Jacob était faussaire. Certains se souviennent d'ailleurs peut être de lui, il aidait Tracy Lawless à se procurer de faux papiers d'identités dans le tome 2. Et oui, c'est un petit monde l'univers de Criminal. Tout commence à se recouper.Mais maintenant Jacob s'est rangé, il ne fait plus de faux papiers, il dessine des strips. vous savez, ces petites bandes-dessinées de trois cases qui paraissent dans le journal local. Jacob mène une vie rangée. Il est célibataire, sa femme est morte d'un accident de voiture, tout le monde l'avait accusé à l'époque. Depuis, Jacob est insomniaque. Un jour, lors d'une de ses promenades nocturnes, il va croiser Iris, une belle rousse plantureuse. Notre héros tombera sous son charme, mais c'est là que les problèmes vont commencer. Vous voyez, il ne faut jamais faire confiance à une rousse...jamais... Toutes des espionnes russes de toute façon...

Enfin bref, je m'égare. Ce tome 4 est-il bon ? La réponse est un OUI catégorique. En fait, il se trouve que des quatre, celui là est mon préféré. Les trois précédents étaient bons et même bien écrits (la prose de Brubaker dans Criminal est très agréable) cependant les histoires n'étaient pas forcément sans défauts. Le tome 3, sorti en VF me semblait être un peu un tome pour rien. Les personnages étaient bien faits, mais les histoires qui allaient avec manquaient souvent d'intérêt (pas forcément celle sur le boxeur, mais les deux autres). Ici, je ne vais pas prétendre que tout est parfait, mais l'intrigue est très bonne, voir excellente.
Le tout commence doucement, puis le suspense monte crescendo. Brubaker maitrise parfaitement son thriller, d'ailleurs en le relisant, on se rend compte de tous les indices qu'il nous avait laissé pour sa grosse révélation. Car oui, Bad Night contient pas mal de surprises et rebondissements. Dans les autres Criminal, on devinait à peu près ce qui allait se passer. Mais là, dans le dernier chapitre, nous avons droit à de bons gros twist qui surprennent bien le lecteur. Mais cela est bien amené, pas comme un cheveu sur la soupe. L'auteur a bien déblayé le terrain et finalement tout s'imbrique de manière parfaitement crédible.
Brubaker a bien su jouer avec nos nerfs et on s'est bien fait rouler. Si en ce moment, il est en petite baisse sur ses autres séries, son Criminal pète la forme, à croire qu'il s'améliore. Bien joué l'artiste.
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