Vient de commencer le volume 3 de l'excellente série de Brian Michael Bendis et Michael Avon Oeming. Je parle des sorties US bien sûr. Ceux qui suivent la série en France ne savent peut être pas que la série était au point mort depuis presque un an. Le dernier arc sortait ses épisodes au compte goute.Mais tout cela est derrière nous, nous assure Bendis qui tente de rassurer ses (nombreux) lecteurs. La série aurait déjà à peu près 5 numéros d’avance. De quoi repartir sur de bonnes bases en vue de l’arrivée de la série tv (sur FX, la chaine de The Shield).
Je ne vais pas trop m'étendre sur la fin du volume 2 qui fut riche en évènement et en révélation. Sachez tout de même qu’il y aura quelques changements de casting, même si certains personnages partis risquent bien de faire leur réapparition.
La fin du volume 2 montrait un univers en pleine dégringolade. Ici, le ton est moins dramatique, les choses sont plus calmes. Une nouvelle enquête s’amorce ici, et bien que les enjeux ne soient pas aussi importants que ceux des tomes précédents, cela n’en est pas moins inintéressant.
Déjà, on retourne fouiller dans le passé très riche de Walker. On replonge dans une Amérique qui sort tout juste de la seconde guerre mondiale. Walker fait donc partie de ces « héros » superstars qui ont joués un rôle décisif dans la chute du nazisme. Ce groupe de super-héros, pas peu fier d’avoir v
Encore une fois, Bendis s’amuse à nous montrer l’envers du décor de ce monde super-héroïque. Les protagonistes de ce premier arc se comportent avec arrogance et mépris en se cachant derrière leurs états de service. La question est, jusqu’à quel point Walker s’est-il laissé entrainer dans leur petit jeu.
Cette première histoire va donc jouer entre passé et présent d’une manière qui s’annonce plutôt intéressante. Fort heureusement, nous n’aurons plus à attendre 6 mois pour lire la suite.

Un autre aspect sur lequel on mérite de s’attarder est la manière dont les numéros individuels de Powers sont édités. En plus de l’histoire principale, Bendis ajoute une grosse partie de la revue destinée au courrier des lecteurs. L’auteur fait revivre cette bonne vieille tradition du courrier en publiant des lettres qui n’hésitent pas à parler franchement tandis que Bendis ne se prive pas de leur répondre d’une manière bien cassante. Le tout non dénué d’une bonne grosse dose d’humour. Cela contribue assez efficacement à rendre cette série plus vivante. Bref, sa rubrique courrier est un modèle dont beaucoup d’autres éditeurs feraient bien de s’inspirer.
Powers est donc bel est bien de retour. Certes, ce n’est pas trop tôt, mais ce premier numéro est à la hauteur de nos attentes.
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