mercredi 11 novembre 2009

Fantastic Four : "Solve Everything"

Is this total arrogance? Or is it honesty meeting responsability?
For too long I have hidden behind false humility and as a result ran from the things I was supposed to do.
I am the most brillant man in the known universe--my mind is a gift-- and when problems present themselves, it falls to me--I have a responsability to them.

I have failed everyone... and now the time has come to fix it.


Et si nous pouvions connaitre l'impact qu'auraient nos choix, que changerions-nous ? N'y a t-il pas ici le moyen pour retransformer le monde, le réparer de tout ce qui ne va pas. On essaye tous de rendre le monde meilleur, avec énormément de volonté, mais pourrait t-on arrêter tous les conflits, tout soigner, "tout résoudre" ?

Tout résoudre.
C'est ce qu'a en tête Reed Richards. Après la Secret Invasion, il ne peut pas s'empêcher de penser qu'il a eu une grande part de responsabilité sur ce qui est arrivé sur sa belle planète. Il se rend compte que ses actions peuvent avoir une portée sur les évènements de l'univers 616 plus importantes que quiconque.
A partir de ce constant, il fait une machine. Une machine pour tout résoudre, qui va lui donner les évènements de toutes les dimensions qui existent afin de pouvoir en retenir les variables et de voir ce qui marche et ce qui ne marche pas et comment son rôle dans l'univers a peu servir de facteur. Une entreprise très modeste donc.

Bon, je vous préviens d'emblée, ceux qui sont allergiques aux décalages temporels, voyages inter-dimensionnels et autres bizarreries métaphysico-galactiques peuvent s'éloigner tout de suite de ce tout nouveau départ que semble prendre la série. Je sais que justement ce qui énerve dans cette série ce sont les grandes manipulations cosmiques. Pourtant l'auteur ne va pas hésiter à s'emparer de ces concepts délicats, qui laissent souvent le lecteur de marbre, et les pousser à l'extrême. Le résultat est à double tranchant, si beaucoup de lecteurs resteront allergiques à ces voyages inter-dimensionnels, d'autres adhèreront à ces concepts mais seulement pour nous les voir sous un jour nouveau.

Après le run de Mark Millar, beaucoup (pas moi) s'étaient ennuyés en disant qu'il ne se passait pas grand chose, trop de scènes de famille, peu de bastons. Ici, Jonathan Hickman (Secret Warriors) va faire l'inverse : robots, Galactus, Celestials, clones, gantelets de l'infini... Et le tout simultanément à travers différentes dimensions.
Son run commence en réalité par une mini série labellisée à tort "Dark Reign". Certes, Osborn y fait une apparition, mais ce n'est pas vraiment le cœur de l'intrigue.

Il s'agit en fait d'un gigantesque "what if ?". Que ce serait il passé si les Illuminati n'avaient pas été formés, si la Civil War avait été évitée. Et surtout que ce serait-il passé si Reed Richard avait agit différemment ?
Reed essaye de trouver la réponse à toutes ces questions afin de comprendre ce qu'il peut faire pour changer le destin du monde qui n'a fait qu'empirer. Cette mini série n'apporte pas vraiment de réponse et n'est qu'une sorte de prélude au premier arc d'Hickman qui débarque sur la série à partir du numéro #570. Il se débrouille pour l'instant pas mal du tout et arrive malgré la surenchère de paradoxes inter-spatio-tempo-dimensionnels et autres à coller avec l'esprit de la série.

Bien sûr, tout n'est pas parfait dans ce début de run. Déjà que l'on frise l'overdose de dimensions, c'est dur de rester crédible lorsque l'on met des galactus et des gantelets de l'infini dans la même histoire. On sent par moment que c'est un peu too much. Mais au final, on arrive quand même à une histoire assez humble sur Reed Richards et son sens des responsabilités.

Le concept de "tout résoudre" est bon, l'auteur l'utilise à bon escient, mais on sent qu'il pourrait pousser la chose un petit peu plus loin. Il faut voir quelle tournure prendra la suite de son run mais pour l'instant Hickman me laisse l'impression que sa série est entre de bonnes mains.

3 commentaires:

Wade Wilson a dit…

Ca a l'air vraiment riche comme concept! J'aime bien les récits tortueux qui naviguent entre diverses dimensions, mais c'est surtout très casse-gueule! Apparemment sur le coup c'est plutôt réussi...

Matt Murdock a dit…

Oui et non.
Ce n'est pas si tortueux que ça. On est loin quand même des grands bouquins de science fiction.
Et ça reste les 4 fantastiques donc assez gentillet.

Mais oui, il évite de se casser la gueule, ce qui était loin d'être gagné.

Youtokine Toumi a dit…

Jonathan Hickman a fait des trucs vachement compliqués avant d'être appelé par Marvel. J'ai complètement décroché de son Pax Romana, et son Red Mass from Mars s'est brutalement arrêté. Par contre, Transhuman est marrant et plus accessible. En tout cas, on sent que ce mec est intelligent. C'est une bonne idée de l'avoir mis sur les FF que je cnsidère comme une BD qui commence à mal viellir. Il va peut-être apporter un sang vraiment neuf.