samedi 25 octobre 2008

Daredevil, t.15 - Le Diable en Cavale

Tous juste évadé de prison, Matt Murdock quitte le continent. Mais s'il est contraint de de disparaitre, ce n'est pas vraiment pour échapper à la police. Aujourd'hui, qu'une seule chose le motive : la vengeance.

Le quinzième tome des aventures de Daredevil est sorti il y a 3 jours. C'est le deuxième du duo Brubaker/Lark. Notons que l'histoire commence tout de même par un petit épisode dessiné par David Aja qui est légèrement indépendant des autres. Brubaker aime bien séparer ses histoires par des petits épisodes de transition.

Monaco, Portugal, Paris... C'est un véritable petit voyage touristique européen que nous offre l'auteur. C'est sûr, ça change de New-York et son Hell's Kitchen. Maintenant, on peut regretter que l'aventure ne soit pas aussi palpitante que le tome précédent. En effet, quand notre héros étant enfermé à Rykers, Brubaker avait vraiment mis la paquet. Ici, la tension est un peu moins forte durant les premiers chapitres. Il faudra attendre la dernière partie de ce cycle pour que l'histoire reprenne un bon coup de punch.

En effet, la révélation de qui tire les ficelles est très surprenante. je ne m'y attendais pas du tout, pourtant cette confrontation finale est fort inattendue mais très bien pensée. Brubaker m'a agréablement surpris sur ce coup là.

Mais un des autres point fort de ce tome là, est aussi qu'il permet vraiment de tourner une page de l'histoire de Daredevil. C'est un peu une conclusion de tout ce qu'avait entamé Bendis. Le tout est fait avec brio. Certaines lignes directrices de la série prendront une nouvelle tournure, que ce soit concernant le Caïd, ou des relations de Murdock avec la presse. Mais le plus important est que tout cela est fait dans le respect de l'auteur qui était là avant lui. Tout est orchestré de manière parfaitement crédible (pas de pacte avec Mephisto par exemple). La période Bendis semble maintenant derrière nous, l'ère Brubaker va pouvoir vraiment commencer.

Même si ce tome est peut être un peu moins grandiose que le séjour à Rykers, il nous réserve malgré tout de très grands moments.

2 commentaires:

Aigo a dit…

je vais faire un parallèle idiot, mais vu qu'il est presque 3h du mat' je le trouve amusant: la grande période des années 80 s'est constituée pour DD d'une forte remise en question accompagnée d'une suite de catastrophes (Miller) suivi d'une période errante (Nocenti). Et là, après le run de Bendis, passionnant, mais catastrophique pour le diablotin, Brubaker l'envoi se promener au loin dans une joyeuse cavale...

Matt Murdock a dit…

C'est vrai que ce n'est pas la première fois que DD quitte Hell's Kitchen.Mais celle ci semble peut être un peu plus courte que la période Nocenti (mais je me rappelle plus trop ça fait longtemps).

Sinon, du côté des catastrophes, ne te leurre pas. Si Brubaker offre un peu de répit à notre héros pour le moment, il ne va pas falloir attendre longtemps avant que les drames s'accumulent.

C'est très sadique un scénariste...