Maggie was just a confused kid running from her past mistakes. But maybe her mistakes were bigger than I had figured. Or maybe she'd rune too far in the wrong direction.Il est temps d'entamer ma rétrospective sur les œuvres moins connues d'Ed Brubaker. La majeure partie de son travail a déjà été passée en revue sur ce blog. Vous pouvez d'ailleurs y accéder grâce à la rubrique "dossiers" à droite de l'écran.
Maintenant, intéressons à ce qu'il a écrit avant qu'il ne devienne connu, regardons comment l'auteur à débuté dans le monde des comics avant d'atterrir chez Marvel. Il y a du bon et du moins bon dans son travail, mais il serait regrettable de les négliger car c'est à travers ces œuvres que l'on se rend compte comment l'auteur a pu devenir ce qu'il est aujourd'hui.
Scene of the Crime a une petite dizaine d'années. Le bouquin regroupe quatre épisodes et demi formant une intrigue complète. La bande de Bru semble être au complet : aux dessins on retrouve Michael Lark (Daredevil, Gotham Central) et à l'encrage Sean Philipps (Criminal, Incognito). Bref, le monde est petit chez notre auteur.

Côté histoire, Brubaker n'est pas allé chercher très loin non plus. C'est un détective privé, qui doit retrouver une personne disparue, puis viens se coller une affaire de meurtre qui va remuer de sombres fantômes du passé. On a donc au premier abord quelque chose de très classique tout en faisant référence aux grands classiques du genre. Notre écrivain va même pousser le vice jusqu'à casser le nez de son privé pour lui donner un air de "Chinatown". Il nous ajoute aussi quelques références à Hammet par-ci, par-là. Il ne manquerait plus qu'un faucon maltais et ce serait la totale.
Mais l'on aurait tort de ne voir dans ce Scene of the Crime juste une compilation de clichés hollywoodiens. Car l'intrigue de ce polar reste tout de même assez solide et fortement ancrée dans un monde contemporain. Le thème principal est assez bien exploité et nous avons droit à nos petits rebondissements.

Mais au final, au delà des "twist" et des "whodunit", Brubaker nous raconte des drames. Des histoires de familles brisées par des évènements dont ils n'ont pas le contrôle. C'est une histoire crédible, avec des personnages secondaires ayant une réelle consistance et non des clichés de films de détectives.
Du coup, bien que ce polar sans grand intérêt ne restera pas dans les annales du comics, c'est surtout par son aspect "humain", qu'il aura retenu mon attention.
A venir : Dead Enders : Stealing the Sun, Sleepers, A Complete Lowlife




1 commentaires:
Ca fait bien longtemps que j'ai lu cette histoire. J'en ai un souvenir très flou, mais très positif.
Keep up the good work, Matt. ;)
Enregistrer un commentaire