mercredi 10 décembre 2008

The Mortal Iron Fist

J'en avais un peu parlé lors de la sortie du premier numéro. Cette nouvelle histoire est marquée par le remplacement du duo Fraction/Aja par l'équipe Swierczinsky/Foreman. J'étais un peu inquiet à la lecture de leur premier numéro. Maintenant que cet arc est fini, je peux affirmer sans hésitation que je suis déçu.

Le pitch est plutôt prometteur. D'ailleurs, Matt Fraction et David Aja nous avaient sortis un excellentissime numéro pour faire le lien entre les deux histoires. Danny Rand découvre que tous les Iron Fist avant lui sont morts avant ou à l'age de 33 ans. Pas de bol, c'est justement son anniversaire aujourd'hui. Devinez quel age ça lui fait ? Peu de temps après un homme assez étrange fait son apparition, lui annonçant qu'il tue tous les Iron Fist et que c'est son tour...

En fait, l'histoire est à peu près similaire à celle qu'il y avait entre Spider-Man et Morlun du temps ou Straz était aux commandes (cela semble si lointain déjà). Mais le gros problèmeme ici ne vient pas tant de l'histoire, il ne vient pas non plus des dessins disproportionnés du nouvel artiste, le problème vient de Swierczinsky, non pas qu'il soit mauvais, mais juste qu'il n'arrive pas à la cheville de Matt Fraction.

Et oui, passer après un tel auteur est un défi beaucoup trop dur à relever pour le premier venu. Pourtant il y a tout ce qu'il faut pour faire un bon arc : un bon méchant, une mythologie propre à Iron Fist et même des bonnes scènes d'action. Sauf que la sauce ne prend pas. Swierczinsky ne manie pas aussi bien les mots (mais on sent qu'il fait des efforts), et au delà de la prose, la narration est beaucoup moins bien amenée. Bref, la sauce ne prend pas. L'auteur tente de faire quelque chose d'intéressant avec son personnage sans vraiment y parvenir. Pourtant, il y avait vraiment matière à faire quelque chose de bien.

Mais cette histoire me rappelle surtout à quel point je respecte les scénaristes que ce soit pour les comics ou n'importe quel autre support. Certains pensent que c'est un métier facile. Eh bien non, ça ne l'est pas. C'est des années d'expérience et d'apprentissage. Savoir raconter et construire une histoire est quelque chose qui recquiert énormément de talent. Je ne vous pas un culte à des gens comme Bendis, Rucka ou Brubaker, mais je respecte énormément ce qu'ils font et je fais ce que je peux, avec ce blog pour leur rendre un modeste hommage.
Peut être qu'un jour Swierczinsky arrivera à leur niveau. Mais on n'y est pas encore. Son album n'est pas mauvais, mais il souffre juste de la comparaison.

Tant pis, je me consolerais avec Invicible Iron Man. Il faut croire que Fraction change en or tout ce qu'il touche...