J'ai été assez absent ces dernières semaines. Je ne vous ai pas parlé de Walking Dead 8, ou du dernier Sandman. Mais je n'ai pas vraiment besoin de le faire puisque vous les avez probablement déjà lus. A la place, je vais vous parler d'une série dont on parle moins. J'ai d'ailleurs l'impression d'être le seul à la chroniquer (ou à la lire d'ailleurs). Ceux qui consultent régulièrement ce blog savent déjà que Scalped est une très bonne série. Mais je vais en rajouter une couche quand même. Car si je ne parle pas de ce tome 4, je me demande bien qui d'autre le fera ?Ce quatrième tome regroupe les épisodes 19 à 24. C'est bien sûr toujours scénarisé par Jason Aaron, par contre, pour les dessins, en plus de R.M. Guéra, nous avons droit à la présence de Davide Furno qui va nous illustrer les deux premiers épisodes. Car ce tome contient deux histoires différentes, bien qu'assez proches l'une de l'autre.
Notons que nous avons droit à une préface du grand Ed Brubaker. Préface assez classique, mais fort bienvenue. C'est lui qui m'avait incité à lire cette série au départ dans son courrier des lecteurs de Criminal.
The Boudoir Stomp (#19-#20)

On commence par une petite histoire en deux épisodes seulement. Cette fois, l'auteur va s'intéresser à la fille de Red Crow. Cette dernière mène une vie de débauche entre drogue et coups d'un soir. Pour compliquer le tout, Carol va entretenir une relation avec Dashiel Bad Horse, le "héros" de la série.
Cette histoire remonte pas mal d'années en arrière et nous explique ce qui s'est passé de si dramatique entre elle et son père.
Mais l'intérêt de ce mini-arc ne s'arrêtte pas là. A travers le passé de Carol, on comprend mieux les difficultés que celle-ci a pour communiquer avec son nouveau copain. Au delà de l'histoire, c'est plus la narration d'une relation entre deux personnes complètement bousillées, qui aimeraient se rapprocher l'un de l'autre sans vraiment y parvenir.
extrait n°1 :

The Gravel in your Guts (#21-#24)
Cette fois, cela devient beaucoup plus sérieux. Les quatre épisodes restant vont se centrer sur Red Crow lui même, le bad guy de la série. Mais est-il vraiment si méchant que ça ? Oui, il l'est. Mais il a ses raisons. Il a un but à accomplir. Voir prospérer sa réserve est tout ce qui lui importe, même si il doit commettre les pires atrocités sur le chemin.Mais va s'offrir à lui une chance de rédemption. On lui confie la mission de conserver les cendres de Gina Bad Horse. La tradition indienne veut que celui qui garde les cendres doit rester digne et bon, sinon l'âme du défunt ne trouvera jamais le repos. Va t-il pouvoir gérer et protéger sa réserve tout en adoptant un tel comportement ?
La rédemption, Lincoln Red Crow la cherche depuis un moment, mais c'est un luxe que
l'on ne peut pas toujours se permettre...Aaron nous offre un portrait presque émouvant de son personnage. Malgré toutes les horribles choses qu'il a fait pour arriver là où il est, on ne peut s'empêcher d'éprouver de la sympathie pour le bonhomme. En quatre épisodes, l'auteur cerne parfaitement son personnage. C'est d'ailleurs la grande qualité de cette série : être capable d'écrire un thriller solide autour de personnages parfaitement crédibles et désespérément humains.
Extrait n°2 :
-
-
-
-Aussi, en guise d'extrait, je remet une citation de la semaine que j'avais mise en ligne il y a un moment déjà.
3 commentaires:
Je lis également Scalped! Mes critiques des 2 premiers TPB sont sur Amazon.fr
Les personnages sont remarquablement bien écrits et le dessinateur principal RM Guera, est très doué.
Petite question : j'ai eu un peu de mal à comprendre la signification du titre de ce TPB. Aurais-tu une traduction à proposer ?
On est deux comme ça.^^
En fait, c'est une phrase prononcée par Red Crow durant l'épisode #22 (page 82 si t'as le TPB).
Il regarde le sac de Gina et se met à lui parler en soulignant le fait qu'ils avaient de nombreux points communs.
Je cite :
We were too much alike, Gina. You woulda never admitted it in a million years, but it's the gospel truth.
Too quick-tempered. Too full of ourselves. Too much damn gravel in our guts. On pourrait traduire ça par quelque chose du genre "trop de rage dans nos tripes".Maintenant que tu m'y fais penser, c'est un titre qui colle bien à cet arc. Toute l'histoire consiste en un Red Crow qui essaye de devenir respectable mais qui est rattrapé par ses instincts. Chassez le naturel, il revient au galop.
C'est mon interprétation. Elle est peut être complètement à côté de la plaque...
Et non, tu n'es pas le seul à lire cette série, ni même le seule à la commenter. J'en parle sur Comics from Mars.
En tout cas, excellente série, une de mes préférées du moment. Je reviendrai lire ta critique en détail une fois que j'aurais lu ce tome 4.
Très bon blog, d'ailleurs. ;)
Enregistrer un commentaire