samedi 24 janvier 2009

Osborn et Obama sont dans un avion...

Thunderbolts #128

Quoi, encore une autre apparition d'Obama dans un comics ? Ils en ont pas mare ? Apparemment non. Sauf que là, c'est dans les Thunderbolts (dont j'ai parlé très récemment). Et effectivement, ça change tout. Si dans Spider-Man ou Savage Dragon, ce n'était qu'une petite apparition en guest star complètement inutile, ici, le nouveau président obtient un vrai rôle.

C'est d'ailleurs un véritable thriller qui va se jouer ici. Norman a la position que l'on sait, mais le nouveau président ne voit pas d'un très bon œil le fait qu'un ex-criminel possède une telle place. C'est pourquoi notre cher Osborn va être convié à voyager à bord de l'air force one pour avoir une petite discussion avec le Président des Etats-Unis. Or, se trouve également à bord le docteur Samson qui possède des documents compromettant sur lui (depuis la fin du run de Warren Ellis). C'est donc un véritable jeu d'échec à trois bandes qui va se jouer ici. Norman contre Samson avec Obama en guise d'arbitre.

Bien entendu, Osborn possède plus d'un atout dans sa manche et les rebondissements ne manqueront pas. Ce Thunderbolts #128 marque la première partie d'un thriller haletant dont on meurt d'envie de lire la suite.

Et très franchement, ça fait plaisir de voir Barack Obama utilisé à bon escient. Les autres auteurs se sont servis de lui comme une pin up que l'on met à la fin d'une revue. Ils exploitaient son image juste pour pouvoir surfer un peu sur sa vague de popularité. Là, le président à un vrai rôle. Ce n'est pas un cliché, ce n'est pas une coquille vide, c'est un personnage à part entière. En tout cas, cela me donne confiance dans les capacités du nouveau scénariste, Andy Diggle, qui depuis 3 mois, nous sort de très bon épisodes.

Personnellement, je trouve que cet épisode rend beaucoup plus service au président que ses précédentes apparitions. Même si Obama est quelque peu manipulé par les autres protagoniste, il se comporte comme un vrai président et non comme un cliché de campagne. On y gagne en crédibilité et le lecteur n'a plus l'impression d'être pris pour un idiot.

On peut donc comparer Spider-Man #583 et Thunderbolts #128 comme un guide de ce qu'il faut faire et ne pas faire dans les comics. L'un est opportuniste et racoleur, l'autre est sérieux et bien construit. Devinez lequel va le mieux se vendre ?

1 commentaires:

Geoffrey a dit…

je me demande si ils envoyent les comics où il apparait à la maison blanche à ce cher Obama...je parie que ça le ferait marrer d'être consultant sur son personnage comics lol.