lundi 27 octobre 2008

Whiteout : Fusion

Après Gotham Central et Whiteout, passons à Whiteout : Fusion qui est une sorte de suite au premier numéro.

En fait, il ne s'agit pas vraiment d'une suite mais plutôt d'une histoire complètement différente. La première BD bouclait bien l'ensemble et il n'y a donc quasiment aucune allusion a ce qui s'est passé précédemment. C'est d'ailleurs un des grands avantages de cette suite : là ou d'autres auraient fait une séquelle reprenant les mêmes rouages que le premier, Greg Rucka nous livre une histoire radicalement différente, tant au niveau de l'histoire que du genre exploité en lui même. On évite donc le piège du "Whiteout bis". Seule l'héroïne reste.

Ici, notre Marshall Carrie Stetko va se mettre à la poursuite d'un ex commando russe ayant fait main basse sur une arme nucléaire. Rien que ça. Mais les enjeux politiques étant de la plus haute importance, Carrie devra faire équipe avec un agent des services secrets russes. Mais peut-elle vraiment lui faire confiance ?

On change radicalement de thème. Avant, l'intrigue reposait sur whodunit (signifie "who done it ?", "qui a fait le coup ?") là, on est plus dans une sorte de course poursuite contre la montre dans des conditions extrêmes.

Car il s'agit d'une traversée de l'Antarctique et Rucka nous prouve bien que cela n'a rien d'une partie de plaisir. C'est d'ailleurs de là que ce Fusion tire sa grande force par rapport au volume précédent. Le climat était déja mortel dans le premier opus, ici, il est personnifié et montré comme un monstre sans pitié exploitant la moindre petite faiblesse de celui qui essaye de le traverser.

C'est d'ailleurs pour ça que Rucka se permet de ponctuer ses chapitres par des petits cours d'histoire ou de géologie. En plus d'être instructifs, ces "minis-cours" apportent vraiment un plus au récit et permettent à la tension de monter d'un cran supplémentaire.

Passons maintenant aux défauts. Tout d'abord, c'est un peu court, le récit s'enchaine très rapidement, on a pas le temps de voir la fin venir. L'auteur ne pert vraiment pas de temps et ne s'encombre jamais de scènes inutiles qui pourraient nuire à son propos. C'est d'ailleurs un fait assez classique chez Rucka qui se retrouve dans son Queen & Country : Déclassifié ou même Hiketia par exemple. C'est dommage, car j'aurais aimé que la relation de confiance entre l'héroïne et l'agent russe soit un peu plus longuement exploitée.

Autre inconvénient : l'intrigue est beaucoup plus bateau. D'un côté les gentils, de l'autre les méchants et au milieu le gouvernement qui manipule tout le monde. Pas vraiment de grosses surprises ou rebondissements pour le coup. Juste un thriller plutôt bien mené.

D'accord, d'accord, Whiteout 1, c'est mieux. Mais cela ne veut pas dire que Whiteout : Fusion est à jeter aux orties. Comme dirait Biaze : mérite d'être lu...

1 commentaires:

Biaze a dit…

(lol) je ne te contredirais pas.

Rucka, un très bon auteur. C'est ce que je disais, bien meilleur que Millar qui est encensé à tout va !