Les choses évoluent vites dans la DMZ. Après les élections mouvementées du tome 6, Brian Wood rééquilibre les différents rapports de forces.Depuis le début de la série, nous avons rencontrés différentes factions : patriotes, militaires, yakuzas et mêmes des écolos. Il était venu le temps de les voir enfin interagir sur ce gigantesque échiquier politique qu'est ce New-York ravagé.
Parco Delgado, fraichement élu, décide de se faire sa place dans les différents cercles de pouvoir. Il bénéficie d'une certaine aura et d'un fort élan de popularité, mais cela va t-il durer ? Mais il doit se méfier, car ses adversaires n'attendent qu'un seul faux pas de sa part pour l'éliminer du circuit.
Quand à notre héros, Matty Roth, il ne sait plus vraiment où se situer. Il commence à avoir des doutes sur le candidat qu'il a jadis soutenu. En effet, Delgado est comme ces présidents d'Amérique du sud qui savent jouer sur la corde populiste sans que l'on soit vraiment sûr de leurs véritables intentions.

Et notre journaliste a pourtant perdu son "impartialité" journalistique pour ce candidat. Mais at'il misé sur le bon cheval ?
DMZ revient très en forme dans ce tome. La série avait connu une période creuse ces derniers temps, mais Brian Wood reprend ce qui avait fait le succès des premières histoires, à savoir des manipulations, des luttes de factions réservant de multiples rebondissement. Et au milieu Matty qui se fait balader tout en essayant de garder la tête hors de l'eau.
Mais contrairement à notre héros, chaque faction agit dans un objectif bien déterminé. Chacun de ces groupements à un agenda ou un but secret inavoué. Mais pas ce cher Roth. Qu'est ce qui le pousse donc à se mêler de ces conspirations qui ne le regarde pas. Quel but poursuit-il donc ? Sait-il seulement ce qu'il veut ?

Bref, il en ressort une histoire assez prenante, Wood soigne son intrigue sans délaisser ses personnages. Malgré le déferlement de personnages clés de la série, l'auteur prend le temps de bien nous faire saisir ce qui fait tiquer chaque protagoniste. On se rend compte à quel point en une quarantaine d'épisode, notre scénariste a su bâtir un univers extrêmement riche.
Avec ce War Powers, DMZ atteint le niveau très élevé qu'elle avait à ses débuts. Brian Wood a bien pris le temps de poser les bases de la série, il semblerait que maintenant l'on rentre dans une phase beaucoup plus intéressante.
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