samedi 8 novembre 2008

Hellboy 2 - The Golden Army

Qu'est ce qui est gros, rouge et dont la suite des aventures est sorti au cinéma la semaine dernière ?

Hellboy est de retour, toujours sous la direction du très bon Guillermo Del Toro (Le Labyrinthe de Pan, Blade 2...). Cette fois, l'auteur du comics adapté ici, Mike Mignola, s'est personnellement investit dans le scénario.

Le premier opus, ne brillait pas par la qualité de son histoire mais savait capter l'intérêt du spectateur grâce à des personnages attachant et un univers plutôt bien construit. Ici, le scénario reprend les mêmes ficelles. On a le droit quand même à quelques changements, exit l'agent Myers par exemple. Notre gros bonhomme rouge s'apprête d'ailleurs à devenir papa, sauf qu'il ne le sait pas encore...

Commençons tout d'abord par les petits défauts. Je dois avouer que je m'attendais à petit peu mieux de la part de Guillermo. Le scénario reste très banal, j'espérais un peu plus de complexité ou de rebondissements dans l'intrigue principale. Le bad guy par exemple possède un réel potentiel qui aurait gagné à être un peu plus exploité. On devine aisément comment l'histoire va se dérouler, on se contente donc de suivre ces nouvelles aventures avec plaisir, mais sans réelles surprises non plus. C'est d'ailleurs le propres des comics de Mignola : ses scénarios tiennent sur un timbre poste, mais l'intérêt tient plus à l'univers dépeint que en l'histoire elle même.

Car un des atouts majeurs de ce film est qu'il est beaucoup plus fidèle au comics. Dans ce sens, je parle des nombreuses créatures que l'on rencontre au fil de l'histoire. Des elfes, des souris volantes carnivores, des trolls, l'ankou, un ectoplasme... Et j'en oublie plein. C'est un vrai voyage dans un monde fantastique, surréaliste, plein d'humour dont tous les personnages, mêmes les pires, gardent toujours une petite dose d'humanité. Même dans les situations les plus tristes, le réalisateur arrive glisser dans ces scènes de vrais moments poétiques. Cela suffit à rentabiliser la place de cinéma.

On a donc au final un bon petit film de série B fort sympathique qui échappe au syndrome du film hollywoodien aseptisé grâce à la sincérité de ses auteurs.