
Attention. Cet article contient des spoilers à propos des éventuelles répercussions de la fin du volume 1 sur la série. Peter Parker serait-il une autre victime de la boucherie Ultimatum ? Cliquez donc à vos risques et périls.
Hop ! C’est reparti ! Bendis ne recommence pas à zéro. Rassurez-vous, pas de Mephisto, pas de clone ou d’autres stratagèmes débiles pour remonter dans le temps. Le début de ce volume 2 consiste juste à repartir sur de nouvelles bases sans faire abstraction des 135 numéros précédents.

On doit donc plus considérer ça comme une « saison 2 » que comme une nouvelle série. Encore heureux donc, puisque tout ce qui a déjà été fait ne part pas à la poubelle.
Par contre, l’on peut s’attendre à de grands changements. Si les aventures semblent les mêmes, Bendis change carrément de formule. Le lecteur attentif s’apercevra que les choix qui ont été faits ne sont pas anodins.
Tout d’abord, ce qui saute aux yeux c’est bien sûr le remplacement d’Immoen par David Lafuente. Et là, il faut dire que cela fait un peu un choc. Non pas que ce soit moche, loin de là. Mais la tonalité des dessins change radicalement. Le trait est léger, c’est très coloré. Ce mois-ci est d’ailleurs sorti en français un annual dessiné par Lafuente. Vous pourrez donc facilement vous faire une idée de ce qui vous attend. Moi, ce qui m’a marqué c’est la proportion des visages. Que ce soit dans les yeux ou les expressions, cela fait très manga, et je pense que c’est parfaitement voulu par les auteurs en question.
Mais la tonalité ne change pas que pour les dessins. Bendis instaure une nouvelle dynamique autour de notre héros. Là on rentre presque dans une forme de « tout le monde il est beau, tout le monde in est gentil ». Spider-Man est salué par les policiers, sa vie sentimentale (grosse surprise d’ailleurs !) est bien remplie. Parker à même la bénédiction de sa tantine. Pour nettoyer son costume, il lui suffit de le mettre dans la pile de linge sale et la brave May s’occupe du reste. Bref, ce premier épisode donne un ton pépère et très gentillet.
Autre détail qui fait un peu sursauter : on apprend que Peter a toujours 16 ans ! C'est-à-dire le même âge que quand il s’est fait piquer par l’araignée (a moins que ce soit 15, dites moi si je me trompe). Surtout que Bendis annonce une ellipse narrative de 6 mois entre le volume 1 et le volume 2.
D’accord, c’est important que le héros reste jeune, mais il ne faudrait quand même pas exagérer.
Bref, il ne s'agit pas vraiment d'une remise à plat, mais d'une réorientation. Il est encore trop tôt pour s'avancer, mais j'ai l'impression que ce volume 2 vise une nouveau type de public. Et peut être que je n'en fait pas parti.
1 commentaires:
Extrêmement déçu par ICSP#1, surtout après Ultimatum où la série était très bonne. Le dessin tire sur le manga, sans doute pour attirer un plus jeune lectorat, mais du coup certains visages sont vraiment moches. Tante May qui accepte le costume est logique: son neuveu est un héros de guerre !
Sa vie amoureuse et son nouveau job étaient dde vraies bonnes surprises, mais entre le dessin et le ton général de la nouvelle série je racroche là.
Enregistrer un commentaire