mardi 29 juillet 2008

Batman : Year One

Le prochain film de Batman sort très bientôt sur nos écrans. Avant d'aller le voir, intéressons nous à certaines histoires de l'homme chauve souris ayant pu inspirer le film. Commençons donc par le commencement avec Batman : Year One de Frank Miller.

Bruce Wayne retourne à Gotham City dans le but d'y rétablir l'ordre, il y arrive en même temps que le lieutenant James Gordon qui vient de recevoir sa mutation. Un transfert qui ressemble fort à une punition. Gordon va vite comprendre que la police est corrompue jusqu'à l'os et semble bien plus dangereuse que les criminels eux même.

Et oui, Bruce n'est pas le seul héros de l'histoire. Notre futur commissaire prend dans ce récit autant d'importance, si ce n'est pas plus que l'homme chauve-souris. Les deux protagonistes seront mis à rude épreuve. Au delà des obstacles qui se dresseront devant eux, c'est leur personnalités respectives et leur volonté à résister à la facilité qui sera leur plus grand défi à relever.

Le récit se déroule sur toute une année. La date est généralement rappelée. On prend conscience du temps qui s'écoule et l'on assiste progressivement à un changement de mentalité chez les personnages. Miller arrive à dire énormément en très peu de cases. Ce Batman ne contient que quatre chapitres (4 épisodes de 22 pages). Pourtant le récit est extrêmement riche.

Batman : Year One est une preuve incontestable de plus du grand talent de Frank Miller. L'homme doit avoir un esprit vraiment torturé, et cela se ressent dans ses écrits. Je suis presque certains qu'il se sert des comics comme une psychanalyse. Ce scénariste de génie nous vide tout ce qu'il a dans les tripes et cela ne laisse pas le lecteur indifférent. L'écriture est nerveuse et arrive en quelques lignes à dégager des émotions. On capte parfaitement les angoisses de Gordon et la Schizophrénie de Bruce Wayne est presque palpable. C'est en ce sens que l'on peut qualifier le récit de chef d'œuvre. Ici, le terme n'est pas bradé.

Mais le crédit ne revient pas uniquement à Frank Miller. Le dessinateur David Mazzucchelli n'est pas moins dénué de talent. Le tandem Miller/Mazzucchelli réalisera d'ailleurs la même année l'arc Daredevil : Born Again. Le style des deux albums sont donc très proche tant au niveau de l'écriture que des dessins. Si vous avez aimé Born Again, Year One ne pourra que vous plaire.

En regardant les images, on voit bien que les planches ont été dessinés il y a plus de 20 ans (en 1986 pour être précis), pourtant, son travail n'a pas vieilli. On ne ressent pas cette sensation que les dessins sont dépassés comme quand on ouvrirait un vieux spider-man de l'époque. Tout cela est dû à des plans très biens choisis et un découpage fort habile qui font que ce Batman : Year One est toujours autant appréciable aujourd'hui.

Tout comme The Dark Knight du même Frank Miller, Batman : Year One est à ranger auprès des grands classiques incontournables. A lire donc.

3 commentaires:

Aigo a dit…

Faudra que je mette la main dessus. De tout ce que j'ai pu lire de Miller jusqu'à maintenant, Born Again est ce que j'ai préféré. Miller est très habile à jouer sur les faiblesses des personnages secondaires (et principaux, à bien y penser) mais aussi sur leur héroïsme, chacun de son côté, à coup de petite scènes parsemées un peu partout dans le récit.

Geoffrey a dit…

je l'ai relu hier après avoir regardé batman begins et c'est vrai que c'est encore un comics plus que bien foutu. J'ai même préféré les dessins de Mazzuchelli sur Year One que sur Born again (j'adore DD aussi mais Batman est un peu à part dans mon coeur...c'est le seul de chez DC que j'aime vraiment en fait).

wade wilson a dit…

Tout à fait d'accord avec toi Matt, ce Year one est un récit captivant mené de main de maître autant par son auteur que par son dessinateur. Je l'ai relu il y a quelques mois et j'y trouve toujours cette richesse qui ne saute pourtant pas aux yeux de prime abord. Une oeuvre qui se découvre en douceur...