Durant tout le mois d'aout, j'avais mis en ligne une grosse rétrospective sur le personnage de John Constantine. J'avais passé en revue tous les grands arcs sauf un des plus importants : celui de Mike Carey.Pourquoi est-ce un des plus importants ? Tout d'abord car c'est un run assez long (7 tomes environ) et d'une grande qualité. Et de plus, c'est un run qui est en train d'être publié en Français chez panini. C'est donc un peu nul de ma part de parler longuement de la série Hellblazer une des parties les plus accessibles pour le lecteur français. Réparons donc cette erreur, surtout que l'avant dernier tome vient de paraitre en librairie.
Carey n'apporte pas vraiment de nouveauté sur la série. Peu de nouveaux personnages, presques pas de nouveaux méchants. Mais en même temps il va changer beaucoup de choses en se servant de ce qu'on fait les autres auteurs avant lui.
L'exemple le plus frappant est ce qu'il va apporter à Gemma, la nièce de Constantine. On ne la connaissant que comme enfant, la voilà en pleine fin d'adolescence prête à suivre les traces de son tonton John. Elle a déjà la malice et le sarcasme qui va avec, on la verrait sans mal succéder à notre héros.
Côté nouveauté, on tout de même le personnage d'Angie qui installera un peu de romance fort bienvenue dans la série. C'était pas gagné d'avance vu qu'Ennis avait tellement bien marqué le lecteur avec la très regrettée Kit Ryan. Jenkis après lui s'y était bien cassé les dents. Heureusement que Peter Milligan semble avoir pris une approche fort intéressante dans son run actuel.
Mais ce qui est bien dans le run de Mike Carey c'est que se sera de bonnes et très longues intrigues qui arriveront à bien s'entremêler entre les différents tomes.
On distingue deux grandes périodes dans ce run.
Sur les traces du Shadow Dog...
Les tomes Sépulcre Rouge, Fleurs noires et Droit dans le Mur sont liés par un mystérieux chien fantôme qui apparait avant chaque signes d'apocalypse. Il s'agit sans doute d'un démon extrêmement puissant que John va se mettre à traquer.Son enquête le fera voyager pas mal autour du globe et donnera lieu à des rencontres surprenantes. D'ailleurs, Mike Carey aura la bonne idée de nous ressortir ce bon vieux Swamp Thing, un des tous premiers "ami" de Constantine.
Au final, ce sera une intrigue plus riche en rebondissement que ce qu'elle laissait supposer. Le milieu de Droit dans le Mur offre un bon gros retournement de situation plutôt bien pensé.
Constantine devra redoubler d'efforts pour échapper au piège dans lequel il s'est si vite précipité.
Down in the Ground Where the Dead Men Go
La première partie était fort satisfaisante, mais c'est dans cette second période que Carey va
se surpasser. Avec Chemin de Croix (qui fait la transition entre les deux histoires), De Quoi se Réjouir (sorti très récemment en France) et Down in the Ground Where the Dead Men Go (pas encore traduit) on rentre dans un arc beaucoup plus porteur pour les fans que nous sommes.Afin de se sortir d'une situation périlleuse, John va faire un pacte avec une démone aux intentions vraiment sournoises.
A partir de là, c'est vraiment la catastrophe pour notre héros. Le tome De Quoi se Réjouir aborde le numéro #200 de façon assez originale. Mais les répercussions seront assez gigantesques. Je n'en dis pas trop, mais le périple conduira John jusqu'au fin fond de l'enfer, et je le dis littéralement.
C'est aussi là que l'on se rend compte à quel point Carey se sert des auteurs avant lui pour faire évoluer son personnage. La famille de Constantine est mise au premier plan, mais l'on retrouve aussi des nemesis bien connus de la série dont le retour du First of The Fallen qui n'avait pas été aussi bon depuis le départ d'Ennis. Mais il n'y a pas que ça. Aussi il est recommandé d'avoir lu le tout début de la série montrant le clash entre John et Nergal. Carey ira même jusqu'à utiliser certains éléments de l'ère pourtant assez peu glorieuse de Paul Jenkis. Qu'elle soit bonne ou mauvaise, Carey ne fait pas abstraction de la continuité et s'en sert comme base pour rendre la série meilleure. Un concept qui n'a pas vraiment été compris chez certains arachnophiles.
Bien sûr, le profane pourra apprécier cet arc sans connaitre toutes les subtilité des 200 épisodes précédents, mais pour les fans, la valeur ajouté est immense.
Le Don
Notons qu'à la fin de ces histoires, Carey termine son run par deux petits épisodes en stand
alone qui nous montre qu'il a tout compris à l'essence du personnage. C'est avec brio qu'il quitte la série, mieux que comme il avait commencé, la toute dernière scène étant très belle.Mike Carey aura donc fait du bon boulot sur Hellblazer avec des épisodes qui tout en étant assez accessibles pour les néophytes, deviennent très vites incontournables pour les fans.
1 commentaires:
Salut appréciant moi aussi la série Hellblazer, je suis très heureux de lire sur ton blog un dossier complet sur cette série. Mon anglais étant très "mauvais", je ne lis que la version française mais j'avoue avoir été très surpris par ton dossier dont j'apprécie beaucoup le contenu ! Donc merci pour ce point de vue et ces explications pour cette oeuvre vraiment majeure dont j'attends la traduction des futurs volumes avec impatience donc merci bien et à bientôt sur ton blog et bonne continuation !!! Vincent
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