
The Dark Victory fait directement suite à l'histoire de The Long Halloween dont j'avais parlé récemment. Jeph Loeb et Tim Sale semblent assez fiers de de leur travail précédent et essayent donc de reproduire le même exploit.
On retrouve donc les mêmes ficelles scénaristiques que dans l'histoire précédente : un nouveau tueur en série qui frappe à l'aide de messages codés et des rebondissements à en perdre la tête entre chaque chapitre.
Loeb arrive même à se servir encore des personnages créé dans le Year One. Sauf que cette fois, comme le tueur précédent à liquidé la quasi -totalité de la famille Falcone, le nouveau tueur va s'attaquer aux flics ripoux que l'on avait rencontré brièvement dans le même album de Miller. Dans Batman, rien ne se perd, tout se recycle.
C'est justement là le problème de cette histoire : on sent vraiment trop le recyclage. Déjà, l'histoire semble beaucoup trop similaire à the Long Halloween. On a un peu l'impression que Loeb s'est dit "ça a bien marché donc on prend les mêmes et on recommence". Mais cette fois, la ficelle est beaucoup trop grosse pour passer inaperçu.
Mais notre scénariste à tout de même un peu réfléchit. Vu qu'il avait bien exploité le personnage d'Harvey Dent dans le cycle précédent, il s'est dit qu'il devait changer de cible. Batman : Dark Victory introduit donc un nouveau protagoniste : Robin. Sauf que cette fois, il ne parvient pas à cadrer correctement ce nouvel arrivant à son histoire.
Ce qui faisait la force de The Long Halloween, c'était le personnage de Dent. Mais dans Dark Victory, Robin n'arrive qu'à se hisser au rang de personnage secondaire et laisse un grand vide dans le scénario.

Bref, sur ce coup là, le père Loeb ne s'est pas vraiment foulé, et ça se ressent durant toute la lecture. On comprend un peu mieux avec cette album la mauvaise publicité qu'il traine derrière lui (surtout qu'il est en train de refaire exactement la même chose avec Hulk !). Cependant, tout n'est pas à jeter non plus. On a droit tout de même à quelques bonnes idées et à de très bonnes scènes. D'ailleurs, l'intrigue s'avère un petit peu plus crédible que la précédente au niveau de l'identité du tueur.
Un album à réserver donc à ceux qui ont vraiment aimés The Long Halloween. Les autres pourront s'en passer sans problème. Dommage...
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire