Mais parfois, le succès est la pire chose qu'il puisse arriver à un comics ou à une BD. Cela lui monte à la tête et devient ce gros produit adapté pour un public le plus large possible et qui perd tout se qui faisait son intérêt au premier abord.
Voici quelques exemples assez communs.On s'arrêtera à 3 seulement, même s'ils ne manquent pas. Je suis sûr que chacun a en tête un exemple qui lui est proche.
Prison Break
Cette série est l'exemple type des œuvres victimes de leur succès. On a une très bonne première saison. Comme c'est très bien, les gens regardent. Mais au lieu de s'arrêtter on prolonge le fil rouge de manière impossible jusqu'à ce que cela en devienne ridicule. On pousse le spectateur à bout jusqu'à ce qu'il ne soit plus humainement possible de regarder cette série sans avoir mal. Quand la saison 4 se termine, on est soulagé. Un peu comme voir une bête souffrir à l'agonie jusqu'à ce que quelqu'un se décide enfin à l'achever.XIII
Il fut un temps où XIII était une bonne BD. On bon scénario digne des meilleurs romans. Des conspirations, du mystère. Les douzes premiers épisodes étaient d'une qualité indéniable. Mais comme la plupart des séries à succès, XIII ne sut pas quand s'arrêtter. Van Hamme continua sa série bien au delà de ce qu'il aurait dût.Au final, les 5 derniers épisodes sont une lente torture. On regarde notre héros pédaler dans le vide face à un scénario inintéressant au possible. Il n'y a même plus de mystère et le méchant n'est qu'un bureaucrate mafieux corrompu. Pas de quoi foueter un chat. Le pire est la fin, les évènements s'enchainent sans aucune cohérence et la fin est banale au possible. Aucun intérêt pour une série qui n'avait pourtant pas peur de surprendre le lecteur à ses débuts.
La série XIII connait deux spin-off : après une bio de La Mangouste, Dargaud se met à éditer une bio de la vie d'Irina. Autant dire qu'à ce stade, la vie de ces persos là, on en à rien à foutre. Mais apparemment, comme ça marche ils n'ont aucune raison de s'arrêter là.
Kick-Ass
Mark Millar sait frapper fort. Il nous a pondu une très bonne série. Les lecteurs pour récompenser cette œuvre ont acheté en masse le comics. Mais voilà que le succès monte à la tête de la série. L'épisode #3 n'était même pas sorti qu'un film était sur les rails. La série est prolongée et les retards s'accumulent (probablement pour avoir un TPB qui sort en même temps que le long métrage).Fort heureusement, la qualité de la série n'a pas souffert. Les épisodes restent très bons, voir excellent. Malheureusement, on a droit à un épisode tous les 5 mois. C'est une manière curieuse de remercier les fans qui ont rendu ce beau parcours possible.
Et vous, vous avez des exemples en tête ?
8 commentaires:
X-files aurait dû s'arreter bien plus tôt. les héritiers de Frank Herbert n'auraient jamais dû amplifier l'univers de Dune de romans inutiles.
En terme de série TV, je pense principalement à Heroes qui a suivi le même chemin que Prison Break. Et même si le volume 4 a tenté de redresser un peu le niveau, la magie s'est estompée. D'ailleurs les chiffres du démarrage de la saison 4 (à peine 6 millions) le montrent bien.
Pour les comics, je dirais que le personnage de Wolverine est le parfait exemple de ce qui ne faut pas faire. A force de le voir dans 15 publications par mois, on est blasés sachant qu'il ne peut rien lui arriver de grave.
Entièrement d'accord pour Prison Break, je n'ai pas réussir à aller au-delà du 3ème épisode de la 4ème saison...
Il doit y avoir un effet 4, quand on regarde le dernier Die hard ou le dernier Terminator...
Il y a quand même des séries comme Six feet under, Shield, Médium ou Desperate Housewives (et je dois en oublier) qui ne baissent pas de régimes. Six feet under c'est un sans faute ! Les autres j'ai pas vu la fin mais c'est très bon plus de 4 saisons.
Si tu veux des exemples, le cinéma n'en manque pas. Les suites réussies sont l'exception qui confirme la règle dans ce domaine:
Alien: un beau gachis. Partir d'un chef-d'oeuvre de la SF pour finir avec Alien vs. Predator, y'a des baffes qui se perdent...
Star Trek: malgré les nouvelles séries plus ou moins réussies, les films entre Star Trek II et le reboot de J.J. Abrams, c'est plutot de la merde, non?
James Bond: la franchise a commencé à décliner dès que Sean Connery a commencé à en avoir marre du rôle, soit après Thuderball! J'adore Casino Royale et j'essaie d'oublier tout ce qui a été fait par Moore, Dalton et Brosnan
Et last but not least: dans le genre "j'aurais dû m'abstenir", vous connaissez George Lucas?
Heureusement il y a aussi les séries qui connaissent l'effet inv erse, qui est le sens d'évolution plus logique, qui sont passés de séries sans prétention à Très bonnes séries je pense notamment à New York 911 ou Supernatural.
Pour ce qui est des James Bond, on pourrait débattre longtemps car j'ai l'impression qu'on a tous un avis différent sur les divers films.
Heroes : oui, ça a été très douloureux à regardé jusqu'à la deuxième moitié de la saison 3. Faut voir si ils arrivent à redresser le tir. Mais en effet, au vue des audiences, la confiance semble perdue.
Six Feet Under ou The Shield, il s'agit plus d'un succès critique qu'un succès public. Ce sont des séries du câble, et les règles ne sont pas les mêmes règles du tout.
Heureusement, la règle ne s'appliquent pas à chaque fois. Mais le succès n'est pas toujours ce que l'on peut souhaiter de mieux à une bonne série.
Parfois, le matériau est si dense que, même sans trop d'imagination, on parvient à produire quelques saisons cohérentes, bien que moins savoureuses et percutantes qu'avant. Un bon exemple est Urgences, que j'aime beaucoup, mais qui a perdu son âme avec la mort de Greene. Ensuite, malgré quelques "coups", c'était souvent poussif (j'ai même arrêté de regarder vers la 13e saison) et Abby pourrissait l'ambiance avec son personnage insupportable. La dernière saison a malgré tout était plutôt bien conçue mais, quand on y regarde de plus près, on s'aperçoit que les épisodes ne sont que des remakes habiles d'anciens.
Mais il faut reconnaître qu'il y a de très bonnes équipes dans la prod, bien que le meilleur exemple de longévité dans la qualité demeure les Simpson. En revanche, Desperate... euh, j'ai laissé tomber sans regret. Pourtant j'aimais beaucoup.
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