Comme vous le savez, Hellblazer a été adapté au cinéma sous le titre de Constantine avec Keanu Reeves dans le rôle titre.Que vaut ce long métrage ? En trois mots : Pas grand-chose.
Si ce n’est le nom du héros, on peut difficilement faire le lien avec le comics. Car ce film n’est pas du tout, mais alors là pas du tout fidèle au personnage d’origine.
L’action est déplacée de Londres à Los Angeles. Tout le charme British disparaît. L’univers fantastique très vaste de la série se limite dans le film à la traditionnelle lutte anges/démons. On a même droit à quelques leçons de catéchismes protestantes pour que John comprenne enfin « que dieu a un plan pour chacun de nous ». Et le jeu de Keanu se limite à un héros blasé qui se fout de tous. Alors que le personnage du comics sait se comporter comme un vrai enfoiré manipulateur qui n’hésite pas à trahir son entourage.
Mais tout n’est pas à jeter dans ce film non plus. On ne passe pas un mauvais moment. Ce n’est pas une bouse, même s’il échappe à ce titre de peu. Il y a un semblant de scénario, un ou deux rebondissements sur la fin, et quelques bonnes idées par-ci par-là. D’ailleurs, notons que ces quelques bonnes idées sont elles tirées directement du run de Garth Ennis.
Il y a selon moi dans ce film une scène qui veut tout dire et qui montre clairement le gouffre entre les deux matériaux. Dans le comics, après s’être débarrassé de son cancer, John continue de fumer plus vigoureusement que jamais. Alors que le Keanu échange ses clopes contre des chewing-gum. C’est de mon point de vue le signe de soumission ultime qui prouve que le John du film n’arrivera jamais à la cheville de notre vrai Constantine.
L’adaptation de l’adaptation
Ce que vous ne savez peut être pas, c’est que qu’il y a un TPB intitulé « The Hellblazer Collection » qui reprend les évènements du film en comics.Bien entendu, le héros reprend les traits du Keanu et il s’y passe exactement la même chose que dans le film. On ne voit pas trop l’intérêt. Scène par scène il s’y passe la même chose.
Donc résumons : on a une très bonne bd qui a été mal adaptée en un film très moyen. Et ce film très moyen a été réadapté en un comics franchement nul. C'est le niveau zéro de la bande-dessinée.
Je crois que l’on atteint ici des summums de la connerie.
Le reste du TPB, conscient de son inutilité, essaye de rattraper les pots cassés en mettant quelques épisodes par-ci par là venant d’autres histoires plus connues. Seulement, ce sont des histoires incomplètes. Bien entendu, le but est de vous faire acheter les autres TPB reprenant des histoires complètes. En gros, on nous fait payer pour recevoir de la publicité. Ils ont fait très fort sur ce coup là…
Notons tout de même la présence d’un épisode en stand-alone de Neil Gaiman qui est lui très réussi et édité nulle part ailleurs. Mais ça fait cher les 22 pages, car le reste n’a vraiment aucun intérêt.
1 commentaires:
Je n'ai vu que le film et quelques trucs sont drôles: le meilleur ami du héros meurt à la fin (oh surprise.) et Constantine, après avoir sauvé le monde, se tire parce que c'était une longue journée et qu'il y a peut-être un truc sympa à la TV. Le corps mort de son ami à peine sorti de l'enfance ? Rien à foutre, on le laisse avec les démons ! De toute façon, il était chiant et laissait des miettes dans la bagnole...
Enregistrer un commentaire