m'attendais à un peu mieux. D'ailleurs, l'intrigue du Spider-Tracer, elle, s'avère être assez plate. Bref ça ressemble à beaucoup de bruit pour rien. La baudruche Brand New Day se dégonfle pas mal.

Spectacular Spider-Man, quand à lui, va aussi jouer sur le whodunit du Green Gobelin, mais va être beaucoup plus malin sur le coup. Tous le monde se doute que ce vilain est très probablement un Osborn. Donc ce que les scénaristes vont faire, c'est jouer avec nos nerfs. Tout d'abord on ne sait pas lequel des deux il s'agit. Norman ou Harry ? Harry se seraient trop simple. Mais Norman semble beaucoup trop prévisible. Puis les scénaristes vont les disculper, les resoupçonner, brouiller les pistes. On n'est jamais vraiment très sûr de qui il peut s'agir. On aura toujours un doute. Au final, quand la révélation interveint dans les dernières minutes de la saison, on reste surpris. Ils se sont plutôt bien débrouillés sur le coup.

Comme je l'ai dis, c'était une très bonne saison. Mais le dessin animé aurait peut être gagné à avoir plus d'épisodes. Certains évènements s'enchainent beaucoup trop rapidement.


Donc, oui, introduire un whodunit c'est rigolo. Cela permet d'éveiller la curiosité du lecteur/spectateur et cela apporte un peu de souffle à l'intrigue. Mias une bonne série ne dois pas se baser uniquement là dessus. Si à côté l'histoire est creuse et que le personnage du méchant est laissé de côté pour se consacrer uniquement sur son aspect secret, c'est souvent un ratage. La révélation du whodunit doit être crédible.
Le lecteur doit pouvoir se dire "oh mais bien sûr, pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt ?" Et non pas "ça alors, jamais je n'aurais deviné !". Et oui, intégrer un whodunit, c'est tout un art et cela ne doit pas être fait n'importe comment, sinon cela tombe comme un cheveu sur la soupe.

Paradoxalement, le dessin-animé, malgré toutes ses situations improbables, s'avère plus crédible de ce côté là que la série mère.

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dimanche 15 mars 2009

En vrac cette semaine

Cette semaine, j'essaye de lire le bouquin de Warren Ellis, "Crooked Little Vein". Une des rares nouvelles de l'auteur qui ne soit pas un comics. C'est assez dure de lire ça en Anglais, Ellis vivant dans un monde assez tordu. Je met donc dès maintenant toutes les sorties de la semaine.

Je vais donc faire plus court que d'habitude, mais ce n'est pas plus mal, car j'ai tendance à me répéter à force de reparler des mêmes trucs. J'ai rangé ça par ordre de préférence. Oui, je sais, c'est débile de les classer comme ça mais ça m'amuse.


5 - X-Men Noir #4


Dernier épisode de cette mini série basée sur un univers d'X-Men version polar. Finalement, je suis un peu déçu à la lecture de l'ensemble. Il y a eu un très gros effort de fait sur le rendu général, l'ambiance, le style particulier des dessins, tout cela est assez réussi, mais la série pêche au final par quelques défauts.
Tout d'abord l'intrigue est un peu compliquée et pas toujours très facile à suivre. En fait, le type de découpage, le mode de narration ne permettent pas bien de poser les règles et d'expliquer tout les tenants d'une intrigue policière. On se retrouve donc avec de nombreuses scènes assez téléphonées et une révélation finale sur le coupable un peu bancale.
Mais X-Men Noir restera un très bel objet de curiosité dont la qualité de l'univers dépeint permet de faire passer l'ensemble.


4 - Invicible Iron Man #10


On continue l'arc "Wanted" de Matt Fraction qui est directement lié au Dark Reign. L'auteur nous avait pondu un excellent arc en son début de run, maintenant, il faut dire que cette histoire souffre pour le moment de la comparaison. D'accord, ça reste très bon, Fraction est un quelqu'un de très talentueux, mais on a du mal à voir vers où se dirige l'histoire.
Le combat avec Rhodney sert vraiment à rien par exemple. On a l'impression que Matt Fraction essaye de faire passer le temps. Aussi, on a un peu plus de mal à comprendre la psychologie de Tony Stark depuis quelques épisodes. Tout cela n'est pas très clair, j'aimerais que l'histoire avance un peu que l'on puisse avoir quelques éclaircissements.


3 - Batman : Battle for the Cowl #1


On ne sait pas vraiment ce qui est arrivé à Batman après l'arc R.I.P. Personne n'a compris grand chose d'ailleurs. Pour compliquer le tout, le crossover Final Crisis en rajoute une couche nous laissant dans le noir total sur ce qui a bien pu se passer. Et apparemment, ce n'est pas la mini-histoire de Neil Gaiman sans dessus dessous qui devrait nous éclaircir sur ce point.
Mais la grosse question n'est pas "Batman est-il mort ?" mais plutôt "qui va le remplacer ?" (les paris sont ouverts). En effet, toute l'équipe est de retour à Gotham pour essayer d'y mettre un peu d'ordre. Avec la chauve-souris absente, les supers villains se lachent. Il faudrait que quelqu'un reprenne son masque, la ville a besoin d'un Batman. Mais nos héros, Nightwing et Robin en premier, semblent divisés sur la question.
Ce premier épisode n'est pas vraiment révolutionnaire mais il n'est pas désagréable non plus. On a une histoire qui se met en place avec une petite intrigue sympathque. De plus, les scènes d'actions ne manquent pas et on a droit à un festival de super villains pour de bonnes grosses bastons en perspective.
Bref, un épisode plaisant bien qu'il ne rendra pas plus intelligent après l'avoir lu. C'est le moins qu'on puisse dire.


2 - Immortal Iron Fist


Duane Swierczinsky remonte à grande vitesse dans mon estime. L'épisode précèdent était déjà bon, celui ci continue sur sa lancée. Cette dois, son histoire est vraiment bonne et bien racontée. Cette aventure dans la 8ème cité devient de plus en plus intéressante au fur et à mesure où on la lit.
L'idée de cité-prison est très bonne et bien exploitée. Pourvu que l'auteur reste sur la bonne voie.


1 - Scalped #26


Et le grand gagnant de la semaine est encore une fois Scalped de James Aaron. Celui ci nous concocte un magnifique petit épisode sublimement illustré par Davide Furno.
Il s'agit de la partie 2 de High Lonesome, seulement on se rend vite compte que cet épisode ne suit pas du tout le précédent. Il va s'attarder sur un personnage que l'on connait (et déteste) déjà : Diesel. On l'avait rencontré dans le tome 2, puis on l'avait haït à la fin du troisième tome : Dead Mothers. Ce dernier avait tué un gamin. C'est jamais très bon pour s'attirer la sympathie du lecteur...

Cette fois, l'auteur va s'intéresser à l'enfance de Diesel, qui, avouons le, n'a pas toujours été très facile. Je suis assez impressionné par la capacité de l'auteur de raconter une très bonne petite histoire en seulement 22 pages. Toute la psychologie du personnage est clairement développée. On comprend mieux son besoin de reconnaissance auprès de la communauté indienne. Diesel est né avec du sang Kickapoo. Pour lui, il est indien. Mais ce n'est pas assez pour selon les critères de sa tribu. Il est indien, mais pas assez pour être reconnu comme tel. Notons qu'il y a une affaire de gros sous dans l'histoire, si une famille est reconnue comme "membre de la tribu" un chèque leur est versé, ils sont soutenus par leur communauté (en fait, je ne sais pas très bien comment ça marche, si quelqu'un peu m'expliquer). Bref, Diesel est rejeté et mis à l'écart de la réserve.

Le scénario est très bien mis en place, une très bonne mini intrigue se développe impliquant Diesel en tant que gamin. Quelques individus peu fréquentables jouent sur son manque de reconnaissance pour lui soutirer de l'argent. Le pauvre se fait complètement arnaquer, ce qui lui vaudra une bonne correction par son papa à coups de ceintures. Mais Diesel aura le dernier mot et sa vengeance sera particulièrement bien orchestrée (et diabolique) pour un gamin de son age. On ressent déjà en lui la haine qui le poussera à devenir ce qu'il est.

Scalped est une série qui s'améliore d'épisodes en épisodes. Si vous aimez les comics sérieux, que vous aimez The Shield, les bons policiers, les histoires d'indiens et que vous parlez suffisamment bien Anglais, ce serait vraiment très bête de passer à côté. Lire la suite...

vendredi 13 mars 2009

Daredevil #116 - Return of the King

Pendant ce temps, à Vera Cruz...

Euh, je voulais dire, pendant ce temps à la Costa da Morte, en Espagne, là où le Kingpin tente désespérément de faire table rase sur le passé. Il essaye de changer de vie, de couper les ponts avec son passé de gangster, d'oublier la mort de sa tendre Vanessa Fisk. Bref, le monsieur est en quête de rédemption. Et oui, il y a du boulot.

Brubaker vient de finir son arc sur Lady Bullseye dont le TPB sort bientôt. J'en reparlerais plus à ce moment là mais disons juste que c'était un tome avec ses hauts et ses bas dont je suis ressorti assez mitigé.

Mais cette fois, je place de très hauts espoirs dans cette nouvelle aventure. Tout d'abord parce que le grand David Aja (Iron Fist) tiens les crayons et ensuite parce que c'est le retour du Caïd quand même. Bref, on a de quoi avoir de fortes attentes pour la suite.

Et pour l'instant, ça semble plutôt bien parti. Cet épisode fait plus office de prologue je pense, car on découvre tout ce qu'à fait le Caïd durant son exil de New-York. Et il se trouve que ce cher Wilson est retombé amoureux. Il fait la rencontre de la ravissante Marta qui va être son ticket vers une nouvelle vie. Mais il ne faut jamais completement négliger son passé, sinon il vous rentre dedans sans prévenir et frappe là où ça fait le plus mal...

On a donc une histoire très émouvante avec un Wilson Fisk à contre-courant et admirablement bien desservi par les dessins d'Aja. Bref, on en redemande en attendant patiemment le mois suivant.

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Citation de la semaine #24

Le Caïd parle de lui même :


You have a disease... A virus. Violence, blood, screaming... Those are the symptoms. But you carry death, Kingpin... ...and everyone you touch is infected. Everyone but you.

Wilson Fisk - Daredevil #116 Lire la suite...

mardi 10 mars 2009

Deadpool vs Thunderbolts : Round 1

Bon, j'ai pas trop le temps, donc je vais faire court. De toute façon, il n'y a pas grand chose à dire.

Il y a quelque chose que Norman Osborn n'aime pas du tout : c'est quand quelqu'un essaye de le faire chanter.

Il y a quelque chose que Wade Wilson a du mal à supporter : c'est quand on essaye de l'arnaquer.

Les deux ont des comptes à rendre. Le combat est lancé. Mais qui va gagner ? Et surtout, quel est le plus cinglé des deux ?

Car pour les deux prochains mois, le crossover est lancé. Il y aura en tout 4 épisodes, deux de Deadpool et deux de Thunderbolts.

A droite de l'écran, je vais me mettre à tenir les scores. Mais je ne vous dirais jamais quels points appartiennent à quelle équipe. D'ailleurs, je met un petit sondage. Vous pouvez faire vos pronostics dès maintenant.

le match commence par Deadpool qui lance son offensive directement sur le siège de l'ennemi. Il faudrait être complètement barge pour tenter un truc pareil. Ça tombe bien, il est barge.

Bon, même si ça commence très fort par de l'action bien bourrine, l'épisode est juste bien. C'est un moment sympathique quoi, mais rien vraiment de trop original du point de vue scénario. C'est même très très basique. Mais bon ça détend et c'est agréable à lire. Fort heureusement, Osborn a plus d'un tour dans sa manche et j'ai espoir que l'on est droit à de bons retournements de situations dès le prochain épisode.

En attendant, vous pouvez toujours spéculer. Qui sortira vainqueur de cette confrontation ? Est-ce qu'il y aura au moins des survivants ? Lire la suite...

samedi 7 mars 2009

Transmetropolitain t.4 - Eloge Funèbre

Spider Jerusalem est de retour dans cet avant-dernier tome. Et oui, sur le coup Panini a été rapide entre la sortie du tome 3 et du tome 4. En effet, la série est terminée aux US depuis sept ans déjà, pas besoin donc d'attendre trop longtemps avant d'envoyer la suite.

Que vaut donc ce cru 2009 ? Il contient du bon et du moins bon. Tout dépend de quel point de vue on se place.

Tout d'abord, la fin du tome 3 nous donnait envie de lire la suite. Spider était viré de son journal pour avoir écrit des trucs qui ne plaisaient pas vraiment au Président. Son boss a donc cédé aux pressions et à été forcer de laisser notre journaliste partir. De plus, ce vil président n'en fait que des siennes. Aucun respect pour la liberté de la presse et laisse sa population crever dans la misère. Bref, il est très très très méchant. Mais Spider n'a pas dit son dernier mot. D'ailleurs il a un plan, et il va continuer à faire parler de lui. Entre le Sourire et Jerusalem, rien ne va plus, c'est un combat à mort qui s'est engagé.

Cette fois, le fil rouge est beaucoup plus travaillée que dans les tomes précédents. On a moins de petites histoires (il y en a quelques unes quand mêmes) et Warren Ellis se concentre sur l'intrigue principale. Ce n'est pas plus mal car les épisodes indépendants son beaucoup plus faibles que ce à quoi on avait été habitué.

Le tout prend bien entendu un ton extrêmement caricatural et ostensiblement provocateur. C'est un peu la faiblesse de ce tome 4. Certaines scènes sont beaucoup trop exagérées pour paraitre pertinentes. Mais il faut dire que Transmetropolitain n'est pas une série réputée pour sa subtilité, et c'est un peu pour ça qu'on l'aime d'ailleurs. Notons que les thèmes abordés peuvent avoir un certain écho du côté de chez nous. Mais il faut dire que les blagues sont un peu moins drôles. On sent une petite baisse dans l'humour.

Mais c'est peut être volontaire. Si l'on ressent bien que c'est un peu moins drôle, c'est que Warren Ellis tente une approche beaucoup plus émouvante pour son personnage. On nous avait habitué à un héros indestructible anarcho-j'm'en foutiste et complètement barge. Mais cette fois, on se retrouve avec un type un peu brisé, malade, et surtout isolé. Peut être qu'il en a marre d'être coincé dans son rôle de briseur de bonnes conscience, de crier au scandale sans que personne ne fasse jamais rien. On a un homme qui angoisse, qui n'est pas sûr de pouvoir changer les choses à lui tout seul. D'accord, on y perd en humour, mais on a droit à la place à quelques très belles scènes.


Certains trouveront ce tome 4 un peu en dessous des précédents. D'autre le trouveront bien meilleur que les autres. Mais si c'est l'histoire principale qui vous intéresse, vous serez servi car on avance pas mal. Par contre cet album se termine sur un terrible cliffhanger. Vous êtes prévenus...



PS : Pour l'article sur Secret Wars en dessous avec le site agentofnothing, j'ai trouvé la réponse. Je l'ai indiquée plus bas. Lire la suite...

vendredi 6 mars 2009

Grand jeu concours !!

Vous voulez vous amusez et gagner des comics ?

Alors rendez-vous immédiatement sur le blog de Biaze-Dredd, mon cher confrère Illuminati, et participez à son petit jeu.

Vous êtes encore là ? Lire la suite...

mercredi 4 mars 2009

Quoi de neuf chez Bendis ?

Quelques petites réflexions sur les grosses productions Bendissiènne de ce mois-ci.

New Avengers #50

50 numéros, c'est pas rien. Pour fêter ça, Bendis nous offre un épisode bien généreux en pages supplémentaires. C'est jamais de refus lorsqu'il s'agit des New Avengers. En plus, l'auteur fait appel à différents dessinateurs. Nous avons droit donc à Billy Tan, Bryan Hitch, David Aja, Michael Gaydos, David Lopez, Alex Maleev, Steeve McNiven, Leinil Yu, Steve Epting et Greg Horn.
Que du beau monde quoi. Chacun nous fait une petite page centrée sur le personnage qui leur correspond le mieux. Cette scène est d'ailleurs assez bien amené et permet un peu de remettre les pendules à l'heure sur ce que deviennent nos héros.
Car c'est surtout l'occasion de faire une mise au point sur le rôle de nos Avengers dans ce Dark Reign. D'ailleurs on s'attendait à une petite confrontation Dark vs New Avengers. Mais il n'en est rien, la couverture ne tient pas vraiment ses promesses (pour changer)...
A la place c'est un énième combat avec The Hood auquel nous avons droit. Ça commence à faire beaucoup, mais c'est pas grave, c'est un méchant que j'aime bien. Il a la classe, même avec son capuchon.

Dark Avengers #2

Pour l'instant, cela commence plutôt bien. Même si le leader et l'alchimie de l'équipe ne s'installe pas encore assez à mon gout.
En fait, c'est plutôt bon. On a un bon combat en perspective qui est très bien rendu par Mike Deodato. Quelques détails me chiffonnent cependant : cela ressemble beaucoup trop aux Mighty Avengers. On a exactement les mêmes types de combats et le même type d'histoire. D'ailleurs, on peut dire que cet épisode continue une storyline commencée par les Mighty juste avant que la Secret Invasion ne commence.
On s'y fait, je ne vais pas ma plaindre, mais j'aurais aimé ressentir un peu plus le côté "bad-ass", la "Dark" touch.


Secret Warriors #2

Là on a clairement une baisse de régime. Mais c'est normal. L'épisode n'est pas centré sur Fury mais s'intéresse aux Bad Guys de la série, à savoir l'Hydra. Coupez une tête, six autres repoussent !!!
Le premier épisode montrait Nicky poser les bases de son équipe et de ses objectifs. Là, c'est le Baron Strucker qui place ses pions sur l'échiquier.
On commence un peu mieux à comprendre le ce que veut faire Bendis de sa série. Je suppose qu'il va s'agir des guerres entre ces deux factions secrètes, entre Nick Fury et l'Hydra. Et comment chacune de ces factions manipuleront dans l'ombre les autres afin d'arriver à leurs fins. Coups bas et manipulations en perspectives, bref, ça pourrait être bien. Mais il faut laisser le temps à l'intrigue de se mettre en place, car pour l'instant on reste un peu sur notre fin.


Sinon, si on regarde la couverture de Secret Warriors, on constate une adresse internet bien mystérieuse : agentofnothing.com. J'ai essayé de taper "eagleeye" comme indiqué sur le post-it, mais rien ne se passe. Quelqu'un a t-il réussi à déchiffrer ce mystère ? Mon security clearance du S.H.I.E.L.D. a été révoqué...

Edit : Au lieu de taper les mots de passes dans l'espace blanc, tapez le dans l'adresse. Par exemple, pour eagleeye : http://www.agentofnothing.com/eagleeye.html.
Des mots de passes sont donnés dans les commentaires. Lire la suite...

mardi 3 mars 2009

Criminal, t.4 - Bad Night

Jacob était faussaire. Certains se souviennent d'ailleurs peut être de lui, il aidait Tracy Lawless à se procurer de faux papiers d'identités dans le tome 2. Et oui, c'est un petit monde l'univers de Criminal. Tout commence à se recouper.

Mais maintenant Jacob s'est rangé, il ne fait plus de faux papiers, il dessine des strips. vous savez, ces petites bandes-dessinées de trois cases qui paraissent dans le journal local. Jacob mène une vie rangée. Il est célibataire, sa femme est morte d'un accident de voiture, tout le monde l'avait accusé à l'époque. Depuis, Jacob est insomniaque. Un jour, lors d'une de ses promenades nocturnes, il va croiser Iris, une belle rousse plantureuse. Notre héros tombera sous son charme, mais c'est là que les problèmes vont commencer. Vous voyez, il ne faut jamais faire confiance à une rousse...jamais... Toutes des espionnes russes de toute façon...


Enfin bref, je m'égare. Ce tome 4 est-il bon ? La réponse est un OUI catégorique. En fait, il se trouve que des quatre, celui là est mon préféré. Les trois précédents étaient bons et même bien écrits (la prose de Brubaker dans Criminal est très agréable) cependant les histoires n'étaient pas forcément sans défauts. Le tome 3, sorti en VF me semblait être un peu un tome pour rien. Les personnages étaient bien faits, mais les histoires qui allaient avec manquaient souvent d'intérêt (pas forcément celle sur le boxeur, mais les deux autres). Ici, je ne vais pas prétendre que tout est parfait, mais l'intrigue est très bonne, voir excellente.

Le tout commence doucement, puis le suspense monte crescendo. Brubaker maitrise parfaitement son thriller, d'ailleurs en le relisant, on se rend compte de tous les indices qu'il nous avait laissé pour sa grosse révélation. Car oui, Bad Night contient pas mal de surprises et rebondissements. Dans les autres Criminal, on devinait à peu près ce qui allait se passer. Mais là, dans le dernier chapitre, nous avons droit à de bons gros twist qui surprennent bien le lecteur. Mais cela est bien amené, pas comme un cheveu sur la soupe. L'auteur a bien déblayé le terrain et finalement tout s'imbrique de manière parfaitement crédible.

Brubaker a bien su jouer avec nos nerfs et on s'est bien fait rouler. Si en ce moment, il est en petite baisse sur ses autres séries, son Criminal pète la forme, à croire qu'il s'améliore. Bien joué l'artiste.

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dimanche 1 mars 2009

Joker par Azzarello


Bon, il faut bien que j'en parle.

Le Joker est libéré d'Arkham. Ne me demandez pas comment il a fait pour convaincre ses docteurs de le laisser sortir, on ne le saura pas. Et ça n'a pas d'importance d'ailleurs. Une fois dehors, qu'est ce qu'il va faire ? Rétablir son empire du crime bien sûr. Ce sera avec l'aide de son nouvel acolyte : Johnny, une petite frappe qui sera le héros de cette histoire. En effet, il est difficile pour le lecteur de s'attacher au personnage du Joker, Azzarello se sert donc de Johnny comme point de vue narratif.

Après Batman/Deathblow et Lex Luthor : Man of Steel, voici la toute dernière œuvre du duo Azzarello/Bermejo. Ce qui frappe, c'est que malgré les rapprochements évidents que l'on peut faire entre ces histoires, ces dernières ne se ressemblent pas. Le Batman d'Azza était un thriller sur les soldats en crise d'identités. Le Luthor était un portrait presque philosophique du personnage. Le Joker, quant à lui, s'inspire des films de gangsters.

Le tout est à la sauce DC bien entendu. On retrouvera donc de nombreux personnages de l'univers de Batman. On les verra même sous un jours assez différent de ce à quoi on a l'habitude. D'ailleurs, la chauve-souris est très peu présente dans l'ouvrage, mais on sent qu'elle n'est pas loin, qu'elle rode dans les alentours, attendant que le Joker face une erreur. C'est d'ailleurs un sacré tour de force de la part d'Azzerello : nous faire sentir la présence dans tous les esprits de Batman sans presque jamais le montrer dans les pages, toujours magnifiques, de Bermejo.

L'auteur prend donc le soin de respecter tous les codes propres à ces films de genre. Comme dans les métrages comme Scarface, Aniki (ou récemment American Gangster), on assiste progressivement à l'ascension de ce bad guy. On le suit faire ses premières manœuvres, écraser les factions inverses, monter en puissance, jusqu'à la chute, la déchéance, qui est inévitable et propre à tous ces films de gangsters.

C'est d'ailleurs en respectant ce schéma narratif qu'il arrive à nous faire ressortir le malaise qui imprègne Gotham City. Le Joker sort de prison, grandi en puissance, sème la destruction, puis s'autodétruit, enfin, Batman le stoppe pour le remettre derrière les barreaux. Jusqu'à ce qu'il s'évade à nouveau bien sûr. On sent derrière cette brève histoire un cercle vicieux. Cette escapade du Joker n'était pas la première et ne sera pas la dernière. Il fait partie de la ville, il n'est qu'une conséquence du déclin de Gotham.

L'auteur fait ici à mon sens mieux que Moore dans son Killing Joke. Je ne dis pas que ce Joker n'est pas sans défauts, mais Azzarello fait partie des rares qui ont su cerner avec justesse le personnage. C'est déjà beaucoup.

A disease that's older than any city. There will be always a Joker. Because there is no cure for him. No cure at all. ...just a Batman. Lire la suite...