samedi 22 août 2009

Hellblazer : Quelques Spin-off

Comme toutes les séries à succès, l’éditeur tente de vendre quelques épisodes supplémentaires par-ci par là. L’intérêt de ces minis séries reste très variable. Parfois c’est une franche réussite, parfois le projet manque cruellement d’intérêt.

Je n'ai pas lu Papa Midnite, c'est donc assez logiquement que je n'en parle pas...


All His Engine
(Toutes ces machines)

Ce premier spin-off existe en français chez panini. Il est écrit par Mike Carey et d'une grande qualité. D’ailleurs, je ne comprends pas vraiment pourquoi il est considéré comme un spin-off puisqu’il rentre parfaitement dans la continuité de la série.
Peut-être qu’il est sorti au moment du film (l’histoire dans celui là se déroule comme par hasard à Los Angeles) et que vertigo espérait avoir un titre supplémentaire à vendre.
Dans ce tome, John va devoir contrer une mystérieuse épidémie frappant le monde entier. Cette épidémie est bien entendu liée à un démon et est bien évidemment vraiment dangereuse contrairement à certaines grippes très à la mode à la tv ces derniers temps…
Bien que ce soit un spin-off, les éditeurs se sont vraiment appliqués. Les dessins sont magnifiques et l’intrigue plutôt bien ficelée.
Malgré tout, cela reste une histoire assez banale de Hellblazer. Je dirais même que le scénario respecte la structure « type » de cette série. On a droit à un accrochage classique entre Constantine et un vilain démon. Le tout étant de savoir qui manipule qui. En fait, ce tome est parfait pour se faire une idée de à quoi ressemble la série.
Toutes ces Machines ne sort pas des sentiers battus, mais reste d’une qualité indéniable.



Lady Constantine

Là, ça se gâte. Durant la série, on apprend qu’il y a eu de nombreux Constantine avant ce cher John. Vertigo en profite donc pour nous parler des aventures de Johanna Constantine, alchimiste de talent, 200 ans avant notre ère. Cette dernière est embauchée par la royauté pour retrouver la fameuse boite de Pandore.
C’est un Andy Diggle malheureusement peu inspiré qui se charge ici du scénario. Cette histoire manque cruellement d’intérêt. Le but était de montrer une héroïne proche de John. L’aventure est parsemée de nombreux clins d’œil vers la série mère, je pense d’ailleurs que c’était l’unique but de cette mini série.
L’humour bien présent tente de sauver les meubles, mais cela ne suffit pas face à la linéarité du reste de l’intrigue.
La fin n’est même pas satisfaisante, puisqu’elle reste très ouverte pour une suite que l’on n’aura même pas envie de lire.
Bref, on peut s’en passer. Fort heureusement, Diggle fera du bien meilleur travail lorsqu’il sera sur la série "mère".


Chas : The Knowledge


Everyone’s going somewhere… …except for the bloody driver.

Pour les profanes, Chas est chauffeur de taxi. Il est le meilleur pote de John et détient un record de longévité. En effet, les amis autour de Constantine ont tendance à disparaître assez rapidement.
Difficile de considérer Chas comme un sidekick. Ce dernier est grognon, râleur et se contente surtout de conduire John d’un endroit à un autre, ce dernier étant apparemment incapable de se conduire lui-même. Chas est souvent à l’écart, il reste spectateur et se mêle rarement des problèmes de John. Il conduit, c’est tout.
Sauf que pas de bol, John va partir « chasser le démon » à Ibiza aux cotés d’une très jeune et plantureuse demoiselle.
Pas de bol, c’est justement à ce moment là qu’un démon va faire son apparition dans les rues de Londres.

La réussite de cette mini série vient du fait que l’on sent que ce n’est pas juste un spin-off pour rien. L’auteur va réussir à imposer un concept intéressant : le knowledge. Il s’agit d’un examen officiel que tous les taxis londoniens doivent passer. Ils doivent apprendre les 25 000 rues de Londres par cœur. Les origines de ce test sont très anciennes et l’intervention de ce démon sera mystérieusement lié cet examen.

Cette histoire est intercalée avec quelques passages hilarants des vacances de Constantine qui se la coule douce pendant que son pote devra ménager vie conjugale et chasse au démon.

Chas : The Knowledge ne révolutionne rien du tout. C’est juste une petite histoire plaisante avec action, suspense et beaucoup d’humour.
J’en demande pas plus.

1 commentaires:

Francis Bob Ponge a dit…

"Toutes ses machines" est le titre qui m'a fait découvrir le magicien rieur il y a deux ou trois ans, et j'ai donc une certaine affection pour ce titre trés beau (Manco est un mapitre) j'aurais aimé que ce soit encore plus long! Les répliques sont cinglantes, les stratégies carrément diaboliques, je trouve que le démon manque un peu de charisme et d'originalité. Mais bon dieu qu'est-ce que j'adore ce dessin...

Je ne connais pas LAdy Constatntine mais elle apparait dans un épisode de SAndman de Gaiman (un auteur que je surnomme parfois "Dieu"...oui j'assume) en VF, c'est dans le tome 9 je crois.