Passons donc à la période d'après : Denise Mina.
Empathy is the Enemy
(et The Red Right Hand)
Après Mike Carey, c’est au tour de Denise Mina de prendre le relai pour un petit run d’une douzaine d’épisode.
Cette dernière est réputée dans le monde de la littérature mais n’avais encore jamais écrite de comics. On pouvait craindre les erreurs de débutants, mais fort heureusement il n’en est rien.
John ne s’est toujours pas remis des évènements du run précédent. Il décide de mettre un frein sur la pratique de la magie. Mais un certain Chris Cole va lui demander de l’aide, celui-ci est frappée par une malédiction fort troublante. Il s’agit d’un sort qui rend les gens empathiques les uns aux autres. Chacun ressent les émotions de toutes les autres personnes rencontrées ou présentes dans une pièc
e.Mais si certaines émotions sont fort agréables à partager, d’autres peuvent s’avérer plus dangereuses : haine, culpabilité colère, dépression. Si ces sentiments deviennent trop forts ils peuvent pousser au suicide voir même vous détruire l’esprit.
John va donc partir à la recherche du mystérieux magicien à l’origine de cette incantation. Notons que Mina n’est pas Britannique mais Ecossaise. C’est donc tout naturellement que John Constantine prendra la route de Glascow dans une histoire riche en rebondissements.
La qualité de toute la première partie du run de Mina est qu’elle sait conserver ce qu’il faut de mystère. Et elle nous dévoile petit à petit les bases de son intrigue. C’est donc une petite enquête assez prenante à suivre et plutôt bien menée.
L’auteur arrive également bien à nous faire comprendre que l’on est plus à Londres. L’ambiance « Scotish » est bien présente et adapte les mythes et attitudes qui vont avec. Paysages, architectures, on ressent bien le dépaysement.
D’ailleurs, le dessinateur Leonardo Manco ne manque pas de talent et parviens sans problème à imposer un climat envoutant.

C’est dans la deuxième partie du run de Mina que le ton change. L’arc The Red Right Hand fait directement suite à Empathy is the Enemy. Cependant, l’enquête est remplacée par une ambiance d’apocalypse assez classique. John va encore devoir sauver le monde pour une énième fois.
Cette deuxième partie ne manque pas non plus d’humour. On sent que notre héros est complètement blasé. D’ailleurs, s’il accepte d’aider uniquement pour éviter une pénurie de cigarette et son sevrage forcé. L’issu de l’humanité sera d’ailleurs étrangement lié à un match de football. Mina sait jouer sur les deux tableaux en apportant ce qu’il faut de tension mais en l’atténuant par des scènes presque comiques.
C’est de très bonne qualité, mais on sent le déjà vu. Il rappelle par certains aspects le Starring at the Wall de Carey.
Mais au final, l’auteur respecte bien la thématique de son œuvre, à savoir l’empathie. Qu’est ce qui nous pousse à nous lier aux gens ? Quels sentiments partager ? Mina suit tout le long cet angle et apporte des scènes intéressantes, voir même émouvantes.
3 commentaires:
I will not acquiesce in on it. I over polite post. Particularly the title attracted me to be familiar with the whole story.
Amiable dispatch and this fill someone in on helped me alot in my college assignement. Gratefulness you as your information.
Well I acquiesce in but I contemplate the brief should prepare more info then it has.
Enregistrer un commentaire