Dernier arc du run d’Azzarello. L’auteur ne change pas de style mais arrive quand même à relever un petit peu le niveau.Ce tome est en deux parties. Durant la première, John va enfin retrouver la personne qu’il recherchait : la veuve de l’homme qu’il aurait tué. Grosse surprise pour John lorsqu’il découvrir que cette dernière est maintenant affiliée à un groupe de néo nazis.
Encore une fois, tout en restant passif, John arrive à bouleverser tout son entourage par le seul fait de sa présence. Cela reste tout de même assez décevant, car beaucoup trop proche de ce qu'il aait fait deux tomes plus tôt.
On aura quand même droit à quelques phrases assez bien senties digne du talent de dialoguiste d'Azzarello.
- Please don’t hate me, John. - Hate you? Thas’a lot a trouble, takes commitment. Perhaps I should. But you jus’ain’t worth me effort.
C’est dans le dernier arc que l’auteur se montrera un petit peu plus brillant. Azzarello va nous construire une grosse manipulation assez compliquée. Toute l’histoire fonctionna par flashback et vraiment il faut bien s’accrocher pour suivre. Cette fois l'intrigue est bien construite et l'on a droit à un semblant d'explication sur le fil rouge que l'auteur avait développé tout du long.
D’ailleurs c’est dommage que ce dernier tome n’est pas été traduit car ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile à lire en anglais.
La fin de son run parait très abrupte, cependant, j’aime beaucoup la façon dont l’auteur arrive à clôturer parfaitement son intrigue juste par une petite phrase comme Azzarello sait si bien les sortir.
En résumé, ce ne fut pas un mauvais run, mais il déçoit par moments. Cependant, il ravira sans aucun doute les inconditionnels de l'auteur.
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